#23BookClub

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(LE #23BOOKCLUB EST ACTUELLEMENT EN PAUSE APRÈS PLUSIEURS MOIS À ESSAYER DE GAGNER EN POPULARITÉ. IL REVIENDRA PLUS BEAU ET PLUS FORT QUAND PAGE 23 TOUCHERA UN PEU PLUS DE MONDE. PARCE QUE L’AIR DE RIEN ÇA DEMANDE DU BOULOT TOUT ÇA… 🙂 )

Place aux choses sérieuses sur Page 23 avec l’arrivée du #23BookClub !

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Comme n’importe quel Book Club, ou Club de lecture, le but est de choisir un livre à lire en commun pendant une période définie. Les participants lisent chacun à leurs rythmes et échangent leurs avis et leurs impressions sur l’ouvrage en cours de lecture. Si tu veux dire que c’est le meilleur bouquin de tous les temps tu as le droit ou si tu penses que c’est une sombre daube infâme que tu as arrêté de lire au bout de 20 pages tu as le droit aussi !!!

Ici le rythme sera d’un livre par mois sauf exceptionnel gros pavé. Je vais essayer de choisir des livres qu’on peut facilement trouver en espérant qu’un maximum de personnes participent.

Qui peut participer ?

Tout le monde ! C’est ça qui est cool. Aucune inscription requise, aucune prise de tête. Un seul mot d’ordre : PARTAGE. Si tu as un compte Facebook, Twitter, et/ou Instagram rejoins le #23BookClub. Viens ! On  est bien !

Comment participer ?

  • Suis Page 23 sur les réseaux sociaux (liens en fin d’article) ou va directement à la fin de ce post pour savoir quel est le livre du mois.
  • Cours t’acheter le bouquin en question ou cliques sur le lien que je te soumettrais pour l’acheter directement sur internet et attendre que ton facteur préféré te l’apporte. Si le #23BookClub prend de l’ampleur je pourrais sans doute essayer de négocier avec une enseigne pour obtenir une réduction si on groupe les achats. Tu n’es pas obligé de commencer le #23BookClub le premier jour du mois, le but est juste d’arriver à lire un livre par mois que ce soit en 4 jours, deux semaines ou un mois!
  • Rends toi sur les réseaux sociaux et racontes nous tes étapes de lecture en étant sûr d’ajouter le hashtag #23BookClub dans tes messages. Tu n’as pas lu une ligne de la journée ? C’est pas grave ! Au contraire dis-nous pourquoi et tu auras le soutien de la communauté pour repartir de plus belle. Tu as lu 150 pages d’un coup ! Wahoo ! Dis-nous ce que ça fait d’avoir les yeux qui saignent ! Peu importe ce que tu as à nous dire, DIS-LE avec le hashtag #23BookClub pendant un mois.

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Sur Facebook : RDV sur la page FB de Page 23 en cliquant ici!

Laisse un commentaire sur le post qui sera épinglé en haut de page invitant à participer au #23BookClub du mois en cours.

Exemples : « J’ai acheté le livre et au vu de la quatrième de couverture je m’attends à lire la meilleure bio de tous les temps de Michel Dupont mon joueur préféré. Le problème c’est qu’après le prologue j’ai déjà plus envie d’avancer parce que c’est trop lourd. » Quelqu’un te répondra peut-être qu’il a ressentit la même chose mais qu’il est allé plus loin et que le livre est beaucoup plus plaisant par la suite te donnant ainsi l’envie de te replonger dedans. Ou alors tu vas tomber sur un lecteur qui a fait pareil que toi et qui te conseillera de basculer sur un autre livre.

« J’ai bien fait de suivre les conseils de Didier sur le groupe. Effectivement le début du livre est un peu barbant, mais dès que ça parle un peu plus de son parcours en NBA c’est plus attractif. »

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Sur Twitter : En 140 caractères va à l’essentiel mais tiens nous au courant et n’oublies pas d’utiliser le hashtag #23BookClub.

Exemples: « J’ai bien accroché. Lu 20 pages et pour l’instant pas décu #23BookClub  » (avec photo du livre)

« Bon ben finalement le chapitre 2 c’est pas super. Je suis le seul à pas aimer ce bouquin? #23BookClub »

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Sur Instagram : Prends une photo la plus originale possible en y ajoutant un commentaire et le hashtag #23BookClub et tous les autres hashtag que tu veux !

Exemples : [photo de la couverture, le livre appuyé contre un ballon de basket] « On va voir ce que tu as dans le ventre monsieur Biographie-de-Michel-Dupont! #23BookClub #basketball #nba #livre #lecturedumoment »

[photo de la page 46] « Après deux chapitres lus je peux déjà dire que j’adore ce livre. Je pensais connaître Michel Dupont par coeur mais j’apprends plein de choses! #23BookClub #basket #legende #MichelDupont #lecturedumoment »

Peu importe le réseaux social choisi, l’essentiel est de s’amuser à documenter son périple dans ce défi de lire un livre en un mois.

C’est tout ?

Pour ceux qui le souhaitent, je vous propose de me faire parvenir votre chronique une fois le livre terminé et j’en choisirai une que je mettrai sur le blog à la suite de la mienne en nommant son auteur. A vous la gloire avec une exposition internationale grâce à Page-23.com

On gagne quoi ?

Pour l’instant rien si ce n’est de bien se marrer et de s’imposer à relever un défi. C’est la possibilité de raconter votre histoire tout en en  lisant une autre. Celle du livre bien sûr mais aussi celle des copains qui tentent de relever le même défi que vous. A terme j’espère pouvoir vous proposer de repartir avec un truc pour les plus assidus ou les plus créatifs dans leurs manières de nous faire vivre leurs challenges du  #23BookClub du mois.

Et si je n’arrive pas à finir le livre dans les temps ?

C’est pas grave ! Tu auras juste la plus grosse honte de ta vie ! Et inutile de tricher parce que de toute façon ça ne sert à rien. L’idée c’est justement de voir si on est capable de relever un défi tout en prenant du plaisir. Continues quand même à nous tenir au courant jusqu’à la fin de ta lecture, même si le #23BookClub est passé à un autre livre.

Et si j’ai fini bien avant le délai ?

