Kobe Bryant et son nouveau projet

51p78ej1-ul._sx332_bo1204203200_Après avoir transformé sa lettre d’adieu Dear Basketball en un film d’animation récompensé aux Oscars, après avoir lancé la série Detail sur ESPN où il décortique la NBA, et après avoir écrit le bestseller (aux US puisque pas encore sorti en France) Mamba Mentality, on apprend, dans le numéro 221 du magazine SLAM, que Kobe Bryant s’apprête à sortir un nouveau livre intitulé The Wizenard Series: Training Camp.

Alors là je vous sens venir, vous allez me demander: « ça parle de quoi son truc là? ». Je vous connais bien hein? Et bien sachez qu’il s’agira d’un titre qui appartient au genre Jeune Adulte (ou Young Adult en VO) dont le scénario imaginé par l’ancien Laker peut-être décrit comme la rencontre entre les mondes de Harry Potter et du basket. L’action se passera à Dren dans un univers fantastique appelé Granity où l’on suivra le Professeur Rolabi Wizenard qui se chargera de transformer des ados en plein doute en une équipe hyper forte.

Si Bryant est au scénario, l’écriture, elle, est l’oeuvre de Wesley King déjà connu pour ses succès dans le Young Adult. Kobe avoue s’être inspiré de son parcours personnel et notamment de ses jeunes années à Philadelphie, de ses rencontres en NBA (co-équipiers, coachs) mais aussi de son Disney préféré: Mary Poppins.

Selon Kobe, « dans [ce livre], on essaye d’apprendre aux enfants, grâce à Wizenard comment appréhender leur émotions internes — la gentillesse, la méchanceté, l’indifférence. On leur apprend la compassion, l’empathie, une éthique de travail et l’attention au détail. C’est comme cela, je pense, que l’on devrait raconter des histoires. »

Le futur Hall of Famer avait ce livre en tête depuis plusieurs années maintenant et, s’il a rencontré quelques difficultés pour trouver un éditeur malgré sa renommée et son précédent succès en librairie, il dit ne pas se soucier des ventes car l’objectif est ailleurs. « Pour moi, Wizenard est déjà un succès. C’est différent du sport. En sport l’objectif est de gagner un titre. Avec ce projet, si une personne touche ce livre et est profondément impactée, alors c’est un succès. »

Les premiers retours que j’ai pu trouver sur internet ont l’air unanimes: le livre est génial. Si le genre vous plait (doit certainement y en avoir parmi vous qui ont lu Harry Potter quand même) ou si vous êtes curieux, vous pouvez vous procurer Wizenard en VO ou prier pour qu’un éditeur Français décide de nous sortir ça un jour.

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LeBron James, L’ÉLU – Luca Mazzella

41xqg2nt0pl._sx318_bo1204203200_Mareuil Edition nous a habitué à du lourd. Du très lourd même avec « Les Suns à la vitesse de la lumière » précédé par l’incontournable « Jordan la loi du plus fort ». Et si j’étais heureux de voir apparaître la première bio de LeBron en français (traduction de l’œuvre originale de Luca Mazzella) je ne vous cache pas ma déception au fur et à mesure que je lisais le livre. Vraiment ça m’ennuie de dire du mal d’un livre surtout concernant ma « niche » du basket US mais là, même si on doit encore saluer l’initiative de l’éditeur de nous proposer un nouveau livre sur notre sport favori, j’aurais aimé qu’il en choisisse un autre.

Pourtant tout commençait bien. Le début du bouquin est génial, on en apprend vraiment beaucoup sur la jeunesse du prodige d’Akron. Cette partie était vraiment pour moi indispensable pour une bio qui sort alors que le joueur est encore en activité. L’auteur a dû multiplier les recherches et cela aboutit à d’excellents passages instructifs.

La partie Draft / Summer League / Première saison est là encore une réussite. Les coulisses de ces évènements ont été étudiés et bien reportés. L’auteur s’attarde par exemple sur l’importance du rôle de Paul Silas, son premier coach NBA, dans l’intégration du Rookie phénomène. Pas une chose facile quand les médias vous scrutent depuis que vous êtes au lycée.

