#Trashtalk

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La date n’a certainement pas été choisie au hasard pour la publication du premier livre de Trashtalk. En effet le 14 février dernier sortait  « le livre jaune » dans toutes les librairies, un véritable cadeau pour tous les amoureux du basket et sans doute envers l’une des plus grande communauté NBA issue de la toile. Sur les réseaux, je n’ai jamais vu un tel engouement pour un livre sur le sujet. Il se classera logiquement et en un temps record (avant même sa sortie officielle) tout en haut des ventes pendant plusieurs jours voire même semaines. Face à cet enthousiasme, cette frénésie pourrait-on dire, je vous avoue que j’ai ressenti une certaine satisfaction : oui les livres sur les sports US ont leurs places dans les librairies, et oui les gens lisent et achètent encore des livres en 2018.

Si les éditions Marabout ont fait le taff en m’envoyant gentiment un exemplaire dans les temps, je ne remercierai pas la Poste qui n’a pas su répondre favorablement à mon caprice : le recevoir au pire le jour de sa sortie. L’horreur pour quelqu’un d’impatient comme moi ! Mon feed Twitter était envahi de jaune. Du « Gérard » et du Javale partout. Chacun y allait de sa petite photo et en avant les RT. Les spoils sur le contenu étaient inévitables. Mais encore une fois quelle satisfaction de voir tout ça. Je n’ose imaginer ce qu’ont ressenti les membres de Trashtalk inondés de notifications en tout genre. L’aboutissement d’un gros travail.

Une fois en main la première chose qui saute au yeux c’est la réalisation hyper soignée. Un format moyen, une couverture à la fois souple et rigide et une palette graphique qui vous en met plein les yeux. De l’orange fluo en veux-tu en voilà. Le choix des photos n’est pas non plus ordinaire. Ainsi on va retrouver Allen Iverson sous le maillot de Besiktas, du Earl Boykins en pleine page, une Céline Dumerc sous le maillot d’Atlanta en WNBA et même un Dr J en train de siffler une binouze dans le vestiaire des Nets portant son maillot inside-out. Atypique. Mais comment ne pas s’attendre à un tel contenu quand on connaît un peu le fonctionnement des enfants de Gary Payton ?

Avant de me plonger plus attentivement dedans, j’étais tombé sur un tweet ou les auteurs se « justifiaient » d’une certaine ressemblance avec le récent livre « Basketball (and other things) » de Shea Serrano (que je suis en train de lire et qui sera donc prochainement sur le blog) tout ça parce qu’il était plus ou moins construit de la même manière : un ton satirique et sérieux à la fois sous forme de listes. Alors maintenant que j’ai pu comparer, je vous le dis tout de go (cf : « les expressions que plus personne n’utilise »), la polémique n’a pas lieu d’être. Oui les deux sont drôles, oui les deux reviennent sur plusieurs périodes et aspects du jeu, mais à la lecture il s’agit plus là d’une complémentarité qu’autre chose. Et comme l’a dit Trashtalk, le livre était déjà en cours d’écriture avant même la sortie de celui de Serrano. De plus là où « Basketball (and other things) » cherche plutôt à répondre à des questions avec un argumentaire plus ou moins objectif et raisonnable, #Trashtalk dresse des listes parfois folles, parfois sérieuses, mais toujours intéressantes.

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Ceci étant dit koikontrouve dans ce bouquin qui vaut la peine de l’acheter ? Pour les plus jeunes et pour ceux qui ont découvert la NBA grâce à BeIn Sports, vous allez vous enrichir de bases historiques qui font que les vieux comme moi râlent devant certaines actions (* tousse * flopping * tousse *) ou débats (qui est le GOAT ?). Et c’est là que l’idée de listes est originale. Car s’il avait été construit comme un livre historique classique, il aurait perdu quelques lecteurs en route. Là, si les infos sont au final distribuées un peu dans le désordre au grès des différents thèmes abordés, le jeune lecteur retrace, sans trop s’en rendre compte, l’histoire quasi complète de la plus grande ligue du Monde. Pour les enfants de Canal et George Eddy, un rictus va vous accompagner au fil des pages. L’effet nostalgie marche à fond. Beaucoup de référence au basket des années 90. Tough guys, castagne, répliques de légendes, et joueurs obscurs apparaissent ça et là tout au long du livre. Quel autre bouquin vous parlera de Jahidi White, Robert Traylor, Bison Dele, Tamika Catchings, Jason Caffey, Cedric Ceballos, et j’en passe ? Si la NBA est le thème central, TOUS les baskets sont évoqués. Féminin, Euro, Clubs, Equipe de France… Tout.

Bien sûr le livre est drôle, fantaisiste, et totalement à l’image du ton Trashtalk. Il est vraiment difficile de lui trouver des défauts. Allez je vais en citer un mais vraiment pour embêter alors. C’est une approximation à la page 110 concernant les pompes mythiques. Alors oui la Jordan XI est la plus belle de tous les temps (d’ailleurs la Concord ressort en fin d’année !!!), oui elle est bien dans Space Jam, mais non ce n’est pas celle qui accompagne le fameux « I’m Back ». Il s’agit de la Jordan X (ré-éditée le 19 Mars 2018 : https://www.nike.com/ma/fr_fr/launch/c/2018-03/air-jordan-x-retro-im-back) et tout est parti de Scottie Pippen ( checkez ça : https://www.youtube.com/watch?v=Y5T5CBCHrF8 ). Comment ? Si  Johnny Jesaistout et Marguerite Jemelapète sont des parents à moi ? Euh pas que je sache…

Bon vous l’aurez compris, si vous vous dites fan de NBA il est inexcusable de ne pas avoir ce livre chez soi ! En plus d’en apprendre beaucoup en s’amusant, il est idéal pour être ressorti entre potes durant les temps-morts et autres coupures interminables des soirées basket live. Barres de rire garanties et/ou maxi challenges en perspective.

On aime tous le basket, mais on n’a pas tous écrit une aussi belle déclaration d’amour

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PS :  Ce que réalise l’équipe de Trashtalk en terme de promotion est assez inédit dans le domaine du livre sur le basket puisqu’elle sillonne les FNAC des quatre coins de la France à intervalle régulier. L’occasion pour Bastien et Alex, principalement, d’aller à la rencontre de leur communauté. Surveillez leur Twitter pour savoir s’ils viennent bientôt chez vous. Encore une fois, c’est assez dingue, et surtout rassurant, de tomber sur des photos ou des stories rapportant les files d’attente pour s’arracher un bouquin sur le basket. Vous ajoutez à cela la multiplication des traductions de best-seller US et le tout est de bon augure pour ma passion !