Bravo ! Ca te laisse le temps de plancher sur la chronique qui résumera ton avis et qui finira peut-être sur le blog. Tu peux aussi commencer à réfléchir au prochain livre que tu aimerais lire et n’hésite pas à me le soumettre. Tu peux aussi faire du coloriage, nourrir ton poisson rouge ou planter des navets ! Le principal c’est d’avoir fait ton devoir de nous raconter avec le plus de détails possible ton parcours et tes avis au cours de cette lecture.

Sois certain que ton dernier message montre de manière évidente que tu as fini. Du genre : « DERNIER JOUR/ LIVRE TERMINE ! J’ai lu les 350 pages de la bio de Michel Dupont ce qui me fais une moyenne de 27 pages par jour. J’ai adoré du début à la fin comme vous avez pu le lire dans mes posts précédents et je suis plutôt fier de moi. Maintenant je peux aller planter des navets. Courage à vous les copains pour la fin du #23BookClub du mois. Je vais continuer de vous suivre pour vous voir galérer hahaha »

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Plus aucune raison d’hésiter ! Regarde quel est le livre du mois, cherche ton porte-feuille et commence à lire. De suite après balance du tweet ou déverse tes photos sur Instagram sans oublier le fameux hashtag #23BookClub

CALENDRIER DU #23BOOKCLUB:

Mars 2017: Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès
(chronique disponible ici)

Avril 2017: Calico Joe
(chronique disponible ici)

Mai 2017: The Game

Juin 2017: Quand le jeu était à nous
(chronique disponible ici)

Juillet-Août 2017:L’Art du jeu
Septembre 2017: Playing for Keeps: Michael Jordan and the World He Made

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L’ART DE LA VICTOIRE – Phil KNIGHT

Longtemps sur ma wishlist j’attendais avant de me décider de l’ajouter à ma pile à lire éternellement haute. Sa traduction en VF chez Hugo Sport a fini de me convaincre de me le procurer au plus vite. LeBron James en a même fait la promo sur les réseaux sociaux (autant mettre à l’honneur la main qui vous nourrit haha). Il fut rejoint par la suite par d’autres athlètes sponsorisés Nike.

Qui d’autre que le fondateur de la marque pour en raconter son histoire ? C’est donc un Phil Knight tout juste diplômé que l’on commence à suivre dès les premières pages. On se prend d’affection pour ce jeune idéaliste, peut-être même un peu bohème bien que décidé de l’orientation qu’il souhaite donner à sa vie d’adulte responsable. Ainsi il fera tout pour réaliser son rêve et aller au bout de son « idée folle » comme il l’appelle. Mener à bien le sujet de sa thèse lui ayant permit d’obtenir son diplôme : importer des chaussures de courses du Japon pour les vendre sur le sol américain.

Pour se faire il lui parut important d’en savoir plus sur ses futurs clients c’est-à-dire tout le monde et c’est donc logiquement qu’il prit la décision de faire un tour de la planète pour découvrir les secrets d’un maximum de peuples. Ainsi on l’accompagne à travers l’Asie, L’inde, l’Europe, dans des paysages aussi bien décrit que les chaussures des gens qu’il y croise. Ce voyage, financé par ses parents après négociations, se révèlera fort utile à de nombreuses reprises dans son parcours professionnel.

L’argent est omniprésent dans ce livre. La passion de Knight étant la course à pied, c’est une véritable course au Dollar qu’il s’apprête à vivre à partir de 1962 et de sa première paire de Onitsuka Tigers vendue en faisant du porte à porte. En effet il lui fallut recourir à tous les stratagèmes les plus ingénieux pour convaincre successivement ses parents, ses futurs partenaires, ses banquiers et autres créanciers de lui prêter de l’argent.

L’objet de cette chronique n’étant pas de vous raconter dans les détails comment s’est construit l’empire Nike, je vais simplement en survoler les plus grandes étapes. Vous verrez Knight s’inventer patron de Blue Ribbon une entreprise fictive imaginée pour rassurer les japonais d’Onitsuka la marque qu’il souhaite importer. Avec Blue Ribbon Knight devra embaucher son tout premier salarié, Jeff Jonhson sans conteste le « personnage » que j’ai le plus apprécié du livre. Johnson est un véritable gentil, acceptant les rôles les plus ingrats et complexes mais indispensables aux étapes de croissance successive de la firme. Le futur patron de Nike se rapprochera de Bill Bowerman son ancien entraîneur. Un homme totalement dévoué à la course et tout ce qui entoure cette pratique sportive. C’est lui qui sera le premier à apporter les innovations aux chaussures. Vous découvrirez aussi les deux histoires d’amour marquantes de la vie de Knight.

Ce qui transpire de ce livre et qui contamine le lecteur, c’est cette détermination qui anime Knight. Véritable source d’inspiration que chacun de nous peut essayer de transposer dans sa vie personnelle ou professionnelle. Voir Knight traverser ce parcours semé d’embûches sans abandonner son rêve nous transcende.  Mais s’il fait preuve d’obstination et de courage tout au long du livre, c’est sa qualité de meneur d’hommes qui lui aura permit d’arriver au sommet. Sans les gens dont il a su s’entourer il n’y aurait jamais eu de nom « Nike », pas de logo mythique, pas de bulles d’air, et tout se serait arrêter faute d’argent. En effet je m’étais naïvement imaginé que le grand patron aurait eu plus d’impact concret sur les chaussures elles-mêmes ou sur les aspects marketing et identitaire. En fait toutes les innovations et les bonnes idées lui sont venus de l’extérieur. Il s’est « contenté » de présider le tout, prenant sans doute le plus de risque au passage.

L’allégorie la plus évidente résumant cette aventure est d’ailleurs directement suggéré par l’auteur lui-même. Une guerre… sans balles. Lui serait un Napoléon et ses associés ses soldats. Ce sont eux qui vont au combat mais lui qui dirige. Comme pour nous aider à comprendre sa grandeur, il décrit systématiquement les personnes lui étant venu en aide comme inférieures. Insidieusement il glisse dans sa description des défauts souvent physiques ou des traits de caractère qu’il tourne en dérision. Ainsi Johnson, sur qui repose la grande partie du succès de Nike, est décrit comme un fou, un obsédé de la chaussure et de la vente. Knight avoue le snober volontairement nous rappelant implicitement que certes il n’avait pas les idées mais il restait le patron. Idem pour l’inventeur des bulles d’air, ses différents avocats lui ayant sauvés la mise, ses commerciaux… Ils avaient tous de gros défauts qui accompagnaient leurs petites qualités. Il n’y a bien que sa femme finalement qui échappe à un lot de critique.