Puis on en arrive à la partie laborieuse du livre. Mazzella retrace la carrière du King en mode baskétix fan de boxscore. Plus aucun inside, l’écriture est fade et on se contente de résumés de matchs choisis un peu au pif ça et là en fonction des gros cartons offensifs de James. L’auteur nous gratifie des commentaires TV de l’époque mais ça n’apporte pas grand-chose. Là où on aurait aimé des indiscrétions de couloirs, des témoignages de co-équipiers, on doit se contenter de la vision de fan de l’auteur. En plus de cela la qualité de la traduction n’est pas au rendez-vous sans vouloir être méchant. Par exemple, on parle de 60 « interceptions » au foot US en une saison ce qui est doublement improbable : il jouait en attaque (WR) et 60 est un chiffre inatteignable pour n’importe quel défenseur, on ne dit pas « à l’All Star Game » mais « au All Star Game ». Cela peut passer pour un détail mais encore une fois c’est un exemple parmi tant d’autres d’une traduction trop littérale et pas assez proche du véritable langage propre à cet univers. Et l’air de rien ça m’a rendu la lecture pénible.

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Vraiment c’est à regret pour moi que d’écrire une telle chronique car je tiens absolument à promouvoir le plus possible les livres sur le basket en France mais je suis aussi tenu à un souci d’honnêteté. Je ne peux pas vous dire de foncer les yeux fermés sur ce bouquin. Toutefois je peux le recommander aux fans inconditionnels de LeBron qui aimeront revivre ses plus beaux moments. Cela peut aussi intéresser les plus jeunes qui n’ont connus LeBron que sur le tard (à partir de Miami ou après son come-back aux Cavs).

Mon histoire avec la NBA – George EDDY

mon-histoire-avec-la-nbaAttention : cette chronique manque totalement d’objectivité, étant un énorme fan de celui que je considère comme le maître du basket en France. J’assume pleinement. Personne ne connait mieux le basket mondial que lui. Cette partialité vient du fait qu’après les magazines qui ont forgé mon éducation NBA j’ai été élevé aux matchs commentés par ce monument de la TV française.

Pour faire simple, si vous avez la trentaine comme moi, vous n’avez aucune excuse, je dis bien aucune, pour justifier l’absence de ce livre dans votre bibliothèque. Même si vous n’avez pas de bibliothèque. Vous pouvez même acheter une bibliothèque rien que pour ce livre tiens.

Construit de manière très intelligente, ce bouquin nous permet de retracer la vie personnelle de George Eddy en même temps que l’évolution chronologique, décennie par décennie, de la NBA. Dans un premier temps on plonge dans la jeunesse du plus français des américains. Je ne me risquerai pas à essayer de vous la retranscrire pour deux raisons : la première c’est tout simplement pour préserver l’intérêt du livre, la deuxième c’est pour respecter la douceur avec laquelle George parle de ses parents et du modèle éducatif qu’il a suivit. Si on le savait capable de nous transmettre un tas d’émotions en posant sa voix sur des images, il arrive à en faire de même en nous racontant simplement (ce n’est pas péjoratif ici) et tendrement son parcours qui le mènera de sa Floride natale à notre beau pays.

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Le temps passe trop vite au fil des pages. On a l’impression que George est là, dans notre salon, ou peu importe où vous lisez ce livre. Ses mots sont teintés de son accent qui fait de lui un personnage charismatique, attachant et inoubliable. Passé son parcours de joueur professionnel (sans doute sous-côté) et son intégration audacieuse  au sein de la première chaîne payante française, on en arrive au gros morceau. L’histoire de la NBA à travers ses yeux. Des yeux de fans (où l’on apprend que son idole était Wilt Chamberlain), puis de journaliste. En plus de nous retracer les exploits purement sportifs il prend le temps de s’attarder sur ce qui a fait grandir le succès de la NBA en France. Les venues de Magic, Jordan et Jabbar pour lesquels il servit d’interprète (et même plus pour Jordan) en sont des exemples flagrant.

