Quand le jeu était à nous – Jackie MacMullan

Déjà disponible depuis plusieurs années aux Etats-Unis, c’est encore grâce à Talent Sport que l’on peut désormais mettre les mains sur ce livre dans toutes les librairies en France. Rassurez-vous, l’œuvre ne souffre aucunement de ce contretemps puisqu’elle aborde un thème intemporel : le duo Larry Bird / Magic Johnson.

Autant le dire d’entrée de jeu, ce bouquin est bien plus qu’une simple biographie croisée de ces deux joueurs de légende. C’est une véritable plongée dans le basket des année 80. Ainsi le lecteur découvre les prémices de la rivalité au doux parfum de la NCAA sans doute plus populaire à l’époque que la NBA embourbée dans ses problèmes de racisme et de drogue. On se délecte de ces premières pages et des témoignages des ex-coéquipiers de Bird à Indiana State et de Magic à Michigan State. Et ce n’est pas parce qu’ils ont participé à l’écriture que ces deux derniers sont épargnés par les critiques ou dépeints uniquement sous leurs meilleurs traits.

Leur arrivée en NBA est l’occasion pour l’auteur de dresser un tableau de cette ligue boudée par le grand public. C’est amusant d’apprendre que des sponsors comme Coca ou McDo fuyaient la NBA alors qu’il y a désormais une abondance telle de demande que les maillots, jusqu’ici épargnés, commencent à se garnir de publicité. Les salles sonnent creux et les audiences TV ne sont pas terribles. D’ailleurs la plupart des matchs ne sont diffusés qu’en différé. Là encore nous sommes loin de l’expérience spectateur actuelle où l’on peut regarder les matchs partout tout le temps grâce notamment au League Pass. Les joueurs manquent de sérieux et se laissent tentés par certaines addictions offrant donc des performances peu glorieuses sur le terrain. Enfin, les effectifs sont composés majoritairement par des joueurs noirs et cela déplaît au supporter américain lambda.

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Comment tout cela va être bouleversé par Larry et Magic est merveilleusement bien expliqué dans ce livre. Il n’est donc pas question uniquement d’exploits sportifs avec un enchaînement de statistiques ou de rétrospectives de matchs importants et c’est ce qui rend ce livre extrêmement intéressant.

L’auteur a vraiment fait un travail exceptionnel qui rend l’œuvre totalement immersive et le meilleure exemple est certainement le chapitre consacré à la publicité commune pour la marque Converse. Tout y est décrit avec perfection et sens du détail. Ce qui se limite à un spot de 30 secondes sur un écran se révèle être un événement marquant pour toute la culture basket à bien des égards.

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Au fil des pages et en imaginant l’écriture de cette chronique, je pensais dire que je trouvais qu’il parlait peut-être un peu trop souvent de Bird et moins de Magic, rompant l’équilibre attendu. Mais c’était avant d’aborder le dernier tiers du livre et les épisodes sur l’annonce de la séropositivité de Johnson ainsi que la Dream Team, rendant l’impression  finale équitable. Avec le recul tout semble logique. L’histoire sportive de Bird paraît inépuisable en anecdotes tant le personnage est hors normes. Trophée, blessures, éthique de travail, rapport avec les médias… De l’autre côté, si Magic a connu sur les terrains une carrière plus en adéquation avec un parcours « classique » d’une superstar talentueuse évoluant dans un Big Market, c’est son histoire extra-sportive qui occupe le plus de place dans ce livre.

Pour conclure, j’ai adoré cette lecture. C’est tout ce que j’attends d’un bouquin. De la profondeur, de l’analyse, et cette faculté à nous captiver voire nous faire voyager dans le temps et oublier, le temps de quelques pages, la NBA telle qu’on l’a connaît maintenant.

Que vous soyez un nostalgique tout comme un fan du basket rétro comme moi, ou bien un jeune supporter des Golden State Warriors éduqué avec BeIn Sport, ce livre doit figurer dans votre bibliothèque !

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Out Of Bounds

Le vendredi 2 et le Samedi 3 Juin se tiendra la première édition de « Out Of Bounds » organisé en collaboration avec la Hoops Factory de Paris qui accueillera l’événement.

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  • C’est quoi ?

    « Out Of Bounds » est le premier salon consacré à la culture basket se déroulant au sein même d’un des temples de la pratique de ce sport.

Il est divisé en deux parties :

1) une conférence d’ouverture sous la forme d’un débat.

2) un salon du livre avec présence d’auteurs et d’activités ludiques.

  • La conférence :

Animée par l’équipe de la First Team elle se déroulera dans un esprit de convivialité, sur le parquet, en public (limité à 50 places), et avec des invités venus d’univers différents (journalistes,consultants, auteurs, joueurs…).

Suivez Page 23 sur les réseaux sociaux pour en découvrir plus sur les invités à mesure que l’on se rapproche du Jour J.

