Out Of Bounds

Le vendredi 2 et le Samedi 3 Juin se tiendra la première édition de « Out Of Bounds » organisé en collaboration avec la Hoops Factory de Paris qui accueillera l’événement.

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  • C’est quoi ?

    « Out Of Bounds » est le premier salon consacré à la culture basket se déroulant au sein même d’un des temples de la pratique de ce sport.

Il est divisé en deux parties :

1) une conférence d’ouverture sous la forme d’un débat.

2) un salon du livre avec présence d’auteurs et d’activités ludiques.

  • La conférence :

Animée par l’équipe de la First Team elle se déroulera dans un esprit de convivialité, sur le parquet, en public (limité à 50 places), et avec des invités venus d’univers différents (journalistes,consultants, auteurs, joueurs…).

Suivez Page 23 sur les réseaux sociaux pour en découvrir plus sur les invités à mesure que l’on se rapproche du Jour J.

Le thème principal sera l’évolution du basket (essentiellement NBA) sur et en dehors du parquet depuis le phénomène Dream Team 92.

« Out Of Bounds » doit se voir comme le rendez-vous annuel majeur où les spécialistes échangeront sur des sujets importants qui ont impacté ou impactent encore notre façon de vivre notre passion.

C’est l’occasion pour vous de venir assister à un événement inédit, original et pourquoi pas d’échanger vous-mêmes avec certains intervenants à la fin de la conférence.

  • Le salon :

Tout autour d’un terrain privatisé pour l’occasion, venez rencontrés les auteurs des meilleurs livres sur le basket. En plus de découvrir des ouvrages sur votre sport favori, voici l’opportunité de vous les procurer dédicacés.

Là encore, suivez Page 23 sur les réseaux pour en savoir plus sur les auteurs présents.

Venez également découvrir le travail de l’artiste Yann Dalon, un illustrateur de talent qui sait sublimer les portraits de vos joueurs favoris.

Les Poupluches seront aussi disponibles sur place afin de ravir votre âme d’enfant ou faire plaisir aux vôtres.

Ne repartez pas sans avoir pris le temps de vous procurer les derniers numéros des magazines REVERSE et BASKET, chacun traitant de la balle orange à leur façon pour notre plus grand bonheur.

Enfin, au cœur de cette exposition, sur le terrain qui vous est réservé, participez à plusieurs activités telle que le HORSE ou un parcours d’habileté animés par Hoopsidia. Si la chance vous sourit, vous repartirez même avec un cadeau. Et même si vous ne gagnez pas, vous aurez eu la possibilité de faire du basket avec ce qui se fait de mieux en France en terme de condition de jeu sur les parquets extraordinaires de la Hoops Factory.

  • C’est quand ?

La conférence c’est le Vendredi 2 Juin à partir de 19H00.

Le salon avec les activités c’est le Samedi 3 Juin à partir de 14H00.

  • C’est où ?

A la Hoops Factory de Paris, la toute première en France !

Allez si tu as la flemme de chercher sur Google je t’aide :

3 rue Pierre Larousse
93300 Aubervilliers
(Porte de la Villette)

  • Ça coûte combien ?

Rien. Mais genre rien du tout. Gratuit quoi ! Oui oui ! GRATUIT !!!

Une conférence avec des spécialistes, la rencontre avec les auteurs des meilleurs livres sur le basket et la possibilité de jouer à la Hoops Factory, tout ça gratuitement !

Oui je sais on est des fous…

  • Et pourquoi vous faites ça ?

Parce que le basket est sans doute le meilleur vecteur de culture pouvant toucher toutes les générations et qu’il se doit d’avoir un événement qui va dans ce sens.

Dans les éditions futures, « Out Of Bounds » mettra à l’honneur tous les autres éléments de la Hoop Culture, mais avant cela, on a une grande première à remplir alors je compte sur vous.

Débarquez à la Hoops Factory de Paris le 2 et 3 Juin !!! On vous attend nombreux.

