INTERVIEW EXCLUSIVE DE ROLAND LAZENBY

L’auteur de « The Life », la plus grande biographie sur Michael Jordan, et de « Showboat », idem sur Kobe Bryant, vous livre ici quelques anecdotes sur sa méthode de travail titanesque pour réaliser de tels ouvrages. Découvrez à travers ces quelques questions l’homme derrière les best-seller.

PAGE 23: Je ne pense pas que les gens réalisent le temps que cela prend pour écrire un livre, pouvez-vous nous dire combien de semaines, mois, ou même années cela vous a pris pour écrire respectivement “The Life” et “Showboat”?

Roland LAZENBY: « Et bien, j’ai passé des années à écrire à propos de MJ et Kobe avant de commencer les projets de biographies. Le projet MJ a pris 3 ans. Kobe environ 18 mois. »

Quels furent les principales étapes pour écrire ces livres? Étaient-elles les mêmes pour les deux livres?

« C’est un processus assez standard. J’ai passé des années à écrire sur eux donc je connaissais la plupart des histoires. Mais la biographie requiert une compréhension profonde. J’ai fait d’énormes recherches pendant plusieurs années essayant de comprendre la famille de Jordan depuis son arrière grand-père Dawson Jordan. Pour Kobe, je suis parti en Italie pour trouver des gens qui l’ont connu de ses 10 ans à son adolescence. La partie fun de ces projets ce sont les nombreuses interviews. Pour autant, c’est aussi fascinant parce que tous les deux ont été l’objet de multiples articles par les journalistes. C’est une combinaison de ma propre expérience de reportage, mes recherches, et de mes interviews de plusieurs personnes gravitant autour d’eux qui ont été les témoins des événements de leurs vies. »

Avez-vous rencontré des problèmes pendant l’écriture de ces livres ? Si oui, pouvez-vous les partager avec nous ?

« Ce fut extrêmement difficile pour les deux livres pour différentes raisons en commençant par le nombre incroyable d’informations à traiter. Le fait de rechercher et de trouver de nouvelles informations était extrêmement motivant pour moi. Il y avait tellement de choses qui n’étaient pas connu sur les deux joueurs.  Découvrir ces infos était un effort fascinant. Le livre sur Kobe était un plus gros challenge parce que ma sœur aînée est tombée malade pendant que j’étais en train de l’écrire. Je n’avais pas réalisé à quel point elle était malade. Elle voulait que je vienne lui rendre visite. Hélas elle décéda le jour ou je venais de finir le livre, donc le processus entier d’édition et de préparation du livre pour la publication était une période délicate pour moi. »

Est-ce qu’à un moment donné, pendant l’écriture de ces deux livres, vous vous êtes rendu compte que votre perception d’un ou des deux joueurs avait changé ?

« Oui, j’ai eu une toute nouvelle perspective sur Kobe au fur et à mesure que je réalisais que ces parents étaient quasiment fauchés et qu’il est devenu pro pour les tirer d’affaire financièrement. Cette information change l’entière narration de sa vie. Avec MJ, l’image commença à changer quand je pris connaissance de l’influence de son arrière-grand-père et de sa grand-mère maternelle sur sa vie et sa personnalité.

Je dois rajouter que le simple processus de placer la vie d’un sujet dans une entière chronologie change souvent la façon dont nous les voyons. C’est pour cela que les biographies complètes ont tellement de valeur. C’était le cas avec aussi bien MJ que Kobe. »

Pensez-vous que Kobe aurait réussi s’il avait joué avec les Bulls de Jordan (je pense à la cohésion d’équipe et le leadership) ? Même question avec Jordan chez les Lakers de Kobe.

« Kobe était si jeune en débarquant dans la NBA. Il allait rencontrer des problèmes de toute façon. Mais il aurait été fort avec ces Bulls renifleurs de coke en 1984.

Et, comme me l’a dit plusieurs fois Tex Winter, Jordan aurait eu à lutter avec un joueur comme Shaq.

Donc tous les deux, aussi semblable qu’ils soient, ont du batailler avec deux contextes très différents en tant que joueurs. »

Est-ce que n’importe quel autre coach que Jacskon aurait été en mesure de rendre ces deux joueurs champions ou pensez-vous qu’il était fait pour être le leur ?

« Il était fait pour être le leur. S’il vous plaît n’amoindrissez pas le rôle de Tex Winter dans le succès de MJ, Kobe et Jackson. Il y aurait eu d’autres entraîneurs qui auraient connu le succès, peut-être. »

Si vous pouviez changer quelque chose dans les carrières de Jordan et de Kobe qu’est-ce que ce serait?

« Je pense que cela aurait été fun de voir Kobe aller à Duke. Mais je ne suis pas fan de ce genre d’alternatives. »

Jackson avait l’habitude de donner des livres à ses joueurs, savez-vous si quelques joueurs en NBA passent du temps à lire?