Pour les plus nostalgiques d’entre vous, vous parcourrez ce livre avec des images de matchs ou d’émissions de Canal+ qui vous reviendront. Et quand je parle de nostalgie, je ne parle pas de celle qui fait de nous des gens aigris face à ceux qui certifient que LeBron est le GOAT (les pauvres), mais de ce sentiment apparenté à l’amour. L’amour du temps passé. Ce temps où chaque image nous parvenant se gravait automatiquement dans notre mémoire. Plus difficile forcément aujourd’hui d’en faire de même face au flot, au torrent, d’highlights, articles,  et matchs disponibles. Ou alors mon cerveau se ramollit.

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Il est ainsi amusant de découvrir que même George est passé par l’étape « ponçage » de VHS. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, il faut savoir qu’avant l’époque du tout numérique, il existait ce que l’on appelle des cassettes vidéo (VHS) où étaient enregistrés des matchs ou autres documentaires. Ces cassettes fonctionnaient avec une bande qui s’usait avec le temps car, si elle défilait pendant la lecture, il fallait la remonter (rembobiner) pour regarder à nouveau. A mesure que la bande s’usait, les souvenirs, eux s’ancraient en nous. De ces souvenirs il reste des images bien sûr mais aussi des voix. Éternelles. Comme le mythe qu’est devenu George Eddy.

Ce livre c’est un cadeau. Un cadeau fait à toute cette génération, ma génération. Alors merci Talent Sport. Et surtout merci George.

En attendant qu’une autre opportunité lui soit donnée de pouvoir proposer un programme NBA pour la France (il le fait toujours pour Canal+ Afrique) je continuerai de patienter avec mon League Pass. La NBA c’est avec un accent sinon rien…

Basketball & Cie – SHEA SERRANO


61kwt193ojl-_sx258_bo1204203200_Nouvelle collaboration avec Trashtalk pour cette chronique sur le livre qui m’a le plus diverti depuis un moment. Un univers que j’adore. Je vous renvois donc directement vers mon avis disponible sur leur site en cliquant juste ici: là oui oui là!

N’hésitez à liker, Retweeter ou tout simplement à donner votre avis à la suite du tweet ci-dessous:

Merci encore à Alex pour sa confiance! Clique ici pour te rendre sur sa chaîne TuTube légendaire!

L’enfer du Dimanche

Je déteste le Dimanche. Enfin je déteste le Dimanche uniquement de Février à Août. C’est le jour qui me colle l’angoisse. Tu ne peux pas profiter de ta journée car tu sais que le lendemain tu repars au boulot. Je fais un véritable blocage là-dessus. Tu vois le Vendredi c’est cool tu sais que tu es tranquille derrière. Le Samedi pareil. Mais le Dimanche… En plus tout est fermé, de moins en moins, mais tout est fermé. Il règne cette atmosphère qui m’empêche de vivre et de profiter du moment. C’est comme si dès le réveil j’avais une « horloge » de Damoclès au-dessus de la tête. « Plus que 14 heures avant de reprendre le boulot ! »

Mais à partir du mois d’Août c’est une toute autre histoire. Le Dimanche c’est l’avènement. Le jour tant attendu toute la semaine. Le Dimanche c’est FOOTBALL!!! Enfin football américain. Parce que je suis pas du genre à attendre toute la semaine un match de Série A ou un St-Etienne/Strasbourg désolé. Je vais vous expliquer tous les éléments qui ont totalement chamboulés ma perception du dernier jour de la semaine. Voici le guide officiel pour mettre un terme à votre ennui dominical.


FANTASY

Tout le monde connait maintenant le principe de la Fantasy League. Pour parfaire ce jeu il faut y jouer si possible entre amis et avec quelque chose en jeu. Mais même une Fantasy contractée au pif à la dernière seconde face à un groupe d’américains inconnus au bataillon ça le fait quand même. Pourquoi ? Parce que cela rend TOUS les matchs intéressants. Votre matchup peut dépendre d’un Lions/Dolphins auquel vous n’auriez prêté aucun attention sans la Fantasy. Ce jeu vous pousse également à connaitre un peu plus les joueurs et les styles de jeu de chaque équipe NFL. Il vous oblige à suivre l’actualité en étant hyper réactif face aux blessures, méformes, et échanges de la vie « réelle », mais également à tout ce qui se passe dans VOTRE ligue. Quel joueur a été laissé libre récemment ? Dois-je récupérer ce joueur blessé pour quelques semaines en comptant sur un retour au top?