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Calico Joe – John Grisham

En cherchant un deuxième livre pour le #23BookClub je voulais en trouver un disponible partout, pas trop cher, en français, et si possible sur un autre sport que le basketball. Je suis donc tombé un peu par hasard sur « Calico Joe » et je ne regrette absolument pas de vous l’avoir proposé pour cette lecture commune mensuelle. Ce roman est une fiction tellement bien écrite qu’elle pourrait passer pour vraie. Ellle mêle savamment des personnages et des équipes réelles à ceux créer de toute pièce.

Le livre s’ouvre sur un avant-propos ou l’auteur explique les fondamentaux des règles du baseball. Exercice complexe mais réussi car il ne cherche pas à apprendre au lecteur l’intégralité des subtilités de ce sport, mais plutôt ce qu’il sera nécessaire de comprendre pour apprécier ce livre à sa juste valeur. Grisham décide astucieusement de prendre des exemples concrets en vous décrivant une partie fictive. Je n’aurais pas rêvé mieux comme introduction pour le premier livre sur le baseball proposé pour le #23BookClub. Le seul bémol c’est la traduction pour moi excessive de tous les termes du baseball comme on peut le retrouver au Québec. Pas de Shortstop mais un « arrêt-court », pas de strike mais une « prise », etc…

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Je profite de ma chronique pour dire que la quatrième de couverture n’est pas très claire et même erronée. En effet on peut y lire « Que s’est-il passé en 1973, durant le match de baseball qui opposa les Mets à une petite équipe de l’Arkansas dont le lanceur prodige, « Calico Joe » venait de pulvériser tous les records ? » Deux erreurs donc : 1) les Mets jouent contre les Chicago Cubs qui n’est pas une petite équipe mais plutôt une équipe légendaire et Chicago n’est pas dans l’Arkansas mais dans l’Illinois. 2) Calico Joe n’est pas lanceur pour les Cubs mais première base. Le livre aurait parlé de football je suis certain qu’on aurait pas eu droit à de telles erreurs…

L’histoire est donc celle de Paul Tracey qui apprend que son père Warren, ancien lanceur pour les Mets de New York, souffre d’un cancer du pancréas et qu’il n’en a plus pour très longtemps. Paul va donc s’interroger sur le comportement qu’il va devoir adopter face à cette épreuve qui touche son père qui n’en a jamais été un. On va donc se plonger dans la jeunesse de Paul à l’époque où il été un gamin amoureux fou du baseball mais maltraité par un Warren alcoolique et sportivement en déclin. Nous sommes donc au cœur des années 70 quand un concours de circonstance amène les Cubs à appeler Joe Castle alors en ligue mineure (une division inférieure servant à donner du temps de jeu aux jeunes en développement) pour jouer en première base. Joe va, en seul match, s’attirer tous les regards du pays et en particulier celui du jeune Paul. Castle va pulvériser tous les records d’un joueur débutant dans la grande ligue et tous les journaux ne vont parler que de lui.

Au grès de ce récit captivant, nous sommes interrompu par la quête que Paul, devenu adulte et père à son tour, mène afin de donner enfin un sens à la vie de Warren alors que celle-ci s’apprête à le quitter. Doit-il ressentir de la peine pour un homme qui le frappait ? Doit-il le pardonner ?

Quand on retrouve celui que tout le monde appelle Calico Joe (du nom de son village Calico Rock dans l’Arkansas, oui cette fois c’est bien l’Arkansas héhé) il est déjà en train de bouleverser le classement de la ligue Nationale quasiment à lui tout seul. J’ai adoré ces passages où Paul nous parle de son rituel d’écouter les matchs à la radio en prenant note de tout ce qu’il se passe. J’aurais aimé être avec lui pour l’aider à découper les articles du journal de l’époque pour alimenter son album de collection.

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Bien sûr ce n’est pas vous bousiller la lecture de ce magnifique roman que de vous dire que Warren va finir par lancer une balle en pleine tête de Joe ce qui précipitera la fin de la carrière des deux joueurs. Non ce qu’il y a de plus intéressant et que je vous laisse découvrir c’est tout ce qu’il y a après cet incident. Les répercussions sur chacune de ces vies. Comment vit-on avec cette culpabilité ? Qu’est-ce qui a pu pousser à un tel geste ? Comment se remet-on d’une telle blessure ? Comment vit-on le fait de voir une carrière prometteuse s’envoler brutalement ?