« Je pense que quelque joueurs NBA lisent grâce au temps libre dont ils disposent. Mais la génération a aussi changée. Les meilleurs joueurs deviennent étudiants du jeu parce qu’ils doivent apprendre comment faire partie du paysage des plus grands. »

Qu’est-ce que cela vous fait de savoir que vos livres rencontrent tellement de succès qu’ils sont traduits et vendus à travers le monde?

« J’aime les lecteurs des 14 langues pour le livre de Jordan et des 11 pour Kobe. C’est vraiment amusant de voir  le pouvoir du basketball et de ces grands compétiteurs sur une échelle mondiale. »

Lequel de vos livres pas encore traduit en français aimeriez-vous voir l’être ?

« Jerry West  »

Travaillez-vous sur un nouveau livre en ce moment ?

« Je fais un break en ce moment. J’ai travaillé très dur, 14 heures par jour, jusqu’au bout de la nuit, ces dernières années. J’ai besoin de renouveler mon esprit, chose que je suis en train de faire. »

enveloppe_0

Maintenant quelques questions super rapides:

Quel est le premier livre que vous vous rappelez avoir lu ?

« Je lisais tellement quand j’étais gamin, mais j’aimais particulièrement le travail de Jack London et d’autres comme ça. J’ai vraiment apprécié tout ce qu’à fait John Steinbeck. »

Quel est le livre ultime (qui n’existe pas) que vous rêveriez de lire (question difficile) ?

« Un livre à propos du changement de la société Américaine à la fin des années 60, début 70, ma jeunesse. »

Quel est votre livre favori de tous les temps sur le sport ?

« Je dirai « The Breaks of the Game » par David Halberstam (note de Page 23 : l’auteur de “Playing for keeps“ sur Jordan, “The Breaks of the Game” parle d’une saison de Bill Walton alors chez les Portland Trail Blazers). »

Y a-t-il un livre ou un auteur qui vous inspire dans votre façon de travailler?

« J’aime les gars comme Robert Caro (ses livres sur Lyndon B. Johnson), Taylor Branch (sa trilogie sur Martin Luther King et « Second Wind » avec Bill Russell).

J’aime tout un tas d’auteurs. Phil Jackson mettait toujours en avant Cormac McCarthy, et j’en suis venu à aimer tant de ses livres. Pareil avec Larry McMurtry. »

Cela peut paraître stupide mais lisez-vous beaucoup? Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

« Une des choses que je fais lors de ce break c’est prendre le temps de lire. Quand je recherche et que j’écris, c’est un travail intensif et j’ai un calendrier extrêmement chargé. En ce moment je suis en train de lire Bruce Catton sur la Guerre Civile, je re-lis Huck Finn. Le dernier livre que j’ai lu était « Dead Man’s Walk » par Larry McMurtry. »

Etes-vous un collectionneur? Si oui, pouvez-nous nous parler de votre collection?

« J’ai tendance à collectionner le matériel de mes recherches, les media guides (guides à l’intention des journalistes et autres médias avec toutes les informations possibles et imaginables réalisés par les équipes elles-mêmes ou les différentes ligues), les magazines, les livres de sports. J’ai une collection de plusieurs milliers de publications sur MJ et Kobe, les Lakers, Celtics, Pistons, Bulls, toutes les équipes avec lesquelles j’ai voyagé et à propos desquelles j’ai écrit. »

Un dernier mot pour vos lecteurs français?

« Beaucoup d’amour pour mes lecteurs en France. Beaucoup d’amour. »

Je tiens à remercier énormément Roland LAZENBY de s’être prêté au jeu de l’interview pour Page 23. Auteur à succès il n’en reste pas moins un homme d’une grande simplicité, accessible et d’une gentillesse incroyable.

« The Life » sur Michael Jordan est disponible partout. « Showboat » sur Kobe Bryant devrait également paraître bientôt en France.

Tailgate to Heaven – Adam Goldstein

Pas de suspens ici, je vous encourage immédiatement à mettre ce livre dans votre panier ! Pourtant peu connu, je n’ai pas pu le lâcher une fois commencé. Goldstein a très bien construit son livre qui ne laisse place à aucun temps mort. Ainsi on commence directement par l’enfance du jeune Adam en pleine Angleterre des années 80 où il tombe en admiration devant les exploits des Chicago Bears lors des rares diffusions de matchs NFL sur les antennes britanniques. Il trouve les mots juste pour décrire cette passion dévorante qui va le pousser plus tard à réaliser le fantasme de tout fan de NFL en Europe : le Road Trip Ultime.

De-quoi-tu-me-parles-là ? Tout simplement du rêve que l’on a forcément tous fait plus jeune ou que l’on continue de nourrir maintenant, partir faire un voyage sur les routes américaines pour ne s’arrêter qu’au grès des rencontres de football américain, baseball, basket ou hockey suivant nos goûts. Louer une voiture, un camping car et découvrir les paysages américains, s’émerveiller du spectacle si réputé que chaque stade a à nous offrir et dormir dans un motel qui colle aux clichés des séries ou films américains. Et bien oui mesdames, oui messieurs, prosternons-nous devant le grand Adam Goldstein puisque celui-ci l’a fait et il a même encore fait mieux !

