Basketball & Cie – SHEA SERRANO


61kwt193ojl-_sx258_bo1204203200_Nouvelle collaboration avec Trashtalk pour cette chronique sur le livre qui m’a le plus diverti depuis un moment. Un univers que j’adore. Je vous renvois donc directement vers mon avis disponible sur leur site en cliquant juste ici: là oui oui là!

N’hésitez à liker, Retweeter ou tout simplement à donner votre avis à la suite du tweet ci-dessous:

Merci encore à Alex pour sa confiance! Clique ici pour te rendre sur sa chaîne TuTube légendaire!

Stephen Curry, la révolution – Thomas BERJOAN

51ta-jlhrfl-_sx334_bo1204203200_Les Editions Marabout ont été très actives en ce début d’année 2018, nous offrant coup sur coup, à un mois d’intervalle, le livre #Trashtalk et ce petit bijou de Thomas Berjoan. Car oui, très peu de suspens ici, ce bouquin est un must-read comme on dit aux States des États-Unis d’Amérique.

J’aimais déjà le travail du journaliste (notamment dans le regretté BAM : BasketNews AMérica) j’attendais donc avec impatience de découvrir celui de l’auteur dès l’annonce sur Twitter de la sortie de cette biographie.

Si quelques uns se sont demandés, et se demandent encore peut-être, pourquoi une biographie sur Curry maintenant alors qu’il est encore loin de la fin de sa carrière, la réponse me paraît naturelle : et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas découvrir la trajectoire fabuleuse de ce génie du shoot (et du travail) alors même qu’il continue à écrire son histoire ? Pourquoi attendre ? Pourquoi passer à côté d’éléments qui pourraient vous faire changer d’avis sur le personnage (je parle aux haters là) ou vous faire prendre conscience de la chance que vous avez de pouvoir admirer un phénomène en plein prime ? Je dois avouer faire partie du groupe de gens qui trouvent Curry arrogant par sa nonchalance. Le voir courir les bras le long du corps m’exaspère par exemple. J’avais donc bien besoin de me plonger dans ce bouquin.

Un petit mot très rapide tout d’abord sur la qualité matérielle du livre. Couverture souple semi-rigide avec un rabat comme on peut retrouver dans les mangas. Rien que ça, c’est une preuve que l’éditeur ne prend pas les ouvrages basket à la légère et donc pour moi c’est un grand oui ! Bravo mesdames messieurs de chez Marabout. On note aussi la présence d’un carnet central de 4 pages de photos couleurs (enfance, trophée, shoot, chaussures…).

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Le contenu suit logiquement une trame chronologique en s’attardant quelque peu sur les parents de Curry, comme l’a fait Roland Lazenby dans ses bio de Jordan et Kobe, sans pour autant rentrer trop dans le détail. Le dosage idéal quoi. Une enfance peu banale pour Stephen, bercé dans le monde fantastique de la NBA grâce au parcours de son père Dell. Au lieu de se contenter d’être le « fils de », cette immersion dans la plus grande ligue du monde aura été une source de motivation ultime pour la future coqueluche des Warriors.

Oui on va suivre son parcours en faculté. Oui on va voir que ce n’était pas toujours facile et même parfois très dur vis-à-vis des a priori liés à son physique. Mais ce qui m’a plu dans ce livre c’est le travail de documentation qu’a fait l’auteur. Il a dû chercher toutes les interviews, lire tous les livres (dont «Golden » de Marcus Thompson), voir tous les reportages possibles et imaginables sur Curry. Ce travail n’a pas concerné que le côté stats-trophées-business ni ne s’est limité à l’entourage proche du joueur (famille, agent, amis). Je prends l’exemple du passionnantissime (oui je sais ça n’existe pas mais je fais ce que je veux c’est mon blog) chapitre 8 qui parle d’un sujet qui m’est cher en tant que kiné (car oui je ne gagne pas ma vie avec Page 23, je sais c’est incroyable) : le travail physique « off the court ». Berjoan a donc retrouvé les témoignages du coach Brandon Payne et de Keke Lyles le directeur de la performance des Warriors. Quelle claque ce chapitre ! Je peux rien vous dire de plus. Lisez-le.

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Il faut dire que deux chapitres avant j’avais déjà pris un revers avec l’abord du thème de la jalousie. Vous savez ? Les haters. Cette partie du livre a été capitale pour moi, elle m’a ouvert les yeux sur la perception que j’avais de Curry. Je le détestais parce qu’il faisait tout paraître trop facile. Et ça, comme c’est très justement expliqué par l’auteur, on peut l’accepter d’un monstre physique comme LeBron ou d’un génie du vol en haute altitude comme Jordan. Mais de la part d’une chétive crevette à peine plus grande que moi avec trois poils au menton ça énerve. Curry ne doit sa place qu’à son acharnement pour le travail. Il n’est pas né avec des prédispositions surhumaines. Tout comme le spectateur moyen. Mais lui il a bossé. Plus dur que n’importe qui (faîtes que Kobe Bryant ne lise jamais cette phrase pitié pitié pitié). Et inconsciemment c’est le fait de devoir accepter que cette différence entre lui et nous ne se base que sur le travail qui nous pousse à le détester.

Le reste de cette bio est tout aussi intéressant et complet puisqu’il est même question de sa carrière internationale en toute fin du livre. C’est le bouquin idéal pour vous suivre à la plage cet été, surtout maintenant qu’il vient de gagner un troisième titre. J’avais peur de tomber sur un livre-magazine comme la récente mise à jour de la bio de Parker, mais le style d’écriture est vraiment trèèèèèèèès proche de ce que font les américains.

« Jamais deux sans trois » comme dit l’adage. J’attends donc avec impatience le troisième sort lancé par Marabout.

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Dream Team (Ahiru no Sora) – Takeshi Hinata

Je vous invite à lire ma chronique sur ce manga exceptionnel sur le site de Trashtalk (il suffit de cliquer ici) avec qui j’ai collaboré pour l’occasion. À noter que l’on devrait bientôt avoir droit à une adaptation en animé, alors si j’étais vous je prendrais une longueur d’avance.

N’hésitez pas à RT et liker leur petit Tweet juste ici sur le sujet ou bien encore à y répondre directement.