L’auteur décide d’arrêter sa narration détaillée de l’aventure Nike à l’année 1980 laissant le dernier chapitre nous évoquer souvent poétiquement le chemin parcours depuis. Si ces dernières lignes sont remplies de sincérité et ne saurez vous laisser indifférent, je reste encore mitigé sur l’impression finale que me laisse cet homme.

Vous le savez sur Page 23 je ne vous cache rien et je vous parle le plus franchement possible. Je ne décide de ne présenter que des livres que j’ai globalement apprécié car je ne vois pas l’intérêt de descendre publiquement un ouvrage. Autant ne pas en parler plutôt que de se répandre en critique négative dont la subjectivité pourrait être contredite sur le blog voisin. Si je vous dis cela c’est parce que je m’attendais à lire l’histoire de la conquête du marché surmédiatisé des plus grands athlètes de ce monde et que je ne compris qu’à la fin que je n’en aurais pas le plaisir. D’où une légère déception. En effet vous n’apprendrez rien sur la signature de Michael Jordan chez Nike, faisant pourtant basculer l’aura de la marque dans une autre dimension. Pas un mot non plus sur les modèles phares des années 90 et 2000 et encore moins sur le processus d’attribution des licences exclusives NFL ou NBA. Il m’aurait paru intéressant pour le lecteur aussi bien venu du monde de l’entreprenariat que du sport de découvrir les coulisses de ces thèmes qui font la renommé encore aujourd’hui de la marque au swoosh. Voilà donc tout ce que j’avais à dire de « négatif » sur le bouquin, cela n’ayant en rien entaché le plaisir qui accompagnait sa lecture.

Un livre passionnant et passionné pour lequel chaque lecteur saura dégager les éléments essentiels à l’art de leur victoire.

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JORDAN LA LOI DU PLUS FORT – Sam SMITH

Ce livre est sorti sous le nom de « Jordan Rules » aux USA en 1992, en pleine suprématie des Bulls version Jordan, et c’est donc 24 ans plus tard que les Editions Mareuil ont décidé de nous offrir sa traduction à l’été 2016.

Surfant sur la vague de « Un coach, onze titres NBA : Les secrets du succès » de Phil Jackson et de « Michael Jordan, the life » déjà sur MJ, » Jordan, la loi du plus fort  » arrive avec une légitimité qui défie les années écoulés depuis l’original. On plonge avec plaisir dans cette période dorée de la NBA des années 90 d’autant plus que l’on s’attarde sur l’équipe la plus mythique de cette décennie.

Avant de commencer ce livre j’avais plusieurs a priori négatifs qui furent très rapidement dissipés. Le premier étant la peur d’un ouvrage trop ancré dans son époque, souffrant de la comparaison avec la NBA actuelle, mais le style de Smith nous fait vite oublié les années qui nous séparent de la première publication. Journaliste ayant un accès direct ou indirect quasi total à la vie interne des Bulls, il ne cherche pas les belles formules et évite d’enjoliver la réalité pour aller droit au but : nous faire vivre de l’intérieur une saison complète avec  les coéquipiers de Jordan. On retrouve ainsi des discours rapportés ou des interviews retranscrites avec des mots la plupart du temps aussi crus qu’authentiques.

Ma deuxième inquiétude était de tomber sur un livre faisant du Jordan-bashing tout du long. Je me rappelle avoir lu plusieurs commentaires, quand je voulais me procurer « Jordan Rules » en VO, qui ne faisaient ressortir que l’insistance de l’auteur à vouloir démonter un mythe à l’image publique parfaite. Il faut savoir que ce bouquin a créé une vive polémique et avait très mal été perçu par Jordan lui-même, ce qui peut se comprendre une fois lu. Je n’aime pas les livres-buzz où ceux surfant volontairement à contre-courant cherchant à se démarquer par une approche délibérément pamphlétaire. Si le début semblait renforcer mes craintes, je saisis rapidement que Smith ne dépeint pas uniquement le seul Jordan sous des traits peu flatteurs. Tout le monde en prend pour son grade. Il faut également comprendre que cela n’est pas fait gratuitement et méchamment. Non, ce qui ressort c’est le contraste entre une réalité, que je crois être retranscrite comme la plus fidèle possible, et l’image polie et filtrée par le prisme de la NBA. La ligue ne s’attarde d’ailleurs que sur les arabesques esthétiques et politiquement correctes pour constituer ses « highlights », omettant d’exposer l’engagement physique pourtant omniprésent sur les parquets à cette époque. Tout l’inverse de la NHL sur la même période. Naïvement, j’étais loin de m’imaginer tous les états d’âmes qui pouvaient être déversés dans un vestiaire NBA. Surtout dans CE vestiaire.

Concrètement si l’on peut dire que le livre commence par la « fin », il enchaîne ensuite avec un chapitre par mois de compétition de la saison 1990/91 qui accouchera, il n’y a plus de suspens, par le premier titre des Chicago Bulls. Un peu comme le lecteur s’autorise à rêver que le Titanic ne va pas finir par couler, on a beaucoup de mal à anticiper le titre de champion qui viendra récompenser un effectif en manque total d’alchimie. Au grès de leurs revendications et atermoiements, Smith arrive à nous décrire de manière noble et humaine chacun des protagonistes ayant eu l’honneur de revêtir la tunique rouge et blanche. Maîtrisant le sujet du basketball, il nous faire vivre les matchs avec autant d’attention que l’action en coulisse. L’auteur n’oublie d’ailleurs pas d’égratigner le coach Jackson, le GM Krause et le propriétaire Reinsdorf.