Le thème principal sera l’évolution du basket (essentiellement NBA) sur et en dehors du parquet depuis le phénomène Dream Team 92.

« Out Of Bounds » doit se voir comme le rendez-vous annuel majeur où les spécialistes échangeront sur des sujets importants qui ont impacté ou impactent encore notre façon de vivre notre passion.

C’est l’occasion pour vous de venir assister à un événement inédit, original et pourquoi pas d’échanger vous-mêmes avec certains intervenants à la fin de la conférence.

  • Le salon :

Tout autour d’un terrain privatisé pour l’occasion, venez rencontrés les auteurs des meilleurs livres sur le basket. En plus de découvrir des ouvrages sur votre sport favori, voici l’opportunité de vous les procurer dédicacés.

Là encore, suivez Page 23 sur les réseaux pour en savoir plus sur les auteurs présents.

Venez également découvrir le travail de l’artiste Yann Dalon, un illustrateur de talent qui sait sublimer les portraits de vos joueurs favoris.

Les Poupluches seront aussi disponibles sur place afin de ravir votre âme d’enfant ou faire plaisir aux vôtres.

Ne repartez pas sans avoir pris le temps de vous procurer les derniers numéros des magazines REVERSE et BASKET, chacun traitant de la balle orange à leur façon pour notre plus grand bonheur.

Enfin, au cœur de cette exposition, sur le terrain qui vous est réservé, participez à plusieurs activités telle que le HORSE ou un parcours d’habileté animés par Hoopsidia. Si la chance vous sourit, vous repartirez même avec un cadeau. Et même si vous ne gagnez pas, vous aurez eu la possibilité de faire du basket avec ce qui se fait de mieux en France en terme de condition de jeu sur les parquets extraordinaires de la Hoops Factory.

  • C’est quand ?

La conférence c’est le Vendredi 2 Juin à partir de 19H00.

Le salon avec les activités c’est le Samedi 3 Juin à partir de 14H00.

  • C’est où ?

A la Hoops Factory de Paris, la toute première en France !

Allez si tu as la flemme de chercher sur Google je t’aide :

3 rue Pierre Larousse
93300 Aubervilliers
(Porte de la Villette)

  • Ça coûte combien ?

Rien. Mais genre rien du tout. Gratuit quoi ! Oui oui ! GRATUIT !!!

Une conférence avec des spécialistes, la rencontre avec les auteurs des meilleurs livres sur le basket et la possibilité de jouer à la Hoops Factory, tout ça gratuitement !

Oui je sais on est des fous…

  • Et pourquoi vous faites ça ?

Parce que le basket est sans doute le meilleur vecteur de culture pouvant toucher toutes les générations et qu’il se doit d’avoir un événement qui va dans ce sens.

Dans les éditions futures, « Out Of Bounds » mettra à l’honneur tous les autres éléments de la Hoop Culture, mais avant cela, on a une grande première à remplir alors je compte sur vous.

Débarquez à la Hoops Factory de Paris le 2 et 3 Juin !!! On vous attend nombreux.

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ONZE TITRES – Phil Jackson


Premier livre choisi pour le #23BookClub je suis content de l’avoir découvert à cette occasion. Phil Jackson a toujours été connu sous le surnom du « Zen Master » lié à ses pratiques particulières avec les équipes qu’il a eu l’occasion de diriger . Si j’ai toujours lu des articles relatant quelques exemples de méditation ou respiration collective, il est toujours intéressant d’avoir la vision de l’homme à l’origine de ces rituels atypiques.

Le livre va suivre une chronologie classique commençant par la découverte d’un Jackson fils de religieux pratiquants et austères. Il s’évadera en jouant au basketball où il s’avérerait être doué. Ses entraîneurs le pousseront à envisager une carrière professionnelle et il finira par être sélectionné par les Knicks de New York. Lui, le gamin du Montana allait devoir vivre dans l’une des plus grandes villes des Etats-Unis. J’ai été plus qu’agréablement surpris par la légèreté de ton qu’emploie Jackson pour nous raconter son parcours de joueur NBA. Certes, ce n’était pas la grande ligue que l’on connaît maintenant avec les stars glorifiées (pour certaines à outrance) mais Phil nous donne l’impression qu’à cette époque là tout était plutôt cool, y compris les arbitrages plus que permissifs. Ainsi il est question de quelques bastons par-ci par-là toutes trouvant une justification dans la narration. Le Jackson joueur n’était pas encore le grand adepte du zen qu’il deviendra une fois coach car cela va relever d’un processus progressif initié quelque part à travers les blessures qui le poussent à se recentrer sur lui-même.