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Vous pouvez aussi checker ma vidéo sur Tutube 😉

#Trashtalk

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La date n’a certainement pas été choisie au hasard pour la publication du premier livre de Trashtalk. En effet le 14 février dernier sortait  « le livre jaune » dans toutes les librairies, un véritable cadeau pour tous les amoureux du basket et sans doute envers l’une des plus grande communauté NBA issue de la toile. Sur les réseaux, je n’ai jamais vu un tel engouement pour un livre sur le sujet. Il se classera logiquement et en un temps record (avant même sa sortie officielle) tout en haut des ventes pendant plusieurs jours voire même semaines. Face à cet enthousiasme, cette frénésie pourrait-on dire, je vous avoue que j’ai ressenti une certaine satisfaction : oui les livres sur les sports US ont leurs places dans les librairies, et oui les gens lisent et achètent encore des livres en 2018.

Si les éditions Marabout ont fait le taff en m’envoyant gentiment un exemplaire dans les temps, je ne remercierai pas la Poste qui n’a pas su répondre favorablement à mon caprice : le recevoir au pire le jour de sa sortie. L’horreur pour quelqu’un d’impatient comme moi ! Mon feed Twitter était envahi de jaune. Du « Gérard » et du Javale partout. Chacun y allait de sa petite photo et en avant les RT. Les spoils sur le contenu étaient inévitables. Mais encore une fois quelle satisfaction de voir tout ça. Je n’ose imaginer ce qu’ont ressenti les membres de Trashtalk inondés de notifications en tout genre. L’aboutissement d’un gros travail.

Une fois en main la première chose qui saute au yeux c’est la réalisation hyper soignée. Un format moyen, une couverture à la fois souple et rigide et une palette graphique qui vous en met plein les yeux. De l’orange fluo en veux-tu en voilà. Le choix des photos n’est pas non plus ordinaire. Ainsi on va retrouver Allen Iverson sous le maillot de Besiktas, du Earl Boykins en pleine page, une Céline Dumerc sous le maillot d’Atlanta en WNBA et même un Dr J en train de siffler une binouze dans le vestiaire des Nets portant son maillot inside-out. Atypique. Mais comment ne pas s’attendre à un tel contenu quand on connaît un peu le fonctionnement des enfants de Gary Payton ?

Avant de me plonger plus attentivement dedans, j’étais tombé sur un tweet ou les auteurs se « justifiaient » d’une certaine ressemblance avec le récent livre « Basketball (and other things) » de Shea Serrano (que je suis en train de lire et qui sera donc prochainement sur le blog) tout ça parce qu’il était plus ou moins construit de la même manière : un ton satirique et sérieux à la fois sous forme de listes. Alors maintenant que j’ai pu comparer, je vous le dis tout de go (cf : « les expressions que plus personne n’utilise »), la polémique n’a pas lieu d’être. Oui les deux sont drôles, oui les deux reviennent sur plusieurs périodes et aspects du jeu, mais à la lecture il s’agit plus là d’une complémentarité qu’autre chose. Et comme l’a dit Trashtalk, le livre était déjà en cours d’écriture avant même la sortie de celui de Serrano. De plus là où « Basketball (and other things) » cherche plutôt à répondre à des questions avec un argumentaire plus ou moins objectif et raisonnable, #Trashtalk dresse des listes parfois folles, parfois sérieuses, mais toujours intéressantes.

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Ceci étant dit koikontrouve dans ce bouquin qui vaut la peine de l’acheter ? Pour les plus jeunes et pour ceux qui ont découvert la NBA grâce à BeIn Sports, vous allez vous enrichir de bases historiques qui font que les vieux comme moi râlent devant certaines actions (* tousse * flopping * tousse *) ou débats (qui est le GOAT ?). Et c’est là que l’idée de listes est originale. Car s’il avait été construit comme un livre historique classique, il aurait perdu quelques lecteurs en route. Là, si les infos sont au final distribuées un peu dans le désordre au grès des différents thèmes abordés, le jeune lecteur retrace, sans trop s’en rendre compte, l’histoire quasi complète de la plus grande ligue du Monde. Pour les enfants de Canal et George Eddy, un rictus va vous accompagner au fil des pages. L’effet nostalgie marche à fond. Beaucoup de référence au basket des années 90. Tough guys, castagne, répliques de légendes, et joueurs obscurs apparaissent ça et là tout au long du livre. Quel autre bouquin vous parlera de Jahidi White, Robert Traylor, Bison Dele, Tamika Catchings, Jason Caffey, Cedric Ceballos, et j’en passe ? Si la NBA est le thème central, TOUS les baskets sont évoqués. Féminin, Euro, Clubs, Equipe de France… Tout.

Bien sûr le livre est drôle, fantaisiste, et totalement à l’image du ton Trashtalk. Il est vraiment difficile de lui trouver des défauts. Allez je vais en citer un mais vraiment pour embêter alors. C’est une approximation à la page 110 concernant les pompes mythiques. Alors oui la Jordan XI est la plus belle de tous les temps (d’ailleurs la Concord ressort en fin d’année !!!), oui elle est bien dans Space Jam, mais non ce n’est pas celle qui accompagne le fameux « I’m Back ». Il s’agit de la Jordan X (ré-éditée le 19 Mars 2018 : https://www.nike.com/ma/fr_fr/launch/c/2018-03/air-jordan-x-retro-im-back) et tout est parti de Scottie Pippen ( checkez ça : https://www.youtube.com/watch?v=Y5T5CBCHrF8 ). Comment ? Si  Johnny Jesaistout et Marguerite Jemelapète sont des parents à moi ? Euh pas que je sache…

Bon vous l’aurez compris, si vous vous dites fan de NBA il est inexcusable de ne pas avoir ce livre chez soi ! En plus d’en apprendre beaucoup en s’amusant, il est idéal pour être ressorti entre potes durant les temps-morts et autres coupures interminables des soirées basket live. Barres de rire garanties et/ou maxi challenges en perspective.

On aime tous le basket, mais on n’a pas tous écrit une aussi belle déclaration d’amour

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PS :  Ce que réalise l’équipe de Trashtalk en terme de promotion est assez inédit dans le domaine du livre sur le basket puisqu’elle sillonne les FNAC des quatre coins de la France à intervalle régulier. L’occasion pour Bastien et Alex, principalement, d’aller à la rencontre de leur communauté. Surveillez leur Twitter pour savoir s’ils viennent bientôt chez vous. Encore une fois, c’est assez dingue, et surtout rassurant, de tomber sur des photos ou des stories rapportant les files d’attente pour s’arracher un bouquin sur le basket. Vous ajoutez à cela la multiplication des traductions de best-seller US et le tout est de bon augure pour ma passion !

INTERVIEW EXCLUSIVE DE ROLAND LAZENBY

L’auteur de « The Life », la plus grande biographie sur Michael Jordan, et de « Showboat », idem sur Kobe Bryant, vous livre ici quelques anecdotes sur sa méthode de travail titanesque pour réaliser de tels ouvrages. Découvrez à travers ces quelques questions l’homme derrière les best-seller.