Co-propriétaire d’un appartement à Londres, il se retrouve en position de vendre son bien dans une période un peu charnière de sa vie. Maintenant en possession d’une grosse somme d’argent, celle-ci pourrait lui permettre de réaliser son rêve de gosse. Il sort la calculatrice et écume internet à la recherche de toutes les informations nécessaires au calcul d’un budget estimant le coût d’une telle fantaisie. Très vite il se rend compte qu’il peut partir durant toute une saison NFL (Septembre à Janvier) avec la manne financière nouvellement acquise. Voulant être certain de rendre cette expérience inoubliable, il décida que ce voyage serait aussi l’occasion de s’immiscer au cœur des Tailgates, ces fêtes immenses tenues avant les matchs sur les parking démesurément grands des stades américains. Goldstein prit donc soin d’établir des contacts avec des références en la matière (vous apprendrez donc qu’il existe même un magazine et plusieurs sites références sur l’art de faire un barbecue sur un parking haha) pour savoir à quoi s’attendre et surtout ne pas arriver en terre totalement inconnue.

gettyimages-82708469

Aussitôt sa décision prise de manière certaine et après en avoir informé sa petite amie plus que compréhensive (pas mal d’entre vous jalouseront certainement ce chanceux d’Adam), Goldstein n’attendait que la publication officielle du calendrier de la prochaine saison NFL afin de calculer un itinéraire optimum lui garantissant d’assister à un maximum de matchs en un minimum de déplacements. Je vous passe les détails de ce montage, mais sachez que tout est expliqué en long et en large et c’est ce jusqu’au-boutisme qui m’a définitivement conquis ! Quel travail titanesque !

Passée cette étape de documentation, de réservations multiples et variées, il ne restait plus qu’à partir. A cette époque, Goldstein décida de tenir un blog pour raconter son expérience et de fabriquer des t-shirts commémorants son voyage de sorte à avoir une monnaie d’échange une fois sur place lui permettant de remercier ses hôtes. Car oui son objectif, plus que de s’émerveiller devant les actions d’éclats que la NFL sait si bien offrir, est de s’imprégner le plus possibles des us et coutumes de cette population qui vous offre le couvert autour de quelques grillades et bières sans rien vous demander de plus que de partager l’amour du sport et surtout de leur équipe.

L’auteur a su brillamment mettre en page et organiser son récit. Avant chaque match vous saurez comment il s’est rendu sur place, comment il s’est procuré son billet et à quel prix, ainsi que tout un tas d’information sur le stade dans lequel il se rend. Il tiendra aussi le compte du bilan victoire-défaite des équipes évoluant à domicile histoire de voir s’il a porté chance durant son voyage. Vous l’aurez compris, l’essentiel du livre ne parlera que très peu des matchs en eux même bien qu’il prenne le temps de souligner l’action du match. Ce qu’il tient à nous raconter ce sont ses rencontres avec des personnalités souvent attachantes, son travail d’investigation au sein de cette communauté. On comprends avec lui au fur et à mesure ce qui anime cette communauté et on se demande après chaque match si les prochains « tailgaters » rencontrés seront encore plus fous, généreux, passionnés, rayez la mention inutile.

Vous raconter plus serait vous priver de l’essence de ce livre. Je le répète, ce n’est peut-être pas un best-seller de par sa popularité, mais ce bouquin est un bijoux. Je suis déjà prêt à parier qu’au bout de quelques pages et encore plus une fois terminé, l’idée de faire pareil que Goldstein vous envahira. En attendant il l’a fait lui, et dans la plus grande générosité qui caractérise les gens qu’il a rencontré durant ce voyage, il nous fait partager ce rêve au travers de ces pages oniriques.

Alors ? Il est toujours pas dans votre panier ce livre ? Vite vite rendez-vous ici là!

enveloppe_0

JORDAN LA LOI DU PLUS FORT – Sam SMITH

Ce livre est sorti sous le nom de « Jordan Rules » aux USA en 1992, en pleine suprématie des Bulls version Jordan, et c’est donc 24 ans plus tard que les Editions Mareuil ont décidé de nous offrir sa traduction à l’été 2016.

Surfant sur la vague de « Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès » de Phil Jackson et de « Michael Jordan, the life » déjà sur MJ, » Jordan, la loi du plus fort  » arrive avec une légitimité qui défie les années écoulés depuis l’original. On plonge avec plaisir dans cette période dorée de la NBA des années 90 d’autant plus que l’on s’attarde sur l’équipe la plus mythique de cette décennie.

Avant de commencer ce livre j’avais plusieurs a priori négatifs qui furent très rapidement dissipés. Le premier étant la peur d’un ouvrage trop ancré dans son époque, souffrant de la comparaison avec la NBA actuelle, mais le style de Smith nous fait vite oublié les années qui nous séparent de la première publication. Journaliste ayant un accès direct ou indirect quasi total à la vie interne des Bulls, il ne cherche pas les belles formules et évite d’enjoliver la réalité pour aller droit au but : nous faire vivre de l’intérieur une saison complète avec  les coéquipiers de Jordan. On retrouve ainsi des discours rapportés ou des interviews retranscrites avec des mots la plupart du temps aussi crus qu’authentiques.