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Le but de cette chronique n’étant pas de vous raconter le livre mais plutôt de vous donner envie de le lire je ne vais pas m’étendre en détails sur tous les sujets. On passe rapidement de Phil joueur à Phil coach. Ce qui est appréciable c’est qu’il ne va pas cacher le fait que les vestiaires dont il avait la charge étaient agités. Il va donc nous parler des revendications d’untel ou untel. Il va même parler du livre « Jordan Rules » (« La loi du plus fort ») de Sam Smith en témoignant de l’impact qu’il a réellement eu sur cette équipe des Bulls. Une transparence sans doute totale car on comprends bien que sa démarche ne consiste pas à éviter les conflits ou à faire croire qu’il n’y en a pas eu, mais plutôt à vivre avec, les accepter pour s’en servir d’une façon ou d’une autre.

Même en lisant ce livre en toute connaissance de son palmarès, on trouve un peu de suspens comme lors de son passage des Bulls aux Lakers. Il faut dire qu’il arrive à merveille à nous faire état de la différence flagrante entre les deux équipes. Chicago en étant une vraie, tandis que LA n’était qu’un vaste puzzle. Et si certain aiment penser que son mérite n’est que limité pour ses six titres avec Jordan, son passage aux Lakers sera la preuve du contraire. Surtout le deuxième.

enveloppe_0Bien plus qu’un simple hommage au bouddhisme et à la méditation, ce livre peut être perçu comme une histoire d’hommes capables de prendre conscience de leurs défauts, puis d’atteindre une maturité suffisante pour atteindre leurs objectifs.

Bien sûr s’il est question de basketball tout au long de ce livre comment ne pas se laisser tenter par une transposition dans notre vie quotidienne ?

Un livre apaisant et passionnant qui vous fera prendre la mesure de ce record et vous poussera à atteindre le votre.

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INTERVIEW EXCLUSIVE DE ROLAND LAZENBY

L’auteur de « The Life », la plus grande biographie sur Michael Jordan, et de « Showboat », idem sur Kobe Bryant, vous livre ici quelques anecdotes sur sa méthode de travail titanesque pour réaliser de tels ouvrages. Découvrez à travers ces quelques questions l’homme derrière les best-seller.

PAGE 23: Je ne pense pas que les gens réalisent le temps que cela prend pour écrire un livre, pouvez-vous nous dire combien de semaines, mois, ou même années cela vous a pris pour écrire respectivement “The Life” et “Showboat”?

Roland LAZENBY: « Et bien, j’ai passé des années à écrire à propos de MJ et Kobe avant de commencer les projets de biographies. Le projet MJ a pris 3 ans. Kobe environ 18 mois. »

Quels furent les principales étapes pour écrire ces livres? Étaient-elles les mêmes pour les deux livres?

« C’est un processus assez standard. J’ai passé des années à écrire sur eux donc je connaissais la plupart des histoires. Mais la biographie requiert une compréhension profonde. J’ai fait d’énormes recherches pendant plusieurs années essayant de comprendre la famille de Jordan depuis son arrière grand-père Dawson Jordan. Pour Kobe, je suis parti en Italie pour trouver des gens qui l’ont connu de ses 10 ans à son adolescence. La partie fun de ces projets ce sont les nombreuses interviews. Pour autant, c’est aussi fascinant parce que tous les deux ont été l’objet de multiples articles par les journalistes. C’est une combinaison de ma propre expérience de reportage, mes recherches, et de mes interviews de plusieurs personnes gravitant autour d’eux qui ont été les témoins des événements de leurs vies. »

Avez-vous rencontré des problèmes pendant l’écriture de ces livres ? Si oui, pouvez-vous les partager avec nous ?

« Ce fut extrêmement difficile pour les deux livres pour différentes raisons en commençant par le nombre incroyable d’informations à traiter. Le fait de rechercher et de trouver de nouvelles informations était extrêmement motivant pour moi. Il y avait tellement de choses qui n’étaient pas connu sur les deux joueurs.  Découvrir ces infos était un effort fascinant. Le livre sur Kobe était un plus gros challenge parce que ma sœur aînée est tombée malade pendant que j’étais en train de l’écrire. Je n’avais pas réalisé à quel point elle était malade. Elle voulait que je vienne lui rendre visite. Hélas elle décéda le jour ou je venais de finir le livre, donc le processus entier d’édition et de préparation du livre pour la publication était une période délicate pour moi. »

Est-ce qu’à un moment donné, pendant l’écriture de ces deux livres, vous vous êtes rendu compte que votre perception d’un ou des deux joueurs avait changé ?

« Oui, j’ai eu une toute nouvelle perspective sur Kobe au fur et à mesure que je réalisais que ces parents étaient quasiment fauchés et qu’il est devenu pro pour les tirer d’affaire financièrement. Cette information change l’entière narration de sa vie. Avec MJ, l’image commença à changer quand je pris connaissance de l’influence de son arrière-grand-père et de sa grand-mère maternelle sur sa vie et sa personnalité.

Je dois rajouter que le simple processus de placer la vie d’un sujet dans une entière chronologie change souvent la façon dont nous les voyons. C’est pour cela que les biographies complètes ont tellement de valeur. C’était le cas avec aussi bien MJ que Kobe. »

Pensez-vous que Kobe aurait réussi s’il avait joué avec les Bulls de Jordan (je pense à la cohésion d’équipe et le leadership) ? Même question avec Jordan chez les Lakers de Kobe.