PAGE 23: Je ne pense pas que les gens réalisent le temps que cela prend pour écrire un livre, pouvez-vous nous dire combien de semaines, mois, ou même années cela vous a pris pour écrire respectivement “The Life” et “Showboat”?

Roland LAZENBY: « Et bien, j’ai passé des années à écrire à propos de MJ et Kobe avant de commencer les projets de biographies. Le projet MJ a pris 3 ans. Kobe environ 18 mois. »

Quels furent les principales étapes pour écrire ces livres? Étaient-elles les mêmes pour les deux livres?

« C’est un processus assez standard. J’ai passé des années à écrire sur eux donc je connaissais la plupart des histoires. Mais la biographie requiert une compréhension profonde. J’ai fait d’énormes recherches pendant plusieurs années essayant de comprendre la famille de Jordan depuis son arrière grand-père Dawson Jordan. Pour Kobe, je suis parti en Italie pour trouver des gens qui l’ont connu de ses 10 ans à son adolescence. La partie fun de ces projets ce sont les nombreuses interviews. Pour autant, c’est aussi fascinant parce que tous les deux ont été l’objet de multiples articles par les journalistes. C’est une combinaison de ma propre expérience de reportage, mes recherches, et de mes interviews de plusieurs personnes gravitant autour d’eux qui ont été les témoins des événements de leurs vies. »

Avez-vous rencontré des problèmes pendant l’écriture de ces livres ? Si oui, pouvez-vous les partager avec nous ?

« Ce fut extrêmement difficile pour les deux livres pour différentes raisons en commençant par le nombre incroyable d’informations à traiter. Le fait de rechercher et de trouver de nouvelles informations était extrêmement motivant pour moi. Il y avait tellement de choses qui n’étaient pas connu sur les deux joueurs.  Découvrir ces infos était un effort fascinant. Le livre sur Kobe était un plus gros challenge parce que ma sœur aînée est tombée malade pendant que j’étais en train de l’écrire. Je n’avais pas réalisé à quel point elle était malade. Elle voulait que je vienne lui rendre visite. Hélas elle décéda le jour ou je venais de finir le livre, donc le processus entier d’édition et de préparation du livre pour la publication était une période délicate pour moi. »

Est-ce qu’à un moment donné, pendant l’écriture de ces deux livres, vous vous êtes rendu compte que votre perception d’un ou des deux joueurs avait changé ?

« Oui, j’ai eu une toute nouvelle perspective sur Kobe au fur et à mesure que je réalisais que ces parents étaient quasiment fauchés et qu’il est devenu pro pour les tirer d’affaire financièrement. Cette information change l’entière narration de sa vie. Avec MJ, l’image commença à changer quand je pris connaissance de l’influence de son arrière-grand-père et de sa grand-mère maternelle sur sa vie et sa personnalité.

Je dois rajouter que le simple processus de placer la vie d’un sujet dans une entière chronologie change souvent la façon dont nous les voyons. C’est pour cela que les biographies complètes ont tellement de valeur. C’était le cas avec aussi bien MJ que Kobe. »

Pensez-vous que Kobe aurait réussi s’il avait joué avec les Bulls de Jordan (je pense à la cohésion d’équipe et le leadership) ? Même question avec Jordan chez les Lakers de Kobe.

« Kobe était si jeune en débarquant dans la NBA. Il allait rencontrer des problèmes de toute façon. Mais il aurait été fort avec ces Bulls renifleurs de coke en 1984.

Et, comme me l’a dit plusieurs fois Tex Winter, Jordan aurait eu à lutter avec un joueur comme Shaq.

Donc tous les deux, aussi semblable qu’ils soient, ont du batailler avec deux contextes très différents en tant que joueurs. »

Est-ce que n’importe quel autre coach que Jacskon aurait été en mesure de rendre ces deux joueurs champions ou pensez-vous qu’il était fait pour être le leur ?

« Il était fait pour être le leur. S’il vous plaît n’amoindrissez pas le rôle de Tex Winter dans le succès de MJ, Kobe et Jackson. Il y aurait eu d’autres entraîneurs qui auraient connu le succès, peut-être. »

Si vous pouviez changer quelque chose dans les carrières de Jordan et de Kobe qu’est-ce que ce serait?

« Je pense que cela aurait été fun de voir Kobe aller à Duke. Mais je ne suis pas fan de ce genre d’alternatives. »

Jackson avait l’habitude de donner des livres à ses joueurs, savez-vous si quelques joueurs en NBA passent du temps à lire?

« Je pense que quelque joueurs NBA lisent grâce au temps libre dont ils disposent. Mais la génération a aussi changée. Les meilleurs joueurs deviennent étudiants du jeu parce qu’ils doivent apprendre comment faire partie du paysage des plus grands. »

Qu’est-ce que cela vous fait de savoir que vos livres rencontrent tellement de succès qu’ils sont traduits et vendus à travers le monde?

« J’aime les lecteurs des 14 langues pour le livre de Jordan et des 11 pour Kobe. C’est vraiment amusant de voir  le pouvoir du basketball et de ces grands compétiteurs sur une échelle mondiale. »

Lequel de vos livres pas encore traduit en français aimeriez-vous voir l’être ?

« Jerry West  »

Travaillez-vous sur un nouveau livre en ce moment ?

« Je fais un break en ce moment. J’ai travaillé très dur, 14 heures par jour, jusqu’au bout de la nuit, ces dernières années. J’ai besoin de renouveler mon esprit, chose que je suis en train de faire. »

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Maintenant quelques questions super rapides:

Quel est le premier livre que vous vous rappelez avoir lu ?

« Je lisais tellement quand j’étais gamin, mais j’aimais particulièrement le travail de Jack London et d’autres comme ça. J’ai vraiment apprécié tout ce qu’à fait John Steinbeck. »

Quel est le livre ultime (qui n’existe pas) que vous rêveriez de lire (question difficile) ?

« Un livre à propos du changement de la société Américaine à la fin des années 60, début 70, ma jeunesse. »

Quel est votre livre favori de tous les temps sur le sport ?

« Je dirai « The Breaks of the Game » par David Halberstam (note de Page 23 : l’auteur de “Playing for keeps“ sur Jordan, “The Breaks of the Game” parle d’une saison de Bill Walton alors chez les Portland Trail Blazers). »

Y a-t-il un livre ou un auteur qui vous inspire dans votre façon de travailler?