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La Fantasy c’est aussi du trashtalk. C’est même pour moi l’essence de ce jeu. Si vous avez la chance de faire ça entre amis ou avec un groupe de personnes que vous avez appris à connaitre grâce à la Fantasy, cela décuple l’attrait pour ce jeu. Se faire chambrer pour le choix de tel ou tel joueur. Mettre la pression pour un échange. Se moquer d’une défaite d’un pote à cause de la performance impensable d’un seul joueur qui fait basculer la rencontre… À titre d’exemple, cette année avec mes gars sûrs d’Instagram (Eddie et Samy c’est de vous que je parle là) on a organisé une ligue avec nos abonnés et je peux vous garantir que le dimanche soir sur le groupe Messenger c’est la rigolade. J’ai cette particularité de jouer chaque semaine contre l’équipe qui finit toujours par marquer le plus grand total de points ou presque. Cette malchance m’agace au plus au point mais ça en devient risible. J’aime aussi laisser sur le banc des joueurs qui se transcendent histoire de bien me faire regretter mes choix. Je suis typiquement une cible vivante pour le trashtalk et ça c’est formidable.

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Le dimanche est donc rythmé, pour moi, par cette Fantasy. Je passe la journée à surveiller les nouvelles pour ajuster mon lineup jusqu’à la dernière seconde (je m’occupe aussi de mes enfants et ça m’arrive de parler à ma femme aussi hein…). Cela me fait penser justement à une manœuvre qui m’aura valu les quolibets de mes adversaires que je considérais pourtant comme des amis… Quelques heures seulement avant un match à Denver, les médias relayaient des images du stade couvert de neige (au moins 40 centimètres au sol) en pleine tempête. Il faut savoir que la NFL c’est pas la ligue 1 Conforama et que tous les matchs se jouent peu importe les conditions météorologiques. De ce fait, possédant un receveur des Broncos de Denver dans mon effectif partant, je décide de le remplacer par un autre. Pourquoi ? Parce que la neige va perturber le jeu de passe aérienne et les équipes s’adaptent généralement en utilisant énormément le jeu de course au sol. Résultat ? Le stade aura été rendu praticable en un temps record, plus un seul flocon à l’heure du match, mon receveur fait un match énorme alors que son remplaçant est pathétique. Bien joué !


REDZONE

La NFL, et donc mon Dimanche, sont rendus encore plus agréables et passionnants grâce à l’une des merveilleuses créations du genre humain : la RedZone ! L’outil parfait pour les fans de Foot US ET joueurs de Fantasy.

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Quoi que c’est exactement la RedZone me diriez-vous ? Pour faire simple c’est un multiplex de 7 heures sans aucune publicité ou interruption. Agrémentez le tout d’un bandeau déroulant permanent sur les stats Fantasy et vous avez là la recette idéale pour un Dimanche réussi. Ah oui j’oubliais ! La NFL propose des matchs à un horaire parfait pour les fans européens puisque le spectacle commence à 19H00 heure française !

La RedZone vous empêche littéralement de décrocher. On jongle entre les matchs en passant d’occasions folles en replay d’highlights. Les rares temps calmes permettent au spectateur de reprendre ses esprits et de faire un point sur la situation sur chaque terrain. Le téléphone à coté, et en un coup d’œil sur l’appli Fantasy on peut voir l’impact sur notre matchup de la semaine.

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La RedZone c’est aussi l’occasion, pour celui qui aime ce sport sans forcément suivre une équipe en particulier, de ne pas « subir » une unique affiche choisit par un diffuseur. C’est aussi l’assurance de ne pas se frapper les interminables pub’ américaines pour les assurances ou le dernier SUV Ford.