« Kobe était si jeune en débarquant dans la NBA. Il allait rencontrer des problèmes de toute façon. Mais il aurait été fort avec ces Bulls renifleurs de coke en 1984.

Et, comme me l’a dit plusieurs fois Tex Winter, Jordan aurait eu à lutter avec un joueur comme Shaq.

Donc tous les deux, aussi semblable qu’ils soient, ont du batailler avec deux contextes très différents en tant que joueurs. »

Est-ce que n’importe quel autre coach que Jacskon aurait été en mesure de rendre ces deux joueurs champions ou pensez-vous qu’il était fait pour être le leur ?

« Il était fait pour être le leur. S’il vous plaît n’amoindrissez pas le rôle de Tex Winter dans le succès de MJ, Kobe et Jackson. Il y aurait eu d’autres entraîneurs qui auraient connu le succès, peut-être. »

Si vous pouviez changer quelque chose dans les carrières de Jordan et de Kobe qu’est-ce que ce serait?

« Je pense que cela aurait été fun de voir Kobe aller à Duke. Mais je ne suis pas fan de ce genre d’alternatives. »

Jackson avait l’habitude de donner des livres à ses joueurs, savez-vous si quelques joueurs en NBA passent du temps à lire?

« Je pense que quelque joueurs NBA lisent grâce au temps libre dont ils disposent. Mais la génération a aussi changée. Les meilleurs joueurs deviennent étudiants du jeu parce qu’ils doivent apprendre comment faire partie du paysage des plus grands. »

Qu’est-ce que cela vous fait de savoir que vos livres rencontrent tellement de succès qu’ils sont traduits et vendus à travers le monde?

« J’aime les lecteurs des 14 langues pour le livre de Jordan et des 11 pour Kobe. C’est vraiment amusant de voir  le pouvoir du basketball et de ces grands compétiteurs sur une échelle mondiale. »

Lequel de vos livres pas encore traduit en français aimeriez-vous voir l’être ?

« Jerry West  »

Travaillez-vous sur un nouveau livre en ce moment ?

« Je fais un break en ce moment. J’ai travaillé très dur, 14 heures par jour, jusqu’au bout de la nuit, ces dernières années. J’ai besoin de renouveler mon esprit, chose que je suis en train de faire. »

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Maintenant quelques questions super rapides:

Quel est le premier livre que vous vous rappelez avoir lu ?

« Je lisais tellement quand j’étais gamin, mais j’aimais particulièrement le travail de Jack London et d’autres comme ça. J’ai vraiment apprécié tout ce qu’à fait John Steinbeck. »

Quel est le livre ultime (qui n’existe pas) que vous rêveriez de lire (question difficile) ?

« Un livre à propos du changement de la société Américaine à la fin des années 60, début 70, ma jeunesse. »

Quel est votre livre favori de tous les temps sur le sport ?

« Je dirai « The Breaks of the Game » par David Halberstam (note de Page 23 : l’auteur de “Playing for keeps“ sur Jordan, “The Breaks of the Game” parle d’une saison de Bill Walton alors chez les Portland Trail Blazers). »

Y a-t-il un livre ou un auteur qui vous inspire dans votre façon de travailler?

« J’aime les gars comme Robert Caro (ses livres sur Lyndon B. Johnson), Taylor Branch (sa trilogie sur Martin Luther King et « Second Wind » avec Bill Russell).

J’aime tout un tas d’auteurs. Phil Jackson mettait toujours en avant Cormac McCarthy, et j’en suis venu à aimer tant de ses livres. Pareil avec Larry McMurtry. »

Cela peut paraître stupide mais lisez-vous beaucoup? Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

« Une des choses que je fais lors de ce break c’est prendre le temps de lire. Quand je recherche et que j’écris, c’est un travail intensif et j’ai un calendrier extrêmement chargé. En ce moment je suis en train de lire Bruce Catton sur la Guerre Civile, je re-lis Huck Finn. Le dernier livre que j’ai lu était « Dead Man’s Walk » par Larry McMurtry. »

Etes-vous un collectionneur? Si oui, pouvez-nous nous parler de votre collection?

« J’ai tendance à collectionner le matériel de mes recherches, les media guides (guides à l’intention des journalistes et autres médias avec toutes les informations possibles et imaginables réalisés par les équipes elles-mêmes ou les différentes ligues), les magazines, les livres de sports. J’ai une collection de plusieurs milliers de publications sur MJ et Kobe, les Lakers, Celtics, Pistons, Bulls, toutes les équipes avec lesquelles j’ai voyagé et à propos desquelles j’ai écrit. »

Un dernier mot pour vos lecteurs français?