Vraiment je redoutais que le livre ne se perde en longueur sur les vices d’untel et untel alors qu’en fait on dépasse rapidement ce cap. Smith va beaucoup plus loin que du journalisme à sensation. Tous les maux peuvent se comprendre. Tous les écarts de langage ont une explication. Il faut voir dans ce livre une leçon de vie. Comprendre qu’une saison sportive est un catalyseur émotionnel où l’on demande aux joueurs d’abandonner leur enveloppe humaine pour se parer d’un costume d’acteur à la performance attendue par des milliers voire des millions de personnes. Lecteur, aurais-tu pu, toi qui n’as pas le talent d’un Jordan, tenir toute une saison avec les exigences que cela implique? Déifié par les tubes cathodiques et les presses rotatives Jordan n’en reste pas moins un être humain comme vous et moi. Le plus fort et jouissant de sa propre loi certes, mais avec tout autant de défauts que ces coéquipiers.

Je vous invite à lire ce livre jusqu’à sa dernière page car l’ « Epilogue » et les « Remerciements » sont pour moi d’une importance capitale pour comprendre les véritables intentions de Sam Smith.

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RETRO 2016

Voici donc une nouvelle année qui se profile avec son lot d’histoires sportives qui finiront couchées sur du papier. Certains auteurs sont déjà prêt à prendre la plume, d’autres ont déjà leurs livres dans des cartons en direction de vos librairies préférées. Je vous propose de prendre le temps de revenir sur ce qui a marqué 2016 en basket, baseball, foot US et hockey avec aussi un aperçu des sorties prévus pour ce début d’année avec notamment la bombe annoncée de George KARL !!!

2016 en NBA :

enveloppe_0Golden State – Cleveland. Ca y est j’ai résumé l’année écoulée tant ces deux équipes ont monopolisé l’attention. La Dub Nation d’Oakland, les Splash Brothers, les Warriors, ou Strengh in Numbers appelez-les comme vous voulez ont bouclé la saison régulière avec 73 victoires au compteur éclipsant ainsi le record des Bulls que l’on pensait intouchable. Un parcours presque parfait pour les champions en titre qui verront leur trophée changer de mains pour atterrir dans celles de LeBron James. S’il avait déjà été champion avec Miami ce couronnement avec Cleveland a une toute autre saveur. En attente d’une équipe championne depuis 1964 et les Bronws en NFL, le peule de l’Ohio exulta au terme d’un renversement de situation historique pour une finale (jamais une équipe menée 3 défaites à 1 n’avait réussi à revenir et à l’emporter).

Qu’il semble loin le temps ou  Scott RAAB se permit de sortir le controversé  » The Whore of Akron: One Man’s Search for the Soul of LeBron James  » en novembre 2011. Place maintenant aux ouvrages faisant la part belle à cette histoire digne d’un conte de fée. Mon favori pour l’instant (et très bientôt en chronique sur le blog) est  » Sports Illustrated Cleveland Cavaliers 2016 NBA Champs Special Commemorative Issue  »

2016 fut aussi l’année des adieux pour Kobe BRYANT, Tim DUNCAN et Kevin GARNETT, trois joueurs mythiques pour toute une génération. Le clone de Jordan, le meilleur poste 4 de tous les temps et l’une des plus grandes gueules de la ligue tout aussi capable d’éclabousser les rencontres par son trashtalk que par son talent. Je vous ai déjà présenté ici Sports Illustrated Kobe Bryant Special Retirement Tribute Issue: From Kid to Champ to Leader to Legend, et celui sur DUNCAN (Sports Illustrated Tim Duncan Special Retirement Tribute Issue: Farewell, Big Fundamental) ne va pas tarder !

Livre de début 2017 : Furious George: My Forty Years Surviving NBA Divas, Clueless GMs, and Poor Shot Selection


Des extraits ont déjà filtré et ça fait déjà grincer pas mal de dents. KARL balance sur le dopage mais aussi sur le comportement de Carmelo ANTHONY qu’il a eu sous ses ordres à Denver. Kenyon MARTIN, un autre de ses joueurs lors de son passage aux Nuggets, a déjà fait étal de son mécontentement sur Twitter. En substance, pour MARTIN, le livre ne serait qu’une accumulation de bêtises pour rester poli. Le livre sera disponible ici le 10 Janvier.

2016 en MLB :

enveloppe_0108 ans !!! 108 ans que les fans des Chicago Cubs attendaient un titre (la ville des Chicago était championne en 2005 grâce aux White Sox). La finale les opposaient aux Indians de Cleveland débridés par le récent titre des Cavaliers en basket , mettant fin à la « malédiction » supposée de la ville. Encore une belle année de baseball où la jeune génération a encore explosée à l’image des trophées de MVP décernés respectivement à Mike TROUT pour l’American League, et Kris BRYANT pour la National League.

Deux légendes de deux illustres clubs ont décidés de mettre un terme à leurs carrières : Alex RODRIGUEZ pour les Yankees (j’attends un livre rétrospectif ou commémoratif avec impatience !) et David ORTIZ pour les Red Sox que l’on retrouve très bientôt sur Page 23 avec Sports Illustrated David Ortiz Special Retirement Issue: The Ultimate Walk-off: Big Papi Says Goodbye.


La prochaine grande légende qui pourrait raccrocher les crampons serait Ichiro SUZUKI qui jouera au moins une année de plus du côté de Miami.

Malheureusement un jeune joueur talentueux nous a quitté en 2016. En effet les Marlins ont perdu leur lanceur vedette Jose FERNANDEZ dans un accident de bateau dramatique. Aimé de tous, charismatique et travailleur discipliné, FERNANDEZ laisse un grand vide dans la MLB qui a su lui rendre hommage à sa juste valeur.

Pour finir sur une note plus heureuse, notons que mon idole Tim TEBOW (ancien Quarterback NFL) a obtenu un contrat de la part des Mets de New York pour faire partie des équipes de ligues mineures et ainsi tenter sa chance de jouer dans la grande ligue. Coup médiatique ou véritable renouveau, l’avenir nous dira si TEBOW pourra véritablement fouler les pelouses de MLB dans les saisons à venir.

Livre de début 2017 : Baseball Prospectus 2017


Comme chaque début d’année les fans de baseball vont se ruer sur la nouvelle édition de Baseball Porspectus qui sortira le 10 février. Outil indispensable pour les aficionados de statistiques en tout genre ou les mordus de Fantasy League, cet ouvrage revient sur la saison écoulée et propose une estimation des performances à venir lors de la saison 2017  qui débutera en Avril.