« J’aime les gars comme Robert Caro (ses livres sur Lyndon B. Johnson), Taylor Branch (sa trilogie sur Martin Luther King et « Second Wind » avec Bill Russell).

J’aime tout un tas d’auteurs. Phil Jackson mettait toujours en avant Cormac McCarthy, et j’en suis venu à aimer tant de ses livres. Pareil avec Larry McMurtry. »

Cela peut paraître stupide mais lisez-vous beaucoup? Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

« Une des choses que je fais lors de ce break c’est prendre le temps de lire. Quand je recherche et que j’écris, c’est un travail intensif et j’ai un calendrier extrêmement chargé. En ce moment je suis en train de lire Bruce Catton sur la Guerre Civile, je re-lis Huck Finn. Le dernier livre que j’ai lu était « Dead Man’s Walk » par Larry McMurtry. »

Etes-vous un collectionneur? Si oui, pouvez-nous nous parler de votre collection?

« J’ai tendance à collectionner le matériel de mes recherches, les media guides (guides à l’intention des journalistes et autres médias avec toutes les informations possibles et imaginables réalisés par les équipes elles-mêmes ou les différentes ligues), les magazines, les livres de sports. J’ai une collection de plusieurs milliers de publications sur MJ et Kobe, les Lakers, Celtics, Pistons, Bulls, toutes les équipes avec lesquelles j’ai voyagé et à propos desquelles j’ai écrit. »

Un dernier mot pour vos lecteurs français?

« Beaucoup d’amour pour mes lecteurs en France. Beaucoup d’amour. »

Je tiens à remercier énormément Roland LAZENBY de s’être prêté au jeu de l’interview pour Page 23. Auteur à succès il n’en reste pas moins un homme d’une grande simplicité, accessible et d’une gentillesse incroyable.

« The Life » sur Michael Jordan est disponible partout. « Showboat » sur Kobe Bryant devrait également paraître bientôt en France.

#23BookClub

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(LE #23BOOKCLUB EST ACTUELLEMENT EN PAUSE APRÈS PLUSIEURS MOIS À ESSAYER DE GAGNER EN POPULARITÉ. IL REVIENDRA PLUS BEAU ET PLUS FORT QUAND PAGE 23 TOUCHERA UN PEU PLUS DE MONDE. PARCE QUE L’AIR DE RIEN ÇA DEMANDE DU BOULOT TOUT ÇA… 🙂 )

Place aux choses sérieuses sur Page 23 avec l’arrivée du #23BookClub !

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Comme n’importe quel Book Club, ou Club de lecture, le but est de choisir un livre à lire en commun pendant une période définie. Les participants lisent chacun à leurs rythmes et échangent leurs avis et leurs impressions sur l’ouvrage en cours de lecture. Si tu veux dire que c’est le meilleur bouquin de tous les temps tu as le droit ou si tu penses que c’est une sombre daube infâme que tu as arrêté de lire au bout de 20 pages tu as le droit aussi !!!

Ici le rythme sera d’un livre par mois sauf exceptionnel gros pavé. Je vais essayer de choisir des livres qu’on peut facilement trouver en espérant qu’un maximum de personnes participent.

Qui peut participer ?

Tout le monde ! C’est ça qui est cool. Aucune inscription requise, aucune prise de tête. Un seul mot d’ordre : PARTAGE. Si tu as un compte Facebook, Twitter, et/ou Instagram rejoins le #23BookClub. Viens ! On  est bien !

Comment participer ?

  • Suis Page 23 sur les réseaux sociaux (liens en fin d’article) ou va directement à la fin de ce post pour savoir quel est le livre du mois.
  • Cours t’acheter le bouquin en question ou cliques sur le lien que je te soumettrais pour l’acheter directement sur internet et attendre que ton facteur préféré te l’apporte. Si le #23BookClub prend de l’ampleur je pourrais sans doute essayer de négocier avec une enseigne pour obtenir une réduction si on groupe les achats. Tu n’es pas obligé de commencer le #23BookClub le premier jour du mois, le but est juste d’arriver à lire un livre par mois que ce soit en 4 jours, deux semaines ou un mois!
  • Rends toi sur les réseaux sociaux et racontes nous tes étapes de lecture en étant sûr d’ajouter le hashtag #23BookClub dans tes messages. Tu n’as pas lu une ligne de la journée ? C’est pas grave ! Au contraire dis-nous pourquoi et tu auras le soutien de la communauté pour repartir de plus belle. Tu as lu 150 pages d’un coup ! Wahoo ! Dis-nous ce que ça fait d’avoir les yeux qui saignent ! Peu importe ce que tu as à nous dire, DIS-LE avec le hashtag #23BookClub pendant un mois.

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Sur Facebook : RDV sur la page FB de Page 23 en cliquant ici!

Laisse un commentaire sur le post qui sera épinglé en haut de page invitant à participer au #23BookClub du mois en cours.

Exemples : « J’ai acheté le livre et au vu de la quatrième de couverture je m’attends à lire la meilleure bio de tous les temps de Michel Dupont mon joueur préféré. Le problème c’est qu’après le prologue j’ai déjà plus envie d’avancer parce que c’est trop lourd. » Quelqu’un te répondra peut-être qu’il a ressentit la même chose mais qu’il est allé plus loin et que le livre est beaucoup plus plaisant par la suite te donnant ainsi l’envie de te replonger dedans. Ou alors tu vas tomber sur un lecteur qui a fait pareil que toi et qui te conseillera de basculer sur un autre livre.

« J’ai bien fait de suivre les conseils de Didier sur le groupe. Effectivement le début du livre est un peu barbant, mais dès que ça parle un peu plus de son parcours en NBA c’est plus attractif. »

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Sur Twitter : En 140 caractères va à l’essentiel mais tiens nous au courant et n’oublies pas d’utiliser le hashtag #23BookClub.

Exemples: « J’ai bien accroché. Lu 20 pages et pour l’instant pas décu #23BookClub  » (avec photo du livre)

« Bon ben finalement le chapitre 2 c’est pas super. Je suis le seul à pas aimer ce bouquin? #23BookClub »

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Sur Instagram : Prends une photo la plus originale possible en y ajoutant un commentaire et le hashtag #23BookClub et tous les autres hashtag que tu veux !

Exemples : [photo de la couverture, le livre appuyé contre un ballon de basket] « On va voir ce que tu as dans le ventre monsieur Biographie-de-Michel-Dupont! #23BookClub #basketball #nba #livre #lecturedumoment »

[photo de la page 46] « Après deux chapitres lus je peux déjà dire que j’adore ce livre. Je pensais connaître Michel Dupont par coeur mais j’apprends plein de choses! #23BookClub #basket #legende #MichelDupont #lecturedumoment »

Peu importe le réseaux social choisi, l’essentiel est de s’amuser à documenter son périple dans ce défi de lire un livre en un mois.