« Beaucoup d’amour pour mes lecteurs en France. Beaucoup d’amour. »

Je tiens à remercier énormément Roland LAZENBY de s’être prêté au jeu de l’interview pour Page 23. Auteur à succès il n’en reste pas moins un homme d’une grande simplicité, accessible et d’une gentillesse incroyable.

« The Life » sur Michael Jordan est disponible partout. « Showboat » sur Kobe Bryant devrait également paraître bientôt en France.

JORDAN LA LOI DU PLUS FORT – Sam SMITH

Ce livre est sorti sous le nom de « Jordan Rules » aux USA en 1992, en pleine suprématie des Bulls version Jordan, et c’est donc 24 ans plus tard que les Editions Mareuil ont décidé de nous offrir sa traduction à l’été 2016.

Surfant sur la vague de « Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès » de Phil Jackson et de « Michael Jordan, the life » déjà sur MJ, » Jordan, la loi du plus fort  » arrive avec une légitimité qui défie les années écoulés depuis l’original. On plonge avec plaisir dans cette période dorée de la NBA des années 90 d’autant plus que l’on s’attarde sur l’équipe la plus mythique de cette décennie.

Avant de commencer ce livre j’avais plusieurs a priori négatifs qui furent très rapidement dissipés. Le premier étant la peur d’un ouvrage trop ancré dans son époque, souffrant de la comparaison avec la NBA actuelle, mais le style de Smith nous fait vite oublié les années qui nous séparent de la première publication. Journaliste ayant un accès direct ou indirect quasi total à la vie interne des Bulls, il ne cherche pas les belles formules et évite d’enjoliver la réalité pour aller droit au but : nous faire vivre de l’intérieur une saison complète avec  les coéquipiers de Jordan. On retrouve ainsi des discours rapportés ou des interviews retranscrites avec des mots la plupart du temps aussi crus qu’authentiques.

Ma deuxième inquiétude était de tomber sur un livre faisant du Jordan-bashing tout du long. Je me rappelle avoir lu plusieurs commentaires, quand je voulais me procurer « Jordan Rules » en VO, qui ne faisaient ressortir que l’insistance de l’auteur à vouloir démonter un mythe à l’image publique parfaite. Il faut savoir que ce bouquin a créé une vive polémique et avait très mal été perçu par Jordan lui-même, ce qui peut se comprendre une fois lu. Je n’aime pas les livres-buzz où ceux surfant volontairement à contre-courant cherchant à se démarquer par une approche délibérément pamphlétaire. Si le début semblait renforcer mes craintes, je saisis rapidement que Smith ne dépeint pas uniquement le seul Jordan sous des traits peu flatteurs. Tout le monde en prend pour son grade. Il faut également comprendre que cela n’est pas fait gratuitement et méchamment. Non, ce qui ressort c’est le contraste entre une réalité, que je crois être retranscrite comme la plus fidèle possible, et l’image polie et filtrée par le prisme de la NBA. La ligue ne s’attarde d’ailleurs que sur les arabesques esthétiques et politiquement correctes pour constituer ses « highlights », omettant d’exposer l’engagement physique pourtant omniprésent sur les parquets à cette époque. Tout l’inverse de la NHL sur la même période. Naïvement, j’étais loin de m’imaginer tous les états d’âmes qui pouvaient être déversés dans un vestiaire NBA. Surtout dans CE vestiaire.

Concrètement si l’on peut dire que le livre commence par la « fin », il enchaîne ensuite avec un chapitre par mois de compétition de la saison 1990/91 qui accouchera, il n’y a plus de suspens, par le premier titre des Chicago Bulls. Un peu comme le lecteur s’autorise à rêver que le Titanic ne va pas finir par couler, on a beaucoup de mal à anticiper le titre de champion qui viendra récompenser un effectif en manque total d’alchimie. Au grès de leurs revendications et atermoiements, Smith arrive à nous décrire de manière noble et humaine chacun des protagonistes ayant eu l’honneur de revêtir la tunique rouge et blanche. Maîtrisant le sujet du basketball, il nous faire vivre les matchs avec autant d’attention que l’action en coulisse. L’auteur n’oublie d’ailleurs pas d’égratigner le coach Jackson, le GM Krause et le propriétaire Reinsdorf.

Vraiment je redoutais que le livre ne se perde en longueur sur les vices d’untel et untel alors qu’en fait on dépasse rapidement ce cap. Smith va beaucoup plus loin que du journalisme à sensation. Tous les maux peuvent se comprendre. Tous les écarts de langage ont une explication. Il faut voir dans ce livre une leçon de vie. Comprendre qu’une saison sportive est un catalyseur émotionnel où l’on demande aux joueurs d’abandonner leur enveloppe humaine pour se parer d’un costume d’acteur à la performance attendue par des milliers voire des millions de personnes. Lecteur, aurais-tu pu, toi qui n’as pas le talent d’un Jordan, tenir toute une saison avec les exigences que cela implique? Déifié par les tubes cathodiques et les presses rotatives Jordan n’en reste pas moins un être humain comme vous et moi. Le plus fort et jouissant de sa propre loi certes, mais avec tout autant de défauts que ces coéquipiers.