2016 en NHL :

enveloppe_0Sidney CROSBY en avait vraisemblablement assez de voir d’autres capitaines soulever la prestigieuse Coupe Stanley à sa place été après été. Lui qui est considéré par tous les observateurs comme le meilleur joueur de la ligue se devait d’ajouter un nouveau titre à son palmarès déjà conséquent. C’est à la suite d’une saison forte en rebondissement avec l’émergence de Matt MURRAY dans les buts et d’une ligne HBK (HAGELIN-BONINO-KESSEL) pleine de fraîcheur soulageant le travail de Sid the Kid, que Pittsburgh a su glaner une nouvelle bannière de champions face à de valeureux Sharks de San Jose arrivés pour la première fois de leur Histoire en finale. Vous pouvez revivre le parcours des Penguins grâce à un magnifique documentaire en cliquant ici, mais également au travers de Sports Illustrated Pittsburgh Penguins 2016 Stanley Cup Special Commemorative Issue: Welcome to Title Town qui fera l’objet de la prochaine chronique de Page 23.


Côté Frenchies un nouvel arrivant dans le New Jersey chez les Devils porte le nombre de représentants français à 3 (BELLEMARE chez les Flyers et ROUSSEL chez les Stars sont les deux autres). En effet Yohann AUVITU découvre la NHL à l’âge de 27 ans après de nombreuses saisons au top niveau européen. Une opportunité en or qui demande une bataille quotidienne pour garder sa place dans cette ligue très disputée. Le hockey français est en plein essor et avec le prodige Alexandre TEXIER qui évolue cette année à Grenoble, on pourrait bientôt voir débarquer un quatrième français en NHL !

L’avenir de la NHL est entre de bonnes mains puisque les rookies, Auston MATTHEWS et Patrick LAINE font déjà le bonheur de Toronto et Winnipeg. La popularité de la ligue de hockey est grandissante selon un récent sondage, surtout chez la jeune génération.

Livre de début 2017 : A Guy Like Me


La bio de John SCOTT l’homme/troll. Les fans de la NHL ont décidé de mener campagne pour permettre à un obscur joueur de bout de banc de participer au All Star Game. Ils se sont unis pour voter en masse via internet et les réseaux sociaux faisant en sorte que SCOTT reçoive le plus de voix possibles et ainsi contraindre la ligue à l’inviter à la messe de mi-saison. Ce fut chose faite et SCOTT termina même MVP du All Star Game !!! Cette histoire et le parcours atypique de SCOTT se retrouvent dans la bio qui vient de sortir après le passage du Père Noël le 27 Décembre.

2016 en NFL :

enveloppe_02016 fut l’année de Peyton MANNING. D’abord vainqueur du Superbowl l’opposant aux Panthers de Carolina, il annonça sa décision de prendre sa retraite sur la plus belle victoire possible dans ce sport. Il aurait pu encore produire statistiquement une belle saison mais l’envie était-elle encore là de repartir dans une ligue toujours plus physique avec un corps vieillissant et qui ne l’a pas épargné jusque là ? Certainement que cette dernière bague a fait pencher la balance lourdement dans son processus de réflexion. Denver a choisi de ne pas continuer avec Brock OSWEILER, le backup de MANNING parti faire un flop chez les Texans de Houston, et a misé sur  Trevor SIEMIAN avec un bilan mitigé à l’heure de ces lignes. Si vous voulez vous replonger dans la carrière de MANNING je vous propose de cliquer ici pour ma chronique et pour ma vidéo.

Autre fait marquant de 2016 : la saison presque parfaite des Dallas Cowboys avec les rookie Dak PRESCOTT (QB) et Ezekiel ELLIOTT (RB). Le premier a fait une pré-saison remarquable mais minimisée par les avis des experts opposant la faiblesse des adversaires rencontrés. Cela ne l’a pas empêché de faire mieux que remplacer Tony ROMO blessé avant le début de la saison régulière, il l’a carrément détrôné. ROMO l’ayant même adoubé publiquement avec une classe énorme. Les Cowboys signeront d’ailleurs cette saison leur record de victoires consécutives avec 11, perdant seulement contre les Giants de New York de Odel BECKHAM Jr auteur d’une saison stratosphérique. Les playoffs s’annoncent passionnants !!!

Livre de début 2017 : Gunslinger: The Remarkable, Improbable, Iconic Life of Brett Favre


Je n’ai pas trouvé de livre sortant en tout début d’année c’est pourquoi je vous propose de vous rabattre sur « Gunslinger » sorti le 25 Octobre dernier. C’est, de l’avis de tous, la bio la plus complète jamais écrite sur l’un des meilleurs QB de l’Histoire de la NFL. L’auteur porte un regard objectif tout au long des 448 pages de cet ouvrage et je suis certain qu’il devrait intéresser un bon nombre d’entre vous.

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Je vous souhaite à tous une excellente année 2017, en espérant qu’elle soit pleine d’exploits sportifs et de livres passionnants !

DU LIERRE DANS LE BITUME – David Xoual

Les Editions Salto m’ont gentiment contacté pour me proposer de découvrir ce roman qui se déroule en plein campus universitaire américain et dont l’intrigue est centrée sur l’équipe de basketball. Toute littérature concernant un sport majeur américain ayant sa place sur Page 23, je me suis plongé, dès réception, sur ce petit livre de 109 pages à la lecture addictive. J’ai trouvé l’écriture intelligente dans le sens où elle mêle savamment un langage soutenu pour la narration principale et la description des personnages, à un langage courant voire familier pour les dialogues et les réflexions menées par les protagonistes.

On suit donc l’arrivée du jeune Marcus Gardner sur le campus de Citadel, une université fictionnelle sensée se trouver dans la ville bien réelle de Keene dans le New Hampshire. Pour l’anecdote, il existe bien une université Citadel aux Etats-Unis mais celle-ci se trouve dans l’état de Caroline du Sud. On découvre les lieux à travers les yeux émerveillés et attentifs de Marcus un gamin venu d’un quartier populaire de St Louis. S’il avait été habitué à côtoyer les loubards et les pommés sans jamais se lier d’amitié avec eux, notre héros timide et réservé, s’imprègne de cette nouvelle culture locale promue par Mr Stern un directeur (au nom bizarrement familier de l’ancien commissionnaire de la NBA) que l’on peut qualifier d’antipathique tant il méprise tout ce qui ne fait pas partie de son monde ou la culture et l’art sont les deux piliers fondamentaux. Le jeune Gardner eut la possibilité de venir poursuivre son cursus scolaire dans cette prestigieuse université non pas grâce à ses facultés intellectuelles (il semble toutefois être un élève moyen mais concerné) et encore moins avec l’argent qu’aurait pu économiser son beau-père ou sa mère tous deux en situation trop précaire. Non s’il avait pu être recruté c’est donc par l’intermédiaire de ses facultés de basketteur. Meneur de jeu intelligent, scoreur mais aussi distributeur, il éclaboussant de son talent le niveau lycéen attirant les regards de tout un tas de recruteurs.