C’est tout ?

Pour ceux qui le souhaitent, je vous propose de me faire parvenir votre chronique une fois le livre terminé et j’en choisirai une que je mettrai sur le blog à la suite de la mienne en nommant son auteur. A vous la gloire avec une exposition internationale grâce à Page-23.com

On gagne quoi ?

Pour l’instant rien si ce n’est de bien se marrer et de s’imposer à relever un défi. C’est la possibilité de raconter votre histoire tout en en  lisant une autre. Celle du livre bien sûr mais aussi celle des copains qui tentent de relever le même défi que vous. A terme j’espère pouvoir vous proposer de repartir avec un truc pour les plus assidus ou les plus créatifs dans leurs manières de nous faire vivre leurs challenges du  #23BookClub du mois.

Et si je n’arrive pas à finir le livre dans les temps ?

C’est pas grave ! Tu auras juste la plus grosse honte de ta vie ! Et inutile de tricher parce que de toute façon ça ne sert à rien. L’idée c’est justement de voir si on est capable de relever un défi tout en prenant du plaisir. Continues quand même à nous tenir au courant jusqu’à la fin de ta lecture, même si le #23BookClub est passé à un autre livre.

Et si j’ai fini bien avant le délai ?

Bravo ! Ca te laisse le temps de plancher sur la chronique qui résumera ton avis et qui finira peut-être sur le blog. Tu peux aussi commencer à réfléchir au prochain livre que tu aimerais lire et n’hésite pas à me le soumettre. Tu peux aussi faire du coloriage, nourrir ton poisson rouge ou planter des navets ! Le principal c’est d’avoir fait ton devoir de nous raconter avec le plus de détails possible ton parcours et tes avis au cours de cette lecture.

Sois certain que ton dernier message montre de manière évidente que tu as fini. Du genre : « DERNIER JOUR/ LIVRE TERMINE ! J’ai lu les 350 pages de la bio de Michel Dupont ce qui me fais une moyenne de 27 pages par jour. J’ai adoré du début à la fin comme vous avez pu le lire dans mes posts précédents et je suis plutôt fier de moi. Maintenant je peux aller planter des navets. Courage à vous les copains pour la fin du #23BookClub du mois. Je vais continuer de vous suivre pour vous voir galérer hahaha »

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Plus aucune raison d’hésiter ! Regarde quel est le livre du mois, cherche ton porte-feuille et commence à lire. De suite après balance du tweet ou déverse tes photos sur Instagram sans oublier le fameux hashtag #23BookClub

CALENDRIER DU #23BOOKCLUB:

Mars 2017: Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès
(chronique disponible ici)

Avril 2017: Calico Joe
(chronique disponible ici)

Mai 2017: The Game

Juin 2017: Quand le jeu était à nous
(chronique disponible ici)

Juillet-Août 2017:L’Art du jeu
Septembre 2017: Playing for Keeps: Michael Jordan and the World He Made

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JORDAN LA LOI DU PLUS FORT – Sam SMITH

Ce livre est sorti sous le nom de « Jordan Rules » aux USA en 1992, en pleine suprématie des Bulls version Jordan, et c’est donc 24 ans plus tard que les Editions Mareuil ont décidé de nous offrir sa traduction à l’été 2016.

Surfant sur la vague de « Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès » de Phil Jackson et de « Michael Jordan, the life » déjà sur MJ, » Jordan, la loi du plus fort  » arrive avec une légitimité qui défie les années écoulés depuis l’original. On plonge avec plaisir dans cette période dorée de la NBA des années 90 d’autant plus que l’on s’attarde sur l’équipe la plus mythique de cette décennie.

Avant de commencer ce livre j’avais plusieurs a priori négatifs qui furent très rapidement dissipés. Le premier étant la peur d’un ouvrage trop ancré dans son époque, souffrant de la comparaison avec la NBA actuelle, mais le style de Smith nous fait vite oublié les années qui nous séparent de la première publication. Journaliste ayant un accès direct ou indirect quasi total à la vie interne des Bulls, il ne cherche pas les belles formules et évite d’enjoliver la réalité pour aller droit au but : nous faire vivre de l’intérieur une saison complète avec  les coéquipiers de Jordan. On retrouve ainsi des discours rapportés ou des interviews retranscrites avec des mots la plupart du temps aussi crus qu’authentiques.

Ma deuxième inquiétude était de tomber sur un livre faisant du Jordan-bashing tout du long. Je me rappelle avoir lu plusieurs commentaires, quand je voulais me procurer « Jordan Rules » en VO, qui ne faisaient ressortir que l’insistance de l’auteur à vouloir démonter un mythe à l’image publique parfaite. Il faut savoir que ce bouquin a créé une vive polémique et avait très mal été perçu par Jordan lui-même, ce qui peut se comprendre une fois lu. Je n’aime pas les livres-buzz où ceux surfant volontairement à contre-courant cherchant à se démarquer par une approche délibérément pamphlétaire. Si le début semblait renforcer mes craintes, je saisis rapidement que Smith ne dépeint pas uniquement le seul Jordan sous des traits peu flatteurs. Tout le monde en prend pour son grade. Il faut également comprendre que cela n’est pas fait gratuitement et méchamment. Non, ce qui ressort c’est le contraste entre une réalité, que je crois être retranscrite comme la plus fidèle possible, et l’image polie et filtrée par le prisme de la NBA. La ligue ne s’attarde d’ailleurs que sur les arabesques esthétiques et politiquement correctes pour constituer ses « highlights », omettant d’exposer l’engagement physique pourtant omniprésent sur les parquets à cette époque. Tout l’inverse de la NHL sur la même période. Naïvement, j’étais loin de m’imaginer tous les états d’âmes qui pouvaient être déversés dans un vestiaire NBA. Surtout dans CE vestiaire.

Concrètement si l’on peut dire que le livre commence par la « fin », il enchaîne ensuite avec un chapitre par mois de compétition de la saison 1990/91 qui accouchera, il n’y a plus de suspens, par le premier titre des Chicago Bulls. Un peu comme le lecteur s’autorise à rêver que le Titanic ne va pas finir par couler, on a beaucoup de mal à anticiper le titre de champion qui viendra récompenser un effectif en manque total d’alchimie. Au grès de leurs revendications et atermoiements, Smith arrive à nous décrire de manière noble et humaine chacun des protagonistes ayant eu l’honneur de revêtir la tunique rouge et blanche. Maîtrisant le sujet du basketball, il nous faire vivre les matchs avec autant d’attention que l’action en coulisse. L’auteur n’oublie d’ailleurs pas d’égratigner le coach Jackson, le GM Krause et le propriétaire Reinsdorf.