Ce livre je l’ai lu en seulement quelques heures moi qui aime prendre mon temps en règle générale. J’ai été littéralement captivé par ce que je considère comme un chef d’œuvre. La fin est magnifique et pleine de sens. En plus de passer un excellent moment dans ces souvenirs d’un baseball passionnant, Grisham nous bouleverse au moment où l’on aimerait ne jamais voir cette histoire finir.

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ONZE TITRES – Phil Jackson


Premier livre choisi pour le #23BookClub je suis content de l’avoir découvert à cette occasion. Phil Jackson a toujours été connu sous le surnom du « Zen Master » lié à ses pratiques particulières avec les équipes qu’il a eu l’occasion de diriger . Si j’ai toujours lu des articles relatant quelques exemples de méditation ou respiration collective, il est toujours intéressant d’avoir la vision de l’homme à l’origine de ces rituels atypiques.

Le livre va suivre une chronologie classique commençant par la découverte d’un Jackson fils de religieux pratiquants et austères. Il s’évadera en jouant au basketball où il s’avérerait être doué. Ses entraîneurs le pousseront à envisager une carrière professionnelle et il finira par être sélectionné par les Knicks de New York. Lui, le gamin du Montana allait devoir vivre dans l’une des plus grandes villes des Etats-Unis. J’ai été plus qu’agréablement surpris par la légèreté de ton qu’emploie Jackson pour nous raconter son parcours de joueur NBA. Certes, ce n’était pas la grande ligue que l’on connaît maintenant avec les stars glorifiées (pour certaines à outrance) mais Phil nous donne l’impression qu’à cette époque là tout était plutôt cool, y compris les arbitrages plus que permissifs. Ainsi il est question de quelques bastons par-ci par-là toutes trouvant une justification dans la narration. Le Jackson joueur n’était pas encore le grand adepte du zen qu’il deviendra une fois coach car cela va relever d’un processus progressif initié quelque part à travers les blessures qui le poussent à se recentrer sur lui-même.

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Le but de cette chronique n’étant pas de vous raconter le livre mais plutôt de vous donner envie de le lire je ne vais pas m’étendre en détails sur tous les sujets. On passe rapidement de Phil joueur à Phil coach. Ce qui est appréciable c’est qu’il ne va pas cacher le fait que les vestiaires dont il avait la charge étaient agités. Il va donc nous parler des revendications d’untel ou untel. Il va même parler du livre « Jordan Rules » (« La loi du plus fort ») de Sam Smith en témoignant de l’impact qu’il a réellement eu sur cette équipe des Bulls. Une transparence sans doute totale car on comprends bien que sa démarche ne consiste pas à éviter les conflits ou à faire croire qu’il n’y en a pas eu, mais plutôt à vivre avec, les accepter pour s’en servir d’une façon ou d’une autre.

Même en lisant ce livre en toute connaissance de son palmarès, on trouve un peu de suspens comme lors de son passage des Bulls aux Lakers. Il faut dire qu’il arrive à merveille à nous faire état de la différence flagrante entre les deux équipes. Chicago en étant une vraie, tandis que LA n’était qu’un vaste puzzle. Et si certain aiment penser que son mérite n’est que limité pour ses six titres avec Jordan, son passage aux Lakers sera la preuve du contraire. Surtout le deuxième.

enveloppe_0Bien plus qu’un simple hommage au bouddhisme et à la méditation, ce livre peut être perçu comme une histoire d’hommes capables de prendre conscience de leurs défauts, puis d’atteindre une maturité suffisante pour atteindre leurs objectifs.

Bien sûr s’il est question de basketball tout au long de ce livre comment ne pas se laisser tenter par une transposition dans notre vie quotidienne ?

Un livre apaisant et passionnant qui vous fera prendre la mesure de ce record et vous poussera à atteindre le votre.

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