Je vous invite à lire ce livre jusqu’à sa dernière page car l’ « Epilogue » et les « Remerciements » sont pour moi d’une importance capitale pour comprendre les véritables intentions de Sam Smith.

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DU LIERRE DANS LE BITUME – David Xoual

Les Editions Salto m’ont gentiment contacté pour me proposer de découvrir ce roman qui se déroule en plein campus universitaire américain et dont l’intrigue est centrée sur l’équipe de basketball. Toute littérature concernant un sport majeur américain ayant sa place sur Page 23, je me suis plongé, dès réception, sur ce petit livre de 109 pages à la lecture addictive. J’ai trouvé l’écriture intelligente dans le sens où elle mêle savamment un langage soutenu pour la narration principale et la description des personnages, à un langage courant voire familier pour les dialogues et les réflexions menées par les protagonistes.

On suit donc l’arrivée du jeune Marcus Gardner sur le campus de Citadel, une université fictionnelle sensée se trouver dans la ville bien réelle de Keene dans le New Hampshire. Pour l’anecdote, il existe bien une université Citadel aux Etats-Unis mais celle-ci se trouve dans l’état de Caroline du Sud. On découvre les lieux à travers les yeux émerveillés et attentifs de Marcus un gamin venu d’un quartier populaire de St Louis. S’il avait été habitué à côtoyer les loubards et les pommés sans jamais se lier d’amitié avec eux, notre héros timide et réservé, s’imprègne de cette nouvelle culture locale promue par Mr Stern un directeur (au nom bizarrement familier de l’ancien commissionnaire de la NBA) que l’on peut qualifier d’antipathique tant il méprise tout ce qui ne fait pas partie de son monde ou la culture et l’art sont les deux piliers fondamentaux. Le jeune Gardner eut la possibilité de venir poursuivre son cursus scolaire dans cette prestigieuse université non pas grâce à ses facultés intellectuelles (il semble toutefois être un élève moyen mais concerné) et encore moins avec l’argent qu’aurait pu économiser son beau-père ou sa mère tous deux en situation trop précaire. Non s’il avait pu être recruté c’est donc par l’intermédiaire de ses facultés de basketteur. Meneur de jeu intelligent, scoreur mais aussi distributeur, il éclaboussant de son talent le niveau lycéen attirant les regards de tout un tas de recruteurs.

C’est le coach Phil Bennett, un rouquin au caractère et aux traits sévères, qui fut le plus sensible à son talent et qui poussa Stern à formuler une invitation à Marcus pour qu’il vienne continuer ses études au bord du Connecticut. On cerne très vite le personnage de Bennett dès les premières lignes à son sujet quand, par exemple, il évince en quelques mots et sans pitié un joueur ayant pris trop de poids à ses yeux. Le livre ne s’attardera que sur deux autres joueurs : le pivot et capitaine DeAndre, et le colocataire de Marcus, John Pierce (un autre nom venu de la NBA). Le premier est sans doute celui qui m’aura le plus intrigué du livre et je vous laisse découvrir pourquoi en le lisant. Le deuxième est celui qui m’a le moins séduit car je ne suis pas fan de tout ce qui est dérive vers les substances illicites et les comportements dépravés. L’équipe est suivie par Steve Stockton (encore un patronyme NBA), un étudiant en deuxième année qui écrit pour le journal du campus et qui va rapidement devenir ami avec Marcus, le seul joueur avec lequel il puisse réellement interagir sachant que personne ne le porte dans son cœur. Issu d’une famille de classe moyenne, Steeve est un surdoué passionné de culture. Il rentre dans le cliché du rat de bibliothèque dont l’impopularité est aussi élevée que ses notes. Raconter les exploits de l’équipe de basketball de Citadel n’était pas son premier choix, mais pour avoir un pied dans le journalisme il était prêt à faire n’importe quoi.

Dès le deuxième chapitre on apprend la mort suspecte, surprenante et inexpliqué du jeune Stockton, retrouvé étendu et blessé à l’arrière du crâne. Qui l’a tué ? Pourquoi ? L’enquête sera menée pendant le parcours parfait de l’équipe de basket qui l’amènera jusqu’à la finale NCAA. En même temps que les sheriffs interrogent un par un eux les suspects, l’auteur puise dans la jeunesse de chacun des personnages principaux pour nous faire voyager dans une Amérique au glamour écorné par des destins tous entachés des travers et des faiblesses de l’Homme. Tous se retrouvent à Citadel, cette université qui concentre leurs espoirs d’une vie meilleure et qui pourtant ne semble pas leur offrir beaucoup mieux.

J’ai beaucoup aimé le rythme narratif de ce livre, chaque chapitre commençant par un paragraphe nous transportant à cette finale du Final Four NCAA pour mieux revenir par un saut dans le temps sur cette saison bouleversée par la mort de Stockton.