De plus il est aujourd’hui HYPER SIMPLE d’accéder à ce mythique rendez-vous hebdomadaire. BeIn Sports le propose à ses abonnés, vous pouvez souscrire à l’offre économique de la NFL pour 50€ à l’année, ou vous pouvez faire partie de la team streaming, bien que je n’encourage pas du tout ce genre de pratique qu’il serait pourtant naïf d’ignorer en 2018.


TAILGATE

Aux « States » des États-Unis d’Amérique of USA, le Dimanche c’est l’occasion de revêtir quelque vêtement que ce soit aux couleurs de son équipe. De la simple casquette au déguisement intégral incluant peinture sur le visage, chacun y va de son propre rituel.

Les fans se rassemblent ensuite sur les immenses parkings des stades NFL pour… une sorte de barbecue géant. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à vous plonger dans le livre « Tailgate to Heaven » qui parle de ce phénomène (chronique dispo sur le blog). Un must-read. On cuit des saucisses, on boit des bières, on se lance des ballons, tout ça en parlant du match à venir et en refaisant ceux passés. Certaines personnes passent même toutes leurs économies dans les tailgates. Il y a même des gens qui ratent une partie voire même l’intégralité du match pour rester sur le parking à festoyer.

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Pour ma part, je me contente de boire une « Bud » (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé mais une bière ça passe) que l’on arrive à trouver maintenant un peu partout en grande surface pour mon plus grand bonheur (désolé mais Heineken je sature). Pour ne pas sombrer dans le monde impitoyable du cholestérol, avec ma petite famille on s’accorde uniquement de temps à autres un repas « à l’américaine ». C’est l’occasion pour moi de brancher l’ordi en HDMI sur la TV pour y diffuser le feed de la RedZone et d’essayer de transmettre mon amour pour le foot US à mon fils et ma fille. Je vous avoue que de les entendre crier « Touchdown ! » est quelque chose d’extrêmement jouissif.

Vous comprendrez donc pourquoi les autres Dimanche de l’année paraissent bien fades, tristes et monotones…

À l’attention de Madame N.B.A.

Madame,

C’est aujourd’hui que vous faites votre grand retour. Enfin ce soir. Cette nuit même. Vous revoir en comblera plus d’un ici et vous ne pourrez pas passer inaperçue dans les couloirs. Votre discrétion d’antan fait place à une exposition beaucoup plus importante. Il faut dire que les éloges sur votre travail ne manquent pas: spectaculaire, inimitable, unique, passionnant…

Pour ma part je ne vous cache pas que vos initiales étaient couchées sur mon calendrier depuis un moment. Et pour continuer dans l’honnêteté, je n’ai pu m’empêcher d’essayer de glaner quelques nouvelles pendant vos vacances. Pour ma défense, nous sommes quelques curieux dans ce cas. Il faut dire que vos activités à Los Angeles et à Oakland, entre autre, ont beaucoup fait parler.

Vous trouverez sur votre bureau trois dossiers importants. Nos clients de Boston sont très ambitieux et veulent s’étendre sur l’Ouest du pays ce qui leur permettraient de retrouver leur gloire passée. Cela rentre en conflit avec les intérêts des « Guerriers », ce groupe de contestataires de la baie de San Francisco qui fait des émules et dont le mouvement est maintenant très suivi. De plus le « Roi » de l’Union des États n’entend pas laisser la situation s’éterniser. Il se donne quelques années pour renverser l’ordre établi et préparer l’arrivée de son fils au pouvoir, bien que le trône soit convoité par plusieurs autres dirigeants. Ce n’est un secret pour personne, le souverain Grec est un prétendant affiché.

Vous le voyez la situation est tendue et notre marge de manœuvre est ténue. Aussi, nous concentrerons nos efforts sur le moyen terme et nous nous laissons cette année pour évaluer la perspective d’avenir des « Guerriers ».

Mais le futur doit se préparer dès aujourd’hui. Le patron nous demande de commissionner nos adjoints pour une prospection sur d’autres terres moins en vue mais prometteuses. Philadelphie est devenue trop médiatisée par exemple, et toutes les ressources ont été trouvées là-bas. Il faut que nous nous déployons sur d’autres marchés comme Dallas ou Phœnix. Il en va de notre réputation de continuer à proposer une offre qualitative aux quatre coins du pays. Le monde entier nous regarde.