Ma deuxième inquiétude était de tomber sur un livre faisant du Jordan-bashing tout du long. Je me rappelle avoir lu plusieurs commentaires, quand je voulais me procurer « Jordan Rules » en VO, qui ne faisaient ressortir que l’insistance de l’auteur à vouloir démonter un mythe à l’image publique parfaite. Il faut savoir que ce bouquin a créé une vive polémique et avait très mal été perçu par Jordan lui-même, ce qui peut se comprendre une fois lu. Je n’aime pas les livres-buzz où ceux surfant volontairement à contre-courant cherchant à se démarquer par une approche délibérément pamphlétaire. Si le début semblait renforcer mes craintes, je saisis rapidement que Smith ne dépeint pas uniquement le seul Jordan sous des traits peu flatteurs. Tout le monde en prend pour son grade. Il faut également comprendre que cela n’est pas fait gratuitement et méchamment. Non, ce qui ressort c’est le contraste entre une réalité, que je crois être retranscrite comme la plus fidèle possible, et l’image polie et filtrée par le prisme de la NBA. La ligue ne s’attarde d’ailleurs que sur les arabesques esthétiques et politiquement correctes pour constituer ses « highlights », omettant d’exposer l’engagement physique pourtant omniprésent sur les parquets à cette époque. Tout l’inverse de la NHL sur la même période. Naïvement, j’étais loin de m’imaginer tous les états d’âmes qui pouvaient être déversés dans un vestiaire NBA. Surtout dans CE vestiaire.

Concrètement si l’on peut dire que le livre commence par la « fin », il enchaîne ensuite avec un chapitre par mois de compétition de la saison 1990/91 qui accouchera, il n’y a plus de suspens, par le premier titre des Chicago Bulls. Un peu comme le lecteur s’autorise à rêver que le Titanic ne va pas finir par couler, on a beaucoup de mal à anticiper le titre de champion qui viendra récompenser un effectif en manque total d’alchimie. Au grès de leurs revendications et atermoiements, Smith arrive à nous décrire de manière noble et humaine chacun des protagonistes ayant eu l’honneur de revêtir la tunique rouge et blanche. Maîtrisant le sujet du basketball, il nous faire vivre les matchs avec autant d’attention que l’action en coulisse. L’auteur n’oublie d’ailleurs pas d’égratigner le coach Jackson, le GM Krause et le propriétaire Reinsdorf.

Vraiment je redoutais que le livre ne se perde en longueur sur les vices d’untel et untel alors qu’en fait on dépasse rapidement ce cap. Smith va beaucoup plus loin que du journalisme à sensation. Tous les maux peuvent se comprendre. Tous les écarts de langage ont une explication. Il faut voir dans ce livre une leçon de vie. Comprendre qu’une saison sportive est un catalyseur émotionnel où l’on demande aux joueurs d’abandonner leur enveloppe humaine pour se parer d’un costume d’acteur à la performance attendue par des milliers voire des millions de personnes. Lecteur, aurais-tu pu, toi qui n’as pas le talent d’un Jordan, tenir toute une saison avec les exigences que cela implique? Déifié par les tubes cathodiques et les presses rotatives Jordan n’en reste pas moins un être humain comme vous et moi. Le plus fort et jouissant de sa propre loi certes, mais avec tout autant de défauts que ces coéquipiers.

Je vous invite à lire ce livre jusqu’à sa dernière page car l’ « Epilogue » et les « Remerciements » sont pour moi d’une importance capitale pour comprendre les véritables intentions de Sam Smith.

enveloppe_0

RETRO 2016

Voici donc une nouvelle année qui se profile avec son lot d’histoires sportives qui finiront couchées sur du papier. Certains auteurs sont déjà prêt à prendre la plume, d’autres ont déjà leurs livres dans des cartons en direction de vos librairies préférées. Je vous propose de prendre le temps de revenir sur ce qui a marqué 2016 en basket, baseball, foot US et hockey avec aussi un aperçu des sorties prévus pour ce début d’année avec notamment la bombe annoncée de George KARL !!!

2016 en NBA :

enveloppe_0Golden State – Cleveland. Ca y est j’ai résumé l’année écoulée tant ces deux équipes ont monopolisé l’attention. La Dub Nation d’Oakland, les Splash Brothers, les Warriors, ou Strengh in Numbers appelez-les comme vous voulez ont bouclé la saison régulière avec 73 victoires au compteur éclipsant ainsi le record des Bulls que l’on pensait intouchable. Un parcours presque parfait pour les champions en titre qui verront leur trophée changer de mains pour atterrir dans celles de LeBron James. S’il avait déjà été champion avec Miami ce couronnement avec Cleveland a une toute autre saveur. En attente d’une équipe championne depuis 1964 et les Bronws en NFL, le peule de l’Ohio exulta au terme d’un renversement de situation historique pour une finale (jamais une équipe menée 3 défaites à 1 n’avait réussi à revenir et à l’emporter).