C’est le coach Phil Bennett, un rouquin au caractère et aux traits sévères, qui fut le plus sensible à son talent et qui poussa Stern à formuler une invitation à Marcus pour qu’il vienne continuer ses études au bord du Connecticut. On cerne très vite le personnage de Bennett dès les premières lignes à son sujet quand, par exemple, il évince en quelques mots et sans pitié un joueur ayant pris trop de poids à ses yeux. Le livre ne s’attardera que sur deux autres joueurs : le pivot et capitaine DeAndre, et le colocataire de Marcus, John Pierce (un autre nom venu de la NBA). Le premier est sans doute celui qui m’aura le plus intrigué du livre et je vous laisse découvrir pourquoi en le lisant. Le deuxième est celui qui m’a le moins séduit car je ne suis pas fan de tout ce qui est dérive vers les substances illicites et les comportements dépravés. L’équipe est suivie par Steve Stockton (encore un patronyme NBA), un étudiant en deuxième année qui écrit pour le journal du campus et qui va rapidement devenir ami avec Marcus, le seul joueur avec lequel il puisse réellement interagir sachant que personne ne le porte dans son cœur. Issu d’une famille de classe moyenne, Steeve est un surdoué passionné de culture. Il rentre dans le cliché du rat de bibliothèque dont l’impopularité est aussi élevée que ses notes. Raconter les exploits de l’équipe de basketball de Citadel n’était pas son premier choix, mais pour avoir un pied dans le journalisme il était prêt à faire n’importe quoi.

Dès le deuxième chapitre on apprend la mort suspecte, surprenante et inexpliqué du jeune Stockton, retrouvé étendu et blessé à l’arrière du crâne. Qui l’a tué ? Pourquoi ? L’enquête sera menée pendant le parcours parfait de l’équipe de basket qui l’amènera jusqu’à la finale NCAA. En même temps que les sheriffs interrogent un par un eux les suspects, l’auteur puise dans la jeunesse de chacun des personnages principaux pour nous faire voyager dans une Amérique au glamour écorné par des destins tous entachés des travers et des faiblesses de l’Homme. Tous se retrouvent à Citadel, cette université qui concentre leurs espoirs d’une vie meilleure et qui pourtant ne semble pas leur offrir beaucoup mieux.

J’ai beaucoup aimé le rythme narratif de ce livre, chaque chapitre commençant par un paragraphe nous transportant à cette finale du Final Four NCAA pour mieux revenir par un saut dans le temps sur cette saison bouleversée par la mort de Stockton.

Sans vous spoiler il faut toutefois aborder cette fin qui laisse le lecteur dans un questionnement multiple et les personnages face à leurs transpositions de ce que représente pour eux une vie réussie.

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TOP 3 IDÉES CADEAUX BASEBALL (VO)

Vous ne savez pas quoi mettre sur votre liste à côté du nouvel iPad ou du dernier jeu phare de la PS4 ? Vous redoutez de déballer une horrible cravate ou un pull que vous ne mettrez jamais ? Voici une liste de livres tous budgets dans laquelle vos proches pourront piocher si vous souhaitez des nouveautés en version originale dans la langue de Shakespeare. On dit merci Page 23 !!!

  1. 2016 World Series Champions – Chicago Cubs (18€)

La première place se devait d’être consacrée au sacre tant attendu des Cubs. J’ai choisi cet ouvrage officiel de la MLB contenant 160 pages de folie ! Une rétrospective comlète que tout fan de baseball doit avoir dans sa bibliothèque plus que n’importe quelle autre année. Ce titre est historique et il faut posséder au moins un livre sur le sujet. Celui-ci semble faire partie des meilleurs pour un budget totalement raisonnable.

  1. The Best Team Money Can Buy: The Los Angeles Dodgers’ Wild Struggle To Build a Baseball Powerhouse (12€ numérique, 25€ relié, 16€ broché)

Si vous aimez les livres sur les coulisses, les reportages d’investigation et ainsi de suite, vous allez adorer ce bouquin. Il s’agit de suivre dans les détails et sous plusieurs angles les étapes de l’ascension sportive et économique de l’équipe mythique de Los Angeles. L’action se déroule après le départ de l’ancien propiétaire Frank McCourt bien connu en France maintenant depuis son rachat de l’OM. N’ayant pas lu ce livre je me base sur les critiques qui ont l’air unanime et je cherchais à mettre un livre un peu original dans cette liste.

  1. The Only Rule is it has to Work: Our Wild Experiment Building a New Kind of Baseball Team (15€ numérique, 30€ relié, 16€ broché).

J’ai voulu mettre ce livre parce qu’il est récent plutôt que de placer un livre bien connu. Un choix à double tranchant et je vous laisse vous faire votre propre avis avant de le coucher sur votre liste de Noël. C’est une œuvre particulière car il ne s’agit pas ici de parler de stars de la MLB, d’équipe mythique ou autres faits de gloire célébrissime. Non en fait ce livre nous propose de suivre les tribulation d’un manager général reprenant une équipe de ligue mineure. Il va devoir construire et gérer son effectif mais également retrousser ses manches pour développer la popularité de son équipe. Un bouquin original et grandement salué par la critique. Curieux foncez, frileux ou nouveaux dans le monde du baseball choisissez peut être autre chose.