Vraiment je redoutais que le livre ne se perde en longueur sur les vices d’untel et untel alors qu’en fait on dépasse rapidement ce cap. Smith va beaucoup plus loin que du journalisme à sensation. Tous les maux peuvent se comprendre. Tous les écarts de langage ont une explication. Il faut voir dans ce livre une leçon de vie. Comprendre qu’une saison sportive est un catalyseur émotionnel où l’on demande aux joueurs d’abandonner leur enveloppe humaine pour se parer d’un costume d’acteur à la performance attendue par des milliers voire des millions de personnes. Lecteur, aurais-tu pu, toi qui n’as pas le talent d’un Jordan, tenir toute une saison avec les exigences que cela implique? Déifié par les tubes cathodiques et les presses rotatives Jordan n’en reste pas moins un être humain comme vous et moi. Le plus fort et jouissant de sa propre loi certes, mais avec tout autant de défauts que ces coéquipiers.

Je vous invite à lire ce livre jusqu’à sa dernière page car l’ « Epilogue » et les « Remerciements » sont pour moi d’une importance capitale pour comprendre les véritables intentions de Sam Smith.

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RETRO 2016

Voici donc une nouvelle année qui se profile avec son lot d’histoires sportives qui finiront couchées sur du papier. Certains auteurs sont déjà prêt à prendre la plume, d’autres ont déjà leurs livres dans des cartons en direction de vos librairies préférées. Je vous propose de prendre le temps de revenir sur ce qui a marqué 2016 en basket, baseball, foot US et hockey avec aussi un aperçu des sorties prévus pour ce début d’année avec notamment la bombe annoncée de George KARL !!!

2016 en NBA :

enveloppe_0Golden State – Cleveland. Ca y est j’ai résumé l’année écoulée tant ces deux équipes ont monopolisé l’attention. La Dub Nation d’Oakland, les Splash Brothers, les Warriors, ou Strengh in Numbers appelez-les comme vous voulez ont bouclé la saison régulière avec 73 victoires au compteur éclipsant ainsi le record des Bulls que l’on pensait intouchable. Un parcours presque parfait pour les champions en titre qui verront leur trophée changer de mains pour atterrir dans celles de LeBron James. S’il avait déjà été champion avec Miami ce couronnement avec Cleveland a une toute autre saveur. En attente d’une équipe championne depuis 1964 et les Bronws en NFL, le peule de l’Ohio exulta au terme d’un renversement de situation historique pour une finale (jamais une équipe menée 3 défaites à 1 n’avait réussi à revenir et à l’emporter).

Qu’il semble loin le temps ou  Scott RAAB se permit de sortir le controversé  » The Whore of Akron: One Man’s Search for the Soul of LeBron James  » en novembre 2011. Place maintenant aux ouvrages faisant la part belle à cette histoire digne d’un conte de fée. Mon favori pour l’instant (et très bientôt en chronique sur le blog) est  » Sports Illustrated Cleveland Cavaliers 2016 NBA Champs Special Commemorative Issue  »

2016 fut aussi l’année des adieux pour Kobe BRYANT, Tim DUNCAN et Kevin GARNETT, trois joueurs mythiques pour toute une génération. Le clone de Jordan, le meilleur poste 4 de tous les temps et l’une des plus grandes gueules de la ligue tout aussi capable d’éclabousser les rencontres par son trashtalk que par son talent. Je vous ai déjà présenté ici Sports Illustrated Kobe Bryant Special Retirement Tribute Issue: From Kid to Champ to Leader to Legend, et celui sur DUNCAN (Sports Illustrated Tim Duncan Special Retirement Tribute Issue: Farewell, Big Fundamental) ne va pas tarder !

Livre de début 2017 : Furious George: My Forty Years Surviving NBA Divas, Clueless GMs, and Poor Shot Selection


Des extraits ont déjà filtré et ça fait déjà grincer pas mal de dents. KARL balance sur le dopage mais aussi sur le comportement de Carmelo ANTHONY qu’il a eu sous ses ordres à Denver. Kenyon MARTIN, un autre de ses joueurs lors de son passage aux Nuggets, a déjà fait étal de son mécontentement sur Twitter. En substance, pour MARTIN, le livre ne serait qu’une accumulation de bêtises pour rester poli. Le livre sera disponible ici le 10 Janvier.

2016 en MLB :

enveloppe_0108 ans !!! 108 ans que les fans des Chicago Cubs attendaient un titre (la ville des Chicago était championne en 2005 grâce aux White Sox). La finale les opposaient aux Indians de Cleveland débridés par le récent titre des Cavaliers en basket , mettant fin à la « malédiction » supposée de la ville. Encore une belle année de baseball où la jeune génération a encore explosée à l’image des trophées de MVP décernés respectivement à Mike TROUT pour l’American League, et Kris BRYANT pour la National League.

Deux légendes de deux illustres clubs ont décidés de mettre un terme à leurs carrières : Alex RODRIGUEZ pour les Yankees (j’attends un livre rétrospectif ou commémoratif avec impatience !) et David ORTIZ pour les Red Sox que l’on retrouve très bientôt sur Page 23 avec Sports Illustrated David Ortiz Special Retirement Issue: The Ultimate Walk-off: Big Papi Says Goodbye.


La prochaine grande légende qui pourrait raccrocher les crampons serait Ichiro SUZUKI qui jouera au moins une année de plus du côté de Miami.

Malheureusement un jeune joueur talentueux nous a quitté en 2016. En effet les Marlins ont perdu leur lanceur vedette Jose FERNANDEZ dans un accident de bateau dramatique. Aimé de tous, charismatique et travailleur discipliné, FERNANDEZ laisse un grand vide dans la MLB qui a su lui rendre hommage à sa juste valeur.

Pour finir sur une note plus heureuse, notons que mon idole Tim TEBOW (ancien Quarterback NFL) a obtenu un contrat de la part des Mets de New York pour faire partie des équipes de ligues mineures et ainsi tenter sa chance de jouer dans la grande ligue. Coup médiatique ou véritable renouveau, l’avenir nous dira si TEBOW pourra véritablement fouler les pelouses de MLB dans les saisons à venir.