Sans vous spoiler il faut toutefois aborder cette fin qui laisse le lecteur dans un questionnement multiple et les personnages face à leurs transpositions de ce que représente pour eux une vie réussie.

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PS : en cliquant sur l’image de couverture du livre tout en haut, vous serez redirigés directement vers une page vous permettant de l’acheter. En faisant cela vous me permettez de gagner un million de dollars à chaque achat 😉 Alors n’hésitez pas les amis !

NOT A GAME – Kent Babb

Talent Sport édite une nouvelle traduction d’un livre ayant connu un certain succès outre-atlantique et ce n’est pas pour me déplaire. Tout ce qui contribue à augmenter le nombre de références trouvables en librairies traitant d’une manière ou d’une autre des sports américains me réjouit.

Ici Kent Babb a fait un véritable travail de fourmi pour mener à bien son œuvre. Comme il le dit lui-même, il a du parcourir un nombre incalculable d’interviews et d’articles sur Iverson et croiser le tout avec le résultat de ses propres entretiens dégotés avec d’anciens coéquipiers, coachs, amis ou membres de staffs ayant pu côtoyer la légende du basket de Philadelphie.

Le livre présente une architecture qui se démarque des autres biographies que j’ai pu lire jusqu’à présent. En effet, un chapitre se situera dans un passé plutôt récent et s’attardera sur le procès du divorce d’Iverson d’avec sa femme Tawanna, tandis que le suivant retracera la vie et la carrière professionnel du fameux numéro 3 et ainsi de suite. De ce fait cette rupture volontaire nous rappelle sans cesse l’épilogue malheureux sanctionnant la vie trouble d’un athlète hors du commun. Alors même que l’on pouvait le quitter au chapitre précédent en pleine ascension du basket universitaire ou encore dans la lumière des projecteurs des Finales NBA, le prochain nous ramène à la dure réalité.

On réalise au fil des pages, que nous les spectateurs, les fans de basket, nous avons tous plus ou moins fait un rapprochement voire même une projection sur ce petit bonhomme d’un mètre quatre-vingt. Ce gamin avec cette carrure si différente de celle de ses adversaires et des superstars de l’époque. Shaquille O’Neal dominait la ligue quand un joueur au physique d’adolescent a décidé de s’inviter à la table des champions.

Cet attachement que l’on a pu avoir pour Iverson a sans doute altéré notre vision des choses. Et si ce livre dresse un portrait sombre de « The Answer », on est en droit de se demander si ce n’est pas une énième tentative de tirer sur l’ambulance conduisant un athlète au crépuscule de sa gloire. Il apparaît rapidement que non tant tous ceux ayant vécu aux côtés d’Iverson sont unanimes. Pourtant on peut sentir une certaine retenue dans les propos des différentes personnes interrogées tout comme dans l’écriture de l’auteur. On aurait pu lire des pages et des pages décrivant précisément ses déboires mais à quoi bon ?

Allen Iverson, Not a game s’attarde aussi sur plein de petites anecdotes comme d’où vient son surnom « The Answer » ainsi, qu’entre autre, comment est née cette mode du manchon qu’il portait sur le bras droit.

Sans vous en dévoiler trop, ce livre revient donc surtout sur les rôles qu’ont pu tenir plusieurs individus dans la vie d’Iverson. Il souligne l’importance de coach Thompson à Georgetown qui a su parier sur un jeune encore en prison pour bâtir son équipe. On y découvre aussi un Pat Croce ancien membre du staff devenu propriétaire des Sixers qui s’amourache de ce petit phénomène au point d’en faire le premier choix de draft. On revient sur Dean Berry, celui qui a appris le crossover à Iverson lui permettant de mettre dans le vent un certain Jordan. Ses relations avec les membres de Reebok et ses agents successifs y sont également détaillées. Vous lirez également plusieurs passages émouvants sur son rapport avec Madame Michel qui avait pris soin de lui aussi bien physiquement que moralement. Et je garde le journaliste Phil Jasner pour la fin dont la dualité avec Iverson aura finalement accouché d’une belle histoire.

Après avoir lu ce livre il vous appartiendra de ne retenir que la souffrance d’une femme vivant un calvaire aux côtés d’une immense star du basket américain ayant sombré dans l’alcool, ou bien de vous interroger sur la nature même de ce mal ayant pulvérisé une famille. Iverson n’est-il pas en quête perpétuelle d’une jeunesse qu’on lui a volé ? N’est-ce pas sa naïveté infantile qui l’a ruiné, faisant profiter de son argent à tous ceux lui gravitant autour comme un gamin partage son goûter ? N’y avait-il pas que le jeu finalement qui intéressait Iverson ? N’était-ce pas en jouant qu’il était le plus sérieux et heureux ?