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TOP 3 IDÉES CADEAUX BASKET – VO

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1. Showboat : The Life of Kobe Bryant (9€ en numérique, 11€ broché, 32€ relié)

Sans aucun doute LE livre de cette fin d’année. Il est fort à parier qu’il sera traduit et édité en France au même titre que The Life sur Michael Jordan. Ici c’est d’ailleurs le même auteur, Roland Lazenby, que l’on retrouve derrière cette biographie de Kobe Bryant incontestablement la plus complète avec ses 640 pages !!! BOUM ! Ne l’ayant pas encore lu, je suis quand même certain qu’une fois encore Lazenby n’oubliera aucun passage de la vie du Black Mamba sur comme en dehors du terrain. Must Read en vue.

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2. The Curse : The Colorful & Chaotic History of the LA Clippers (25€ broché)

Si les Clippers font partie des favoris chaque saison à l’Ouest depuis 4-5 ans il ne faut pas oublier qu’ils ont longtemps été considérés comme la pire équipe de tous les temps, tous sports US confondus. Ce livre prends le temps sur 558 pages de revenir sur chacun des événements marquant de l’histoire de l’autre franchise de Los Angeles. Se demandant si elle n’est tout simplement pas maudite, l’auteur part de la création de la franchise à l’éviction de Donald Sterling en passant par sa relocalisation controversée. Rien n’est oublié dans ce livre qui plaira aux amoureux de la NBA en général et permettra aux nouveaux fans des Clippers de mieux connaître leur franchise favorite.

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3. Spurs Nation : Major Moments in San Antonio Basketball (30€)

Livre que j’aime qualifier de collector. L’esthétique y est soignée avec une belle sélection de photos et une mise en page qui va droit au but. De la Draft de David Robinson au dernier titre face au Heat de LeBron James, ce bouquin ravira les fans des Spurs et de Tony Parker en revenant sur chacun des titres remportés par la Dynasty Duncan/Popovich. Essentiellement centré sur les finales il propose une rétrospective simple et efficace. Un livre qui fait du bien surtout après le départ à la retraite de Duncan que l’on aurait aimé continuer de voir jouer encore longtemps. Ce qu’il y a de bien avec les livres, c’est qu’il suffit de se replonger dans leurs pages pour revivre ces moments mythiques figés pour l’éternité en quelques mots et images. Comme dirait un certain membre de jury : CA J’ACHETE !

Peyton Manning – Special Retirement Tribute Issue – SI

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3 couvertures au choix correspondants aux trois équipes pour lesquelles il a joué : Tennessee, Indianapolis, Denver. J’ai choisi celle des Colts car c’est avec cette équipe qu’il a joué le plus de match et qu’il restera toujours un Colt à mes yeux plus qu’un Bronco.

Je me suis procuré ce livre bien que je n’aime pas du tout Peyton Manning pour la simple raison qu’objectivement ce bonhomme reste un monument de l’histoire du Foot US. Bon, il y a aussi et surtout le fait que j’ai décidé d’acheter tous les livres/magazines de ce nouveau format proposé par Sports Illustrated.
Quoiqu’il en soit, on n’a pas besoin d’idolâtrer Manning pour apprécier ce bouquin. Mon manque d’objectivité en a d’ailleurs pris un coup car, au fil des pages, je dû faire face à la grandeur de sa carrière, son parcours exemplaire mais aussi son charisme indiscutable.

Ainsi on commence à découvrir Manning avant son choix d’évoluer pour l’Université de Tennessee alors que tout le monde l’attendait sur les traces de son illustre père et même de son frère aîné du côté d’Ole Miss. Que se serait-il passé si Cooper n’avait pas eu ses soucis de santé mettant un terme à ses ambitions dans le football?
Sa carrière chez les Volunteers tiens en deux articles bien choisis surtout le deuxième qui prend la mesure de son choix de rester une quatrième et dernière année alors qu’il était projeté dans les premiers choix de draft au sortir de sa troisième année.

Son arrivée à Indianapolis et son face à face avec son idole Dan Marino, son premier titre lors du Superbowl contre les Bears, tous les événements essentiels de son passage chez les Colts figurent dans ce livre. Vous retrouverez même un « chapitre » parlant de son aura dans les médias. Drôle et très bon acteur, Manning a participé à tout un tas de show et de publicités (avec la participation récurrente de son père et son frère Eli) qui resteront comme des grands moment de télé.

Enfin on en arrive à la partie Broncos et sans aucun doute mon article préféré de cet ouvrage. Vous apprendrez dans les moindres détails comment Manning a pu signer à Denver. On découvre le travail de John Elway, persuadé de pouvoir attirer le futur Hall of Famer, qui prouve que derrière l’aspect business et les millions de dollars en jeu, tout se joue sur une histoire de rapports humains avant tout.

Si vous avez l’âme d’un collectionneur, si vous souhaitez en savoir plus sur les légendes de la NFL, si vous découvrez le foot US, si vous êtes un fan inconditionnel de Peyton Manning, n’hésitez pas à vous procurer ce livre. Si vous ne jurez que par Tom Brady (je vous comprends les amis) vous pouvez toutefois le posséder sans honte dans votre bibliothèque ou tout simplement attendre la future parution d’une édition sur l’inusable numéro 12 des Patriots.

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BOYS OF SUMMER – Roger Kahn

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« Boys of Summer » est certainement le classique le plus connu et réputé de tous. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux livres sur le baseball je concentrais mes achats principalement sur des bios de joueurs actuels ou des rétrospectives des saisons récentes. Puis petit à petit j’ai compris que dans la « littérature baseball » il y a des références que l’on se doit de lire. Avec « Ball Four » (que je n’ai toujours pas lu), « Boys of Summer » est INCONTOURNABLE.

Pourquoi? Sans doute pour la qualité de la prose, la nostalgie de l’époque, et enfin le thème: une des équipes les plus populaires de l’Histoire, les Brooklyn Dodgers de Jackie Robinson.

Ce livre est une autobiographie retraçant le parcours du jeune Roger Kahn de sa jeunesse à escalader les toits des maisons proches d’Ebbets Field pour y voir les matchs gratuitement, à son accession au titre de journaliste sportif couvrant son équipe préférée.

Le seul bémol que j’émettrais sur « Boys of Summer » c’est cette partie consacrée à l’adolescence avec notamment un passage un peu gênant avec la femme de maison et quelques longueurs dans sa relation avec son père. Il y a certains passages où l’auteur s’écarte trop longtemps du thème du baseball et cela m’a un peu dérangé. Ce n’est que mon avis bien sûr et à la vue des autres critiques de ce livre ça n’a pas l’air d’avoir perturbé la majorité des lecteurs.