Livre de début 2017 : Baseball Prospectus 2017


Comme chaque début d’année les fans de baseball vont se ruer sur la nouvelle édition de Baseball Porspectus qui sortira le 10 février. Outil indispensable pour les aficionados de statistiques en tout genre ou les mordus de Fantasy League, cet ouvrage revient sur la saison écoulée et propose une estimation des performances à venir lors de la saison 2017  qui débutera en Avril.

2016 en NHL :

enveloppe_0Sidney CROSBY en avait vraisemblablement assez de voir d’autres capitaines soulever la prestigieuse Coupe Stanley à sa place été après été. Lui qui est considéré par tous les observateurs comme le meilleur joueur de la ligue se devait d’ajouter un nouveau titre à son palmarès déjà conséquent. C’est à la suite d’une saison forte en rebondissement avec l’émergence de Matt MURRAY dans les buts et d’une ligne HBK (HAGELIN-BONINO-KESSEL) pleine de fraîcheur soulageant le travail de Sid the Kid, que Pittsburgh a su glaner une nouvelle bannière de champions face à de valeureux Sharks de San Jose arrivés pour la première fois de leur Histoire en finale. Vous pouvez revivre le parcours des Penguins grâce à un magnifique documentaire en cliquant ici, mais également au travers de Sports Illustrated Pittsburgh Penguins 2016 Stanley Cup Special Commemorative Issue: Welcome to Title Town qui fera l’objet de la prochaine chronique de Page 23.


Côté Frenchies un nouvel arrivant dans le New Jersey chez les Devils porte le nombre de représentants français à 3 (BELLEMARE chez les Flyers et ROUSSEL chez les Stars sont les deux autres). En effet Yohann AUVITU découvre la NHL à l’âge de 27 ans après de nombreuses saisons au top niveau européen. Une opportunité en or qui demande une bataille quotidienne pour garder sa place dans cette ligue très disputée. Le hockey français est en plein essor et avec le prodige Alexandre TEXIER qui évolue cette année à Grenoble, on pourrait bientôt voir débarquer un quatrième français en NHL !

L’avenir de la NHL est entre de bonnes mains puisque les rookies, Auston MATTHEWS et Patrick LAINE font déjà le bonheur de Toronto et Winnipeg. La popularité de la ligue de hockey est grandissante selon un récent sondage, surtout chez la jeune génération.

Livre de début 2017 : A Guy Like Me


La bio de John SCOTT l’homme/troll. Les fans de la NHL ont décidé de mener campagne pour permettre à un obscur joueur de bout de banc de participer au All Star Game. Ils se sont unis pour voter en masse via internet et les réseaux sociaux faisant en sorte que SCOTT reçoive le plus de voix possibles et ainsi contraindre la ligue à l’inviter à la messe de mi-saison. Ce fut chose faite et SCOTT termina même MVP du All Star Game !!! Cette histoire et le parcours atypique de SCOTT se retrouvent dans la bio qui vient de sortir après le passage du Père Noël le 27 Décembre.

2016 en NFL :

enveloppe_02016 fut l’année de Peyton MANNING. D’abord vainqueur du Superbowl l’opposant aux Panthers de Carolina, il annonça sa décision de prendre sa retraite sur la plus belle victoire possible dans ce sport. Il aurait pu encore produire statistiquement une belle saison mais l’envie était-elle encore là de repartir dans une ligue toujours plus physique avec un corps vieillissant et qui ne l’a pas épargné jusque là ? Certainement que cette dernière bague a fait pencher la balance lourdement dans son processus de réflexion. Denver a choisi de ne pas continuer avec Brock OSWEILER, le backup de MANNING parti faire un flop chez les Texans de Houston, et a misé sur  Trevor SIEMIAN avec un bilan mitigé à l’heure de ces lignes. Si vous voulez vous replonger dans la carrière de MANNING je vous propose de cliquer ici pour ma chronique et pour ma vidéo.

Autre fait marquant de 2016 : la saison presque parfaite des Dallas Cowboys avec les rookie Dak PRESCOTT (QB) et Ezekiel ELLIOTT (RB). Le premier a fait une pré-saison remarquable mais minimisée par les avis des experts opposant la faiblesse des adversaires rencontrés. Cela ne l’a pas empêché de faire mieux que remplacer Tony ROMO blessé avant le début de la saison régulière, il l’a carrément détrôné. ROMO l’ayant même adoubé publiquement avec une classe énorme. Les Cowboys signeront d’ailleurs cette saison leur record de victoires consécutives avec 11, perdant seulement contre les Giants de New York de Odel BECKHAM Jr auteur d’une saison stratosphérique. Les playoffs s’annoncent passionnants !!!

Livre de début 2017 : Gunslinger: The Remarkable, Improbable, Iconic Life of Brett Favre


Je n’ai pas trouvé de livre sortant en tout début d’année c’est pourquoi je vous propose de vous rabattre sur « Gunslinger » sorti le 25 Octobre dernier. C’est, de l’avis de tous, la bio la plus complète jamais écrite sur l’un des meilleurs QB de l’Histoire de la NFL. L’auteur porte un regard objectif tout au long des 448 pages de cet ouvrage et je suis certain qu’il devrait intéresser un bon nombre d’entre vous.

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Je vous souhaite à tous une excellente année 2017, en espérant qu’elle soit pleine d’exploits sportifs et de livres passionnants !

DU LIERRE DANS LE BITUME – David Xoual

Les Editions Salto m’ont gentiment contacté pour me proposer de découvrir ce roman qui se déroule en plein campus universitaire américain et dont l’intrigue est centrée sur l’équipe de basketball. Toute littérature concernant un sport majeur américain ayant sa place sur Page 23, je me suis plongé, dès réception, sur ce petit livre de 109 pages à la lecture addictive. J’ai trouvé l’écriture intelligente dans le sens où elle mêle savamment un langage soutenu pour la narration principale et la description des personnages, à un langage courant voire familier pour les dialogues et les réflexions menées par les protagonistes.

