BOYS OF SUMMER – Roger Kahn

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« Boys of Summer » est certainement le classique le plus connu et réputé de tous. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux livres sur le baseball je concentrais mes achats principalement sur des bios de joueurs actuels ou des rétrospectives des saisons récentes. Puis petit à petit j’ai compris que dans la « littérature baseball » il y a des références que l’on se doit de lire. Avec « Ball Four » (que je n’ai toujours pas lu), « Boys of Summer » est INCONTOURNABLE.

Pourquoi? Sans doute pour la qualité de la prose, la nostalgie de l’époque, et enfin le thème: une des équipes les plus populaires de l’Histoire, les Brooklyn Dodgers de Jackie Robinson.

Ce livre est une autobiographie retraçant le parcours du jeune Roger Kahn de sa jeunesse à escalader les toits des maisons proches d’Ebbets Field pour y voir les matchs gratuitement, à son accession au titre de journaliste sportif couvrant son équipe préférée.

Le seul bémol que j’émettrais sur « Boys of Summer » c’est cette partie consacrée à l’adolescence avec notamment un passage un peu gênant avec la femme de maison et quelques longueurs dans sa relation avec son père. Il y a certains passages où l’auteur s’écarte trop longtemps du thème du baseball et cela m’a un peu dérangé. Ce n’est que mon avis bien sûr et à la vue des autres critiques de ce livre ça n’a pas l’air d’avoir perturbé la majorité des lecteurs.

L’ascension de Kahn dans le monde du journalisme jusqu’à sa consécration en tant que spécialiste des Dodgers est vraiment prenante! Au passage on y découvre des particularités du journalisme de l’époque qui font raisonner en nous les bruits des vieilles machines à écrire. L’auteur arrive à nous faire vivre sa découverte des coulisses de l’équipe de Brooklyn dès le stage de pré-saison comme si on l’accompagnait dans cette étape.

Ce qui est encore plus plaisant c’est la description de la complicité qui naît rapidement entre lui et les joueurs. Les discussions accoudés aux bars des hôtels dans lesquels l’équipe séjourne, les entretiens après les matchs… Si aujourd’hui à l’heure de l’Internet 2.0 on a les nouvelles en même temps qu’elles se produisent par des sources extrêmement variées, ici on comprends bien l’importance du journaliste quelque fois confident d’autre fois ennemi. Un article pas très complaisant sur un joueur, une révélation sur un sujet qui devrait rester entre eux et il pouvait faire une croix sur leur relation. Ainsi on apprend certaines choses sur le comportement des joueurs qui ne pouvaient être écrites dans les journaux de l’époque mais qui nous permettent maintenant de mieux cerner les différentes facettes souvent moins lisses qu’elles apparaissaient.

Enfin, Kahn a tenu à retrouver ses idoles et anciens confidents bien après la fin de leur carrière pour nous raconter ce qu’ils sont devenus. Une manière d’insister sur l’immensité de leur parcours de joueurs contrasté par un retour vers un relatif anonymat.

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