Qu’il semble loin le temps ou  Scott RAAB se permit de sortir le controversé  » The Whore of Akron: One Man’s Search for the Soul of LeBron James  » en novembre 2011. Place maintenant aux ouvrages faisant la part belle à cette histoire digne d’un conte de fée. Mon favori pour l’instant (et très bientôt en chronique sur le blog) est  » Sports Illustrated Cleveland Cavaliers 2016 NBA Champs Special Commemorative Issue  »

2016 fut aussi l’année des adieux pour Kobe BRYANT, Tim DUNCAN et Kevin GARNETT, trois joueurs mythiques pour toute une génération. Le clone de Jordan, le meilleur poste 4 de tous les temps et l’une des plus grandes gueules de la ligue tout aussi capable d’éclabousser les rencontres par son trashtalk que par son talent. Je vous ai déjà présenté ici Sports Illustrated Kobe Bryant Special Retirement Tribute Issue: From Kid to Champ to Leader to Legend, et celui sur DUNCAN (Sports Illustrated Tim Duncan Special Retirement Tribute Issue: Farewell, Big Fundamental) ne va pas tarder !

Livre de début 2017 : Furious George: My Forty Years Surviving NBA Divas, Clueless GMs, and Poor Shot Selection


Des extraits ont déjà filtré et ça fait déjà grincer pas mal de dents. KARL balance sur le dopage mais aussi sur le comportement de Carmelo ANTHONY qu’il a eu sous ses ordres à Denver. Kenyon MARTIN, un autre de ses joueurs lors de son passage aux Nuggets, a déjà fait étal de son mécontentement sur Twitter. En substance, pour MARTIN, le livre ne serait qu’une accumulation de bêtises pour rester poli. Le livre sera disponible ici le 10 Janvier.

2016 en MLB :

enveloppe_0108 ans !!! 108 ans que les fans des Chicago Cubs attendaient un titre (la ville des Chicago était championne en 2005 grâce aux White Sox). La finale les opposaient aux Indians de Cleveland débridés par le récent titre des Cavaliers en basket , mettant fin à la « malédiction » supposée de la ville. Encore une belle année de baseball où la jeune génération a encore explosée à l’image des trophées de MVP décernés respectivement à Mike TROUT pour l’American League, et Kris BRYANT pour la National League.

Deux légendes de deux illustres clubs ont décidés de mettre un terme à leurs carrières : Alex RODRIGUEZ pour les Yankees (j’attends un livre rétrospectif ou commémoratif avec impatience !) et David ORTIZ pour les Red Sox que l’on retrouve très bientôt sur Page 23 avec Sports Illustrated David Ortiz Special Retirement Issue: The Ultimate Walk-off: Big Papi Says Goodbye.


La prochaine grande légende qui pourrait raccrocher les crampons serait Ichiro SUZUKI qui jouera au moins une année de plus du côté de Miami.

Malheureusement un jeune joueur talentueux nous a quitté en 2016. En effet les Marlins ont perdu leur lanceur vedette Jose FERNANDEZ dans un accident de bateau dramatique. Aimé de tous, charismatique et travailleur discipliné, FERNANDEZ laisse un grand vide dans la MLB qui a su lui rendre hommage à sa juste valeur.

Pour finir sur une note plus heureuse, notons que mon idole Tim TEBOW (ancien Quarterback NFL) a obtenu un contrat de la part des Mets de New York pour faire partie des équipes de ligues mineures et ainsi tenter sa chance de jouer dans la grande ligue. Coup médiatique ou véritable renouveau, l’avenir nous dira si TEBOW pourra véritablement fouler les pelouses de MLB dans les saisons à venir.

Livre de début 2017 : Baseball Prospectus 2017


Comme chaque début d’année les fans de baseball vont se ruer sur la nouvelle édition de Baseball Porspectus qui sortira le 10 février. Outil indispensable pour les aficionados de statistiques en tout genre ou les mordus de Fantasy League, cet ouvrage revient sur la saison écoulée et propose une estimation des performances à venir lors de la saison 2017  qui débutera en Avril.

2016 en NHL :

enveloppe_0Sidney CROSBY en avait vraisemblablement assez de voir d’autres capitaines soulever la prestigieuse Coupe Stanley à sa place été après été. Lui qui est considéré par tous les observateurs comme le meilleur joueur de la ligue se devait d’ajouter un nouveau titre à son palmarès déjà conséquent. C’est à la suite d’une saison forte en rebondissement avec l’émergence de Matt MURRAY dans les buts et d’une ligne HBK (HAGELIN-BONINO-KESSEL) pleine de fraîcheur soulageant le travail de Sid the Kid, que Pittsburgh a su glaner une nouvelle bannière de champions face à de valeureux Sharks de San Jose arrivés pour la première fois de leur Histoire en finale. Vous pouvez revivre le parcours des Penguins grâce à un magnifique documentaire en cliquant ici, mais également au travers de Sports Illustrated Pittsburgh Penguins 2016 Stanley Cup Special Commemorative Issue: Welcome to Title Town qui fera l’objet de la prochaine chronique de Page 23.