Not A Game… C’est un peu ça finalement. Il n’a jamais su mûrir comme il le fallait pour s’impliquer dans tout ce qui n’était pas un match de basket.

Courrez vous procurer Not A Game ! A la lecture des tranches de vies de ce petit bonhomme, véritable icône du basket, vous en ressortirez grandi.

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KOBE special retirement issue – Sports Illustrated

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S.I. a décidé de lancer une vague de nouveau livres/magazines surfant sur la vague des retraites ou des titres de champion. Et quelle bonne idée !

Pour un prix plus que raisonnable, entre 12 et 15€, vous avez là un condensé de pur bonheur et un véritable objet de collection comme je les aime.

La formule saura vous séduire avec sa couverture semi-rigide, ses nombreuses illustrations pleine-page, et son choix d’articles toujours opportun.

En ce qui concerne plus précisément ce livre sur Kobe, vous allez avoir droit à un article inédit pour ouvrir les hostilités suivi d’une infographie mettant en lumière les statistiques affolantes du Black Mamba.

Vous revivrez comme si vous étiez encore en 1996, sa décision de se présenter à la draft directement à la sortie du lycée avec cet œil encore un peu dubitatif sur la question. Il faut dire qu’à l’époque Kevin Garnett venait tout juste de franchir le pas l’année précédente, et l’on craignait une avalanche de prospect courants au suicide sportif dans la grande ligue.

Ensuite, sans surprise, vous trouverez de longs articles faisant suite à chacun des 5 titres de Kobe. C’est d’ailleurs l’occasion de voir l’évolution du regard que le monde du basket en général et la presse en particulier posaient sur le numéro 24 des Lakers. Si au début l’on se plaisait à le décrire comme un soliste assoiffé de records, l’image dépeinte ensuite lui est plus favorable. On le retrouve ainsi plus rameuter de troupe, leader. La légende au crépuscule que l’on ne veut pas voir quitter la scène.

Ce livre a tout pour vous plaire : un prix tout petit, un aspect collector, et il se lit super vite et bien, même si vous ne possédez pas un niveau d’anglais extraordinaire. Attention toutefois ça reste du Sports Illustrated donc un poil au-dessus des articles que l’on peut lire à droite à gauche sur le web.

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DREAM TEAM – Jack McCallum

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Jack McCallum nous fait profiter de sa complicité avec les joueurs de la meilleure équipe de basket de tous les temps : la sélection américaine pour les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992.

Pour ceux qui ne le savent pas, cette équipe a la particularité d’être la première composée de joueurs professionnels, les instances décisionnelles réservaient jusque là les sélections aux joueurs amateurs.

L’ancien journaliste de Sports Illustrated nous replonge au début des années 90 à un moment charnière où l’équipe nationale américaine sort d’un camouflet lors de sa dernière grande compétition alors que parallèlement la NBA s’apprête à vivre son apogée populaire. L’avènement de la génération Bird/Johnson et l’entrée fracassante d’un certain Michael Jordan vont contribuer à consacrer la domination américaine du basket mondial.

McCallum explique précisément le mécanisme accouchant de l’arrivée des pros en équipe nationale mais également les réticences initiales de la plus grande ligue du monde à voir ses meilleurs joueurs prendre le risque de se blesser dans des matchs folkloriques.

Là où l’on pouvait s’attendre à un simple livre retraçant le parcours olympique de cette équipe mythique, l’auteur va beaucoup plus loin délaissant même quasiment cette partie au profit de choses bien plus croustillantes.

Ainsi le lecteur fait face à un enchaînement de chapitres dressant la situation précise (santé, performance, renommée,…) de chaque futur sélectionné, de l’entraîneur, mais aussi du pauvre Isiah Thomas non retenu pour des raisons que je vous laisse découvrir.

McCallum nous raconte dans les détails les plus complets les différents tournois de préparation (Portland et Monaco) accompagnés par tout le battage médiatique entourant cette équipe programmée pour tout écraser sur son passage. Là encore, même les plus passionnés apprendront forcément quelque chose.

Enfin le livre se termine par une évaluation objective de l’impact que la bande à Jordan a eu depuis cet été 1992 sur l’univers du basket mais aussi d’un point de vue socio-économique. La NBA serait-elle aussi populaire aujourd’hui si le trio Magic-Bird-Jordan avait refusé de participer ? Où situer les performances des Dream Team suivantes ? McCallum jette même un regard sur le basket européen en constatant l’augmentation progressive du nombre de joueurs du vieux continent évoluant en NBA.

Même si vous pensez déjà tout savoir sur les plus grandes idoles du basket américains, Dream Team est un livre qui n’aborde pas le sujet comme les autres et plaira au plus grand nombre. De l’adolescent n’ayant jamais vu jouer Jordan ni même goûté à la NBA plus rugueuse des années 90, au fan le plus acharné ayant vieillit avec les cassettes vidéos des Lakers de Magic, tout le monde saura apprécier ce magnifique livre à sa juste valeur.

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