On suit donc l’arrivée du jeune Marcus Gardner sur le campus de Citadel, une université fictionnelle sensée se trouver dans la ville bien réelle de Keene dans le New Hampshire. Pour l’anecdote, il existe bien une université Citadel aux Etats-Unis mais celle-ci se trouve dans l’état de Caroline du Sud. On découvre les lieux à travers les yeux émerveillés et attentifs de Marcus un gamin venu d’un quartier populaire de St Louis. S’il avait été habitué à côtoyer les loubards et les pommés sans jamais se lier d’amitié avec eux, notre héros timide et réservé, s’imprègne de cette nouvelle culture locale promue par Mr Stern un directeur (au nom bizarrement familier de l’ancien commissionnaire de la NBA) que l’on peut qualifier d’antipathique tant il méprise tout ce qui ne fait pas partie de son monde ou la culture et l’art sont les deux piliers fondamentaux. Le jeune Gardner eut la possibilité de venir poursuivre son cursus scolaire dans cette prestigieuse université non pas grâce à ses facultés intellectuelles (il semble toutefois être un élève moyen mais concerné) et encore moins avec l’argent qu’aurait pu économiser son beau-père ou sa mère tous deux en situation trop précaire. Non s’il avait pu être recruté c’est donc par l’intermédiaire de ses facultés de basketteur. Meneur de jeu intelligent, scoreur mais aussi distributeur, il éclaboussant de son talent le niveau lycéen attirant les regards de tout un tas de recruteurs.

C’est le coach Phil Bennett, un rouquin au caractère et aux traits sévères, qui fut le plus sensible à son talent et qui poussa Stern à formuler une invitation à Marcus pour qu’il vienne continuer ses études au bord du Connecticut. On cerne très vite le personnage de Bennett dès les premières lignes à son sujet quand, par exemple, il évince en quelques mots et sans pitié un joueur ayant pris trop de poids à ses yeux. Le livre ne s’attardera que sur deux autres joueurs : le pivot et capitaine DeAndre, et le colocataire de Marcus, John Pierce (un autre nom venu de la NBA). Le premier est sans doute celui qui m’aura le plus intrigué du livre et je vous laisse découvrir pourquoi en le lisant. Le deuxième est celui qui m’a le moins séduit car je ne suis pas fan de tout ce qui est dérive vers les substances illicites et les comportements dépravés. L’équipe est suivie par Steve Stockton (encore un patronyme NBA), un étudiant en deuxième année qui écrit pour le journal du campus et qui va rapidement devenir ami avec Marcus, le seul joueur avec lequel il puisse réellement interagir sachant que personne ne le porte dans son cœur. Issu d’une famille de classe moyenne, Steeve est un surdoué passionné de culture. Il rentre dans le cliché du rat de bibliothèque dont l’impopularité est aussi élevée que ses notes. Raconter les exploits de l’équipe de basketball de Citadel n’était pas son premier choix, mais pour avoir un pied dans le journalisme il était prêt à faire n’importe quoi.

Dès le deuxième chapitre on apprend la mort suspecte, surprenante et inexpliqué du jeune Stockton, retrouvé étendu et blessé à l’arrière du crâne. Qui l’a tué ? Pourquoi ? L’enquête sera menée pendant le parcours parfait de l’équipe de basket qui l’amènera jusqu’à la finale NCAA. En même temps que les sheriffs interrogent un par un eux les suspects, l’auteur puise dans la jeunesse de chacun des personnages principaux pour nous faire voyager dans une Amérique au glamour écorné par des destins tous entachés des travers et des faiblesses de l’Homme. Tous se retrouvent à Citadel, cette université qui concentre leurs espoirs d’une vie meilleure et qui pourtant ne semble pas leur offrir beaucoup mieux.

J’ai beaucoup aimé le rythme narratif de ce livre, chaque chapitre commençant par un paragraphe nous transportant à cette finale du Final Four NCAA pour mieux revenir par un saut dans le temps sur cette saison bouleversée par la mort de Stockton.

Sans vous spoiler il faut toutefois aborder cette fin qui laisse le lecteur dans un questionnement multiple et les personnages face à leurs transpositions de ce que représente pour eux une vie réussie.

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PS : en cliquant sur l’image de couverture du livre tout en haut, vous serez redirigés directement vers une page vous permettant de l’acheter. En faisant cela vous me permettez de gagner un million de dollars à chaque achat 😉 Alors n’hésitez pas les amis !

TOP 3 IDÉES CADEAUX BASKET – VO

Vous ne savez pas quoi mettre sur votre liste à côté du nouvel iPad ou du dernier jeu phare de la PS4 ? Vous redoutez de déballer une horrible cravate ou un pull que vous ne mettrez jamais ? Voici une liste de livres tous budgets dans laquelle vos proches pourront piocher si vous souhaitez des nouveautés en version originale dans la langue de Shakespeare. On dit merci Page 23 !!!

1. Showboat : The Life of Kobe Bryant (9€ en numérique, 11€ broché, 32€ relié)

Sans aucun doute LE livre de cette fin d’année. Il est fort à parier qu’il sera traduit et édité en France au même titre que The Life sur Michael Jordan. Ici c’est d’ailleurs le même auteur, Roland Lazenby, que l’on retrouve derrière cette biographie de Kobe Bryant incontestablement la plus complète avec ses 640 pages !!! BOUM ! Ne l’ayant pas encore lu, je suis quand même certain qu’une fois encore Lazenby n’oubliera aucun passage de la vie du Black Mamba sur comme en dehors du terrain. Must Read en vue.

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2. The Curse : The Colorful & Chaotic History of the LA Clippers (25€ broché)

Si les Clippers font partie des favoris chaque saison à l’Ouest depuis 4-5 ans il ne faut pas oublier qu’ils ont longtemps été considérés comme la pire équipe de tous les temps, tous sports US confondus. Ce livre prends le temps sur 558 pages de revenir sur chacun des événements marquant de l’histoire de l’autre franchise de Los Angeles. Se demandant si elle n’est tout simplement pas maudite, l’auteur part de la création de la franchise à l’éviction de Donald Sterling en passant par sa relocalisation controversée. Rien n’est oublié dans ce livre qui plaira aux amoureux de la NBA en général et permettra aux nouveaux fans des Clippers de mieux connaître leur franchise favorite.

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3. Spurs Nation : Major Moments in San Antonio Basketball (30€)

Livre que j’aime qualifier de collector. L’esthétique y est soignée avec une belle sélection de photos et une mise en page qui va droit au but. De la Draft de David Robinson au dernier titre face au Heat de LeBron James, ce bouquin ravira les fans des Spurs et de Tony Parker en revenant sur chacun des titres remportés par la Dynasty Duncan/Popovich. Essentiellement centré sur les finales il propose une rétrospective simple et efficace. Un livre qui fait du bien surtout après le départ à la retraite de Duncan que l’on aurait aimé continuer de voir jouer encore longtemps. Ce qu’il y a de bien avec les livres, c’est qu’il suffit de se replonger dans leurs pages pour revivre ces moments mythiques figés pour l’éternité en quelques mots et images. Comme dirait un certain membre de jury : CA J’ACHETE !