Côté Frenchies un nouvel arrivant dans le New Jersey chez les Devils porte le nombre de représentants français à 3 (BELLEMARE chez les Flyers et ROUSSEL chez les Stars sont les deux autres). En effet Yohann AUVITU découvre la NHL à l’âge de 27 ans après de nombreuses saisons au top niveau européen. Une opportunité en or qui demande une bataille quotidienne pour garder sa place dans cette ligue très disputée. Le hockey français est en plein essor et avec le prodige Alexandre TEXIER qui évolue cette année à Grenoble, on pourrait bientôt voir débarquer un quatrième français en NHL !

L’avenir de la NHL est entre de bonnes mains puisque les rookies, Auston MATTHEWS et Patrick LAINE font déjà le bonheur de Toronto et Winnipeg. La popularité de la ligue de hockey est grandissante selon un récent sondage, surtout chez la jeune génération.

Livre de début 2017 : A Guy Like Me


La bio de John SCOTT l’homme/troll. Les fans de la NHL ont décidé de mener campagne pour permettre à un obscur joueur de bout de banc de participer au All Star Game. Ils se sont unis pour voter en masse via internet et les réseaux sociaux faisant en sorte que SCOTT reçoive le plus de voix possibles et ainsi contraindre la ligue à l’inviter à la messe de mi-saison. Ce fut chose faite et SCOTT termina même MVP du All Star Game !!! Cette histoire et le parcours atypique de SCOTT se retrouvent dans la bio qui vient de sortir après le passage du Père Noël le 27 Décembre.

2016 en NFL :

enveloppe_02016 fut l’année de Peyton MANNING. D’abord vainqueur du Superbowl l’opposant aux Panthers de Carolina, il annonça sa décision de prendre sa retraite sur la plus belle victoire possible dans ce sport. Il aurait pu encore produire statistiquement une belle saison mais l’envie était-elle encore là de repartir dans une ligue toujours plus physique avec un corps vieillissant et qui ne l’a pas épargné jusque là ? Certainement que cette dernière bague a fait pencher la balance lourdement dans son processus de réflexion. Denver a choisi de ne pas continuer avec Brock OSWEILER, le backup de MANNING parti faire un flop chez les Texans de Houston, et a misé sur  Trevor SIEMIAN avec un bilan mitigé à l’heure de ces lignes. Si vous voulez vous replonger dans la carrière de MANNING je vous propose de cliquer ici pour ma chronique et pour ma vidéo.

Autre fait marquant de 2016 : la saison presque parfaite des Dallas Cowboys avec les rookie Dak PRESCOTT (QB) et Ezekiel ELLIOTT (RB). Le premier a fait une pré-saison remarquable mais minimisée par les avis des experts opposant la faiblesse des adversaires rencontrés. Cela ne l’a pas empêché de faire mieux que remplacer Tony ROMO blessé avant le début de la saison régulière, il l’a carrément détrôné. ROMO l’ayant même adoubé publiquement avec une classe énorme. Les Cowboys signeront d’ailleurs cette saison leur record de victoires consécutives avec 11, perdant seulement contre les Giants de New York de Odel BECKHAM Jr auteur d’une saison stratosphérique. Les playoffs s’annoncent passionnants !!!

Livre de début 2017 : Gunslinger: The Remarkable, Improbable, Iconic Life of Brett Favre


Je n’ai pas trouvé de livre sortant en tout début d’année c’est pourquoi je vous propose de vous rabattre sur « Gunslinger » sorti le 25 Octobre dernier. C’est, de l’avis de tous, la bio la plus complète jamais écrite sur l’un des meilleurs QB de l’Histoire de la NFL. L’auteur porte un regard objectif tout au long des 448 pages de cet ouvrage et je suis certain qu’il devrait intéresser un bon nombre d’entre vous.

enveloppe_0

Je vous souhaite à tous une excellente année 2017, en espérant qu’elle soit pleine d’exploits sportifs et de livres passionnants !

DU LIERRE DANS LE BITUME – David Xoual

Les Editions Salto m’ont gentiment contacté pour me proposer de découvrir ce roman qui se déroule en plein campus universitaire américain et dont l’intrigue est centrée sur l’équipe de basketball. Toute littérature concernant un sport majeur américain ayant sa place sur Page 23, je me suis plongé, dès réception, sur ce petit livre de 109 pages à la lecture addictive. J’ai trouvé l’écriture intelligente dans le sens où elle mêle savamment un langage soutenu pour la narration principale et la description des personnages, à un langage courant voire familier pour les dialogues et les réflexions menées par les protagonistes.