L’ascension de Kahn dans le monde du journalisme jusqu’à sa consécration en tant que spécialiste des Dodgers est vraiment prenante! Au passage on y découvre des particularités du journalisme de l’époque qui font raisonner en nous les bruits des vieilles machines à écrire. L’auteur arrive à nous faire vivre sa découverte des coulisses de l’équipe de Brooklyn dès le stage de pré-saison comme si on l’accompagnait dans cette étape.

Ce qui est encore plus plaisant c’est la description de la complicité qui naît rapidement entre lui et les joueurs. Les discussions accoudés aux bars des hôtels dans lesquels l’équipe séjourne, les entretiens après les matchs… Si aujourd’hui à l’heure de l’Internet 2.0 on a les nouvelles en même temps qu’elles se produisent par des sources extrêmement variées, ici on comprends bien l’importance du journaliste quelque fois confident d’autre fois ennemi. Un article pas très complaisant sur un joueur, une révélation sur un sujet qui devrait rester entre eux et il pouvait faire une croix sur leur relation. Ainsi on apprend certaines choses sur le comportement des joueurs qui ne pouvaient être écrites dans les journaux de l’époque mais qui nous permettent maintenant de mieux cerner les différentes facettes souvent moins lisses qu’elles apparaissaient.

Enfin, Kahn a tenu à retrouver ses idoles et anciens confidents bien après la fin de leur carrière pour nous raconter ce qu’ils sont devenus. Une manière d’insister sur l’immensité de leur parcours de joueurs contrasté par un retour vers un relatif anonymat.

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NOT A GAME – Kent Babb

Talent Sport édite une nouvelle traduction d’un livre ayant connu un certain succès outre-atlantique et ce n’est pas pour me déplaire. Tout ce qui contribue à augmenter le nombre de références trouvables en librairies traitant d’une manière ou d’une autre des sports américains me réjouit.

Ici Kent Babb a fait un véritable travail de fourmi pour mener à bien son œuvre. Comme il le dit lui-même, il a du parcourir un nombre incalculable d’interviews et d’articles sur Iverson et croiser le tout avec le résultat de ses propres entretiens dégotés avec d’anciens coéquipiers, coachs, amis ou membres de staffs ayant pu côtoyer la légende du basket de Philadelphie.

Le livre présente une architecture qui se démarque des autres biographies que j’ai pu lire jusqu’à présent. En effet, un chapitre se situera dans un passé plutôt récent et s’attardera sur le procès du divorce d’Iverson d’avec sa femme Tawanna, tandis que le suivant retracera la vie et la carrière professionnel du fameux numéro 3 et ainsi de suite. De ce fait cette rupture volontaire nous rappelle sans cesse l’épilogue malheureux sanctionnant la vie trouble d’un athlète hors du commun. Alors même que l’on pouvait le quitter au chapitre précédent en pleine ascension du basket universitaire ou encore dans la lumière des projecteurs des Finales NBA, le prochain nous ramène à la dure réalité.

On réalise au fil des pages, que nous les spectateurs, les fans de basket, nous avons tous plus ou moins fait un rapprochement voire même une projection sur ce petit bonhomme d’un mètre quatre-vingt. Ce gamin avec cette carrure si différente de celle de ses adversaires et des superstars de l’époque. Shaquille O’Neal dominait la ligue quand un joueur au physique d’adolescent a décidé de s’inviter à la table des champions.

Cet attachement que l’on a pu avoir pour Iverson a sans doute altéré notre vision des choses. Et si ce livre dresse un portrait sombre de « The Answer », on est en droit de se demander si ce n’est pas une énième tentative de tirer sur l’ambulance conduisant un athlète au crépuscule de sa gloire. Il apparaît rapidement que non tant tous ceux ayant vécu aux côtés d’Iverson sont unanimes. Pourtant on peut sentir une certaine retenue dans les propos des différentes personnes interrogées tout comme dans l’écriture de l’auteur. On aurait pu lire des pages et des pages décrivant précisément ses déboires mais à quoi bon ?

Allen Iverson, Not a game s’attarde aussi sur plein de petites anecdotes comme d’où vient son surnom « The Answer » ainsi, qu’entre autre, comment est née cette mode du manchon qu’il portait sur le bras droit.

Sans vous en dévoiler trop, ce livre revient donc surtout sur les rôles qu’ont pu tenir plusieurs individus dans la vie d’Iverson. Il souligne l’importance de coach Thompson à Georgetown qui a su parier sur un jeune encore en prison pour bâtir son équipe. On y découvre aussi un Pat Croce ancien membre du staff devenu propriétaire des Sixers qui s’amourache de ce petit phénomène au point d’en faire le premier choix de draft. On revient sur Dean Berry, celui qui a appris le crossover à Iverson lui permettant de mettre dans le vent un certain Jordan. Ses relations avec les membres de Reebok et ses agents successifs y sont également détaillées. Vous lirez également plusieurs passages émouvants sur son rapport avec Madame Michel qui avait pris soin de lui aussi bien physiquement que moralement. Et je garde le journaliste Phil Jasner pour la fin dont la dualité avec Iverson aura finalement accouché d’une belle histoire.

Après avoir lu ce livre il vous appartiendra de ne retenir que la souffrance d’une femme vivant un calvaire aux côtés d’une immense star du basket américain ayant sombré dans l’alcool, ou bien de vous interroger sur la nature même de ce mal ayant pulvérisé une famille. Iverson n’est-il pas en quête perpétuelle d’une jeunesse qu’on lui a volé ? N’est-ce pas sa naïveté infantile qui l’a ruiné, faisant profiter de son argent à tous ceux lui gravitant autour comme un gamin partage son goûter ? N’y avait-il pas que le jeu finalement qui intéressait Iverson ? N’était-ce pas en jouant qu’il était le plus sérieux et heureux ?

Not A Game… C’est un peu ça finalement. Il n’a jamais su mûrir comme il le fallait pour s’impliquer dans tout ce qui n’était pas un match de basket.

Courrez vous procurer Not A Game ! A la lecture des tranches de vies de ce petit bonhomme, véritable icône du basket, vous en ressortirez grandi.

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