LeBron James, L’ÉLU – Luca Mazzella

41xqg2nt0pl._sx318_bo1204203200_Mareuil Edition nous a habitué à du lourd. Du très lourd même avec « Les Suns à la vitesse de la lumière » précédé par l’incontournable « Jordan la loi du plus fort ». Et si j’étais heureux de voir apparaître la première bio de LeBron en français (traduction de l’œuvre originale de Luca Mazzella) je ne vous cache pas ma déception au fur et à mesure que je lisais le livre. Vraiment ça m’ennuie de dire du mal d’un livre surtout concernant ma « niche » du basket US mais là, même si on doit encore saluer l’initiative de l’éditeur de nous proposer un nouveau livre sur notre sport favori, j’aurais aimé qu’il en choisisse un autre.

Pourtant tout commençait bien. Le début du bouquin est génial, on en apprend vraiment beaucoup sur la jeunesse du prodige d’Akron. Cette partie était vraiment pour moi indispensable pour une bio qui sort alors que le joueur est encore en activité. L’auteur a dû multiplier les recherches et cela aboutit à d’excellents passages instructifs.

La partie Draft / Summer League / Première saison est là encore une réussite. Les coulisses de ces évènements ont été étudiés et bien reportés. L’auteur s’attarde par exemple sur l’importance du rôle de Paul Silas, son premier coach NBA, dans l’intégration du Rookie phénomène. Pas une chose facile quand les médias vous scrutent depuis que vous êtes au lycée.

Puis on en arrive à la partie laborieuse du livre. Mazzella retrace la carrière du King en mode baskétix fan de boxscore. Plus aucun inside, l’écriture est fade et on se contente de résumés de matchs choisis un peu au pif ça et là en fonction des gros cartons offensifs de James. L’auteur nous gratifie des commentaires TV de l’époque mais ça n’apporte pas grand-chose. Là où on aurait aimé des indiscrétions de couloirs, des témoignages de co-équipiers, on doit se contenter de la vision de fan de l’auteur. En plus de cela la qualité de la traduction n’est pas au rendez-vous sans vouloir être méchant. Par exemple, on parle de 60 « interceptions » au foot US en une saison ce qui est doublement improbable : il jouait en attaque (WR) et 60 est un chiffre inatteignable pour n’importe quel défenseur, on ne dit pas « à l’All Star Game » mais « au All Star Game ». Cela peut passer pour un détail mais encore une fois c’est un exemple parmi tant d’autres d’une traduction trop littérale et pas assez proche du véritable langage propre à cet univers. Et l’air de rien ça m’a rendu la lecture pénible.

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Vraiment c’est à regret pour moi que d’écrire une telle chronique car je tiens absolument à promouvoir le plus possible les livres sur le basket en France mais je suis aussi tenu à un souci d’honnêteté. Je ne peux pas vous dire de foncer les yeux fermés sur ce bouquin. Toutefois je peux le recommander aux fans inconditionnels de LeBron qui aimeront revivre ses plus beaux moments. Cela peut aussi intéresser les plus jeunes qui n’ont connus LeBron que sur le tard (à partir de Miami ou après son come-back aux Cavs).

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