On suit donc l’arrivée du jeune Marcus Gardner sur le campus de Citadel, une université fictionnelle sensée se trouver dans la ville bien réelle de Keene dans le New Hampshire. Pour l’anecdote, il existe bien une université Citadel aux Etats-Unis mais celle-ci se trouve dans l’état de Caroline du Sud. On découvre les lieux à travers les yeux émerveillés et attentifs de Marcus un gamin venu d’un quartier populaire de St Louis. S’il avait été habitué à côtoyer les loubards et les pommés sans jamais se lier d’amitié avec eux, notre héros timide et réservé, s’imprègne de cette nouvelle culture locale promue par Mr Stern un directeur (au nom bizarrement familier de l’ancien commissionnaire de la NBA) que l’on peut qualifier d’antipathique tant il méprise tout ce qui ne fait pas partie de son monde ou la culture et l’art sont les deux piliers fondamentaux. Le jeune Gardner eut la possibilité de venir poursuivre son cursus scolaire dans cette prestigieuse université non pas grâce à ses facultés intellectuelles (il semble toutefois être un élève moyen mais concerné) et encore moins avec l’argent qu’aurait pu économiser son beau-père ou sa mère tous deux en situation trop précaire. Non s’il avait pu être recruté c’est donc par l’intermédiaire de ses facultés de basketteur. Meneur de jeu intelligent, scoreur mais aussi distributeur, il éclaboussant de son talent le niveau lycéen attirant les regards de tout un tas de recruteurs.

C’est le coach Phil Bennett, un rouquin au caractère et aux traits sévères, qui fut le plus sensible à son talent et qui poussa Stern à formuler une invitation à Marcus pour qu’il vienne continuer ses études au bord du Connecticut. On cerne très vite le personnage de Bennett dès les premières lignes à son sujet quand, par exemple, il évince en quelques mots et sans pitié un joueur ayant pris trop de poids à ses yeux. Le livre ne s’attardera que sur deux autres joueurs : le pivot et capitaine DeAndre, et le colocataire de Marcus, John Pierce (un autre nom venu de la NBA). Le premier est sans doute celui qui m’aura le plus intrigué du livre et je vous laisse découvrir pourquoi en le lisant. Le deuxième est celui qui m’a le moins séduit car je ne suis pas fan de tout ce qui est dérive vers les substances illicites et les comportements dépravés. L’équipe est suivie par Steve Stockton (encore un patronyme NBA), un étudiant en deuxième année qui écrit pour le journal du campus et qui va rapidement devenir ami avec Marcus, le seul joueur avec lequel il puisse réellement interagir sachant que personne ne le porte dans son cœur. Issu d’une famille de classe moyenne, Steeve est un surdoué passionné de culture. Il rentre dans le cliché du rat de bibliothèque dont l’impopularité est aussi élevée que ses notes. Raconter les exploits de l’équipe de basketball de Citadel n’était pas son premier choix, mais pour avoir un pied dans le journalisme il était prêt à faire n’importe quoi.

Dès le deuxième chapitre on apprend la mort suspecte, surprenante et inexpliqué du jeune Stockton, retrouvé étendu et blessé à l’arrière du crâne. Qui l’a tué ? Pourquoi ? L’enquête sera menée pendant le parcours parfait de l’équipe de basket qui l’amènera jusqu’à la finale NCAA. En même temps que les sheriffs interrogent un par un eux les suspects, l’auteur puise dans la jeunesse de chacun des personnages principaux pour nous faire voyager dans une Amérique au glamour écorné par des destins tous entachés des travers et des faiblesses de l’Homme. Tous se retrouvent à Citadel, cette université qui concentre leurs espoirs d’une vie meilleure et qui pourtant ne semble pas leur offrir beaucoup mieux.

J’ai beaucoup aimé le rythme narratif de ce livre, chaque chapitre commençant par un paragraphe nous transportant à cette finale du Final Four NCAA pour mieux revenir par un saut dans le temps sur cette saison bouleversée par la mort de Stockton.

Sans vous spoiler il faut toutefois aborder cette fin qui laisse le lecteur dans un questionnement multiple et les personnages face à leurs transpositions de ce que représente pour eux une vie réussie.

enveloppe_0

PS : en cliquant sur l’image de couverture du livre tout en haut, vous serez redirigés directement vers une page vous permettant de l’acheter. En faisant cela vous me permettez de gagner un million de dollars à chaque achat 😉 Alors n’hésitez pas les amis !

TOP 3 IDÉES CADEAUX BASKET – VO

Vous ne savez pas quoi mettre sur votre liste à côté du nouvel iPad ou du dernier jeu phare de la PS4 ? Vous redoutez de déballer une horrible cravate ou un pull que vous ne mettrez jamais ? Voici une liste de livres tous budgets dans laquelle vos proches pourront piocher si vous souhaitez des nouveautés en version originale dans la langue de Shakespeare. On dit merci Page 23 !!!