Enfin je terminerai par un message un peu plus personnel. Si vos vacances sont un droit acquis, il n’en reste pas moins que mon cœur est lourd quand vous êtes absente. Je languis votre retour chaque année car je sais que mon quotidien sera facilité. Une véritable bouffée d’air frais. Je n’ai que très peu de chance pour que vous me remarquiez et que vous me considériez plus qu’un autre collègue, surtout depuis la constitution du bureau des « Influenceurs » (l’élite de notre entreprise en étroite collaboration avec votre bureau), mais sachez que je resterez fidèle à mes engagements et prêt à vous soutenir à chaque instant.

Au plaisir de vous croiser.

Amicalement,

Frédéric

Bureau P.23

ATTRAPE-RÊVES – F.KERVAREC

couv-recto-attrap-rc3aaves-544x750Le hockey n’est pas le thème le plus répandu pour les romans publiés en France. C’est pourquoi j’étais vraiment enthousiaste à l’idée de découvrir la dernière trouvaille des Éditions Salto. Ma seule crainte, comme à chaque fois que j’aborde une fiction, c’est de me heurter à un manque de crédibilité par rapport à l’univers sportif. Elle fut rapidement dissipée dès les premières pages. On sent que l’auteur connait son sujet et l’a bossé à fond.

L’histoire se passe à Montréal un soir de grand match entre l’équipe locale du « Blizzard » (au lieu des « Canadiens », certainement pour des questions de droits) et la grande rivale de Boston, les « Black Bears » (« Bruins » normalement). Le lecteur va suivre parallèlement cette soirée telle qu’elle est vécue par le nouveau prodige du « Blizzard », le rookie Toby Mercier, et par Benjamin, un jeune collaborateur du plus prestigieux cabinet d’avocats spécialisés en droit du sport, qui s’occupe des intérêts de Toby.

Vous vous en doutez, cette soirée ne va pas se passer comme prévu et donnera lieu à un enchaînement d’évènements qui la feront s’étirer jusqu’au petit matin. La cause ? Le retour inattendu du père biologique de Toby. Alors que ce dernier s’apprête à signer un des plus gros contrats de sponsoring grâce au cabinet Redwood, ce plan se retrouve menacé par un chantage aux révélations sur la jeunesse du rookie du « Blizzard ». S’il jouit d’une image impeccable auprès des médias, le prodige d’origine amérindienne cache malgré lui un secret qui pourrait l’empêcher de lier son image aux plus grandes marques.

Benjamin, de son côté, pensait passer une soirée parfaite, sa première dans les loges de l’Arena du club de hockey de Montréal. Il lui suffirait d’assister à l’entrevue entre le boss de la compagnie voulant s’attacher les services de Toby et Stefanie Redwood, sa patronne dont la réputation n’est plus à faire. Au lieu de cela, il va devoir tout faire pour mettre un terme au chantage et garder cette histoire confidentielle.

Je m’arrête là pour l’histoire. Ce que je peux vous dire c’est que je n’ai pas lâché le livre pendant deux jours. L’intrigue est amenée progressivement sans trainer en longueur. Le rythme est parfait. Les évènements se suivent et s’enchainent sans laisser de répit ni aux protagonistes ni au lecteur. Les personnages sont facilement imaginables et je me suis même demandé si je n’étais pas en train de lire le script d’un film à succès. La seule réserve que j’émettrais concerne le dénouement que je n’imaginais pas du tout comme cela. Bon en même temps si on arrivait à deviner la fin plus tôt l’intérêt du livre s’en verrait limité. Non ce que je veux dire c’est que j’imaginais une fin plus… enfin moins… fiction hahaha. Mais j’ai certainement étais pris au piège de la crédibilité de tout le reste. En tout cas cela n’a pas gâché mon plaisir ! J’espère même que l’auteur travaille sur une suite.

Vous aimez le hockey ou le sport en général ? Vous aimez les intrigues bien ficelées ? Vous avez envie de lire un bouquin qui vous transporte facilement ? Saisissez-vous de « Attrape-rêves » qui saura vous combler de bonheur.