1. Showboat : The Life of Kobe Bryant (9€ en numérique, 11€ broché, 32€ relié)

Sans aucun doute LE livre de cette fin d’année. Il est fort à parier qu’il sera traduit et édité en France au même titre que The Life sur Michael Jordan. Ici c’est d’ailleurs le même auteur, Roland Lazenby, que l’on retrouve derrière cette biographie de Kobe Bryant incontestablement la plus complète avec ses 640 pages !!! BOUM ! Ne l’ayant pas encore lu, je suis quand même certain qu’une fois encore Lazenby n’oubliera aucun passage de la vie du Black Mamba sur comme en dehors du terrain. Must Read en vue.

enveloppe_0

2. The Curse : The Colorful & Chaotic History of the LA Clippers (25€ broché)

Si les Clippers font partie des favoris chaque saison à l’Ouest depuis 4-5 ans il ne faut pas oublier qu’ils ont longtemps été considérés comme la pire équipe de tous les temps, tous sports US confondus. Ce livre prends le temps sur 558 pages de revenir sur chacun des événements marquant de l’histoire de l’autre franchise de Los Angeles. Se demandant si elle n’est tout simplement pas maudite, l’auteur part de la création de la franchise à l’éviction de Donald Sterling en passant par sa relocalisation controversée. Rien n’est oublié dans ce livre qui plaira aux amoureux de la NBA en général et permettra aux nouveaux fans des Clippers de mieux connaître leur franchise favorite.

enveloppe_0

3. Spurs Nation : Major Moments in San Antonio Basketball (30€)

Livre que j’aime qualifier de collector. L’esthétique y est soignée avec une belle sélection de photos et une mise en page qui va droit au but. De la Draft de David Robinson au dernier titre face au Heat de LeBron James, ce bouquin ravira les fans des Spurs et de Tony Parker en revenant sur chacun des titres remportés par la Dynasty Duncan/Popovich. Essentiellement centré sur les finales il propose une rétrospective simple et efficace. Un livre qui fait du bien surtout après le départ à la retraite de Duncan que l’on aurait aimé continuer de voir jouer encore longtemps. Ce qu’il y a de bien avec les livres, c’est qu’il suffit de se replonger dans leurs pages pour revivre ces moments mythiques figés pour l’éternité en quelques mots et images. Comme dirait un certain membre de jury : CA J’ACHETE !

Peyton Manning – Special Retirement Tribute Issue – SI

enveloppe_0

3 couvertures au choix correspondants aux trois équipes pour lesquelles il a joué : Tennessee, Indianapolis, Denver. J’ai choisi celle des Colts car c’est avec cette équipe qu’il a joué le plus de match et qu’il restera toujours un Colt à mes yeux plus qu’un Bronco.

Je me suis procuré ce livre bien que je n’aime pas du tout Peyton Manning pour la simple raison qu’objectivement ce bonhomme reste un monument de l’histoire du Foot US. Bon, il y a aussi et surtout le fait que j’ai décidé d’acheter tous les livres/magazines de ce nouveau format proposé par Sports Illustrated.
Quoiqu’il en soit, on n’a pas besoin d’idolâtrer Manning pour apprécier ce bouquin. Mon manque d’objectivité en a d’ailleurs pris un coup car, au fil des pages, je dû faire face à la grandeur de sa carrière, son parcours exemplaire mais aussi son charisme indiscutable.

Ainsi on commence à découvrir Manning avant son choix d’évoluer pour l’Université de Tennessee alors que tout le monde l’attendait sur les traces de son illustre père et même de son frère aîné du côté d’Ole Miss. Que se serait-il passé si Cooper n’avait pas eu ses soucis de santé mettant un terme à ses ambitions dans le football?
Sa carrière chez les Volunteers tiens en deux articles bien choisis surtout le deuxième qui prend la mesure de son choix de rester une quatrième et dernière année alors qu’il était projeté dans les premiers choix de draft au sortir de sa troisième année.

Son arrivée à Indianapolis et son face à face avec son idole Dan Marino, son premier titre lors du Superbowl contre les Bears, tous les événements essentiels de son passage chez les Colts figurent dans ce livre. Vous retrouverez même un « chapitre » parlant de son aura dans les médias. Drôle et très bon acteur, Manning a participé à tout un tas de show et de publicités (avec la participation récurrente de son père et son frère Eli) qui resteront comme des grands moment de télé.

Enfin on en arrive à la partie Broncos et sans aucun doute mon article préféré de cet ouvrage. Vous apprendrez dans les moindres détails comment Manning a pu signer à Denver. On découvre le travail de John Elway, persuadé de pouvoir attirer le futur Hall of Famer, qui prouve que derrière l’aspect business et les millions de dollars en jeu, tout se joue sur une histoire de rapports humains avant tout.

Si vous avez l’âme d’un collectionneur, si vous souhaitez en savoir plus sur les légendes de la NFL, si vous découvrez le foot US, si vous êtes un fan inconditionnel de Peyton Manning, n’hésitez pas à vous procurer ce livre. Si vous ne jurez que par Tom Brady (je vous comprends les amis) vous pouvez toutefois le posséder sans honte dans votre bibliothèque ou tout simplement attendre la future parution d’une édition sur l’inusable numéro 12 des Patriots.

